"On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment " - Cardinal de REITZ

"L'inflation est une taxation sans législation" - Milton FRIEDMAN

"Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation" - Thomas JEFFERSON

"Casser l’inflation se fait toujours au détriment de l’emploi" - Nicholas KALDOR

"La démocratie est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres" - Winston CHURCHILL

"On a voulu, à tort, faire de la bourgeoisie une classe. La bourgeoisie est tout simplement la portion contentée du peuple" - Victor HUGO

"C'est uniquement parce que nous sommes libres dans le choix de nos moyens que nous sommes aussi libres dans le choix de nos fins. La liberté économique est par conséquent une condition indispensable de toute autre liberté" - Friedrich HAYEK

"Le gouvernement ayant pris ainsi la place de la Providence, il est naturel que chacun l'invoque (...). Aussi rencontre-t-on un nombre immense de requêtes qui, se fondant toujours sur l'intérêt public, n'ont trait néanmoins qu'à de petits intérêts privés" - Alexis de TOCQUEVILLE

"Moins le risque est grand, plus les spéculateurs fuient" - Maurice ALLAIS

"Le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu’ils sont infaillibles " - Bill GATES

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Analyses de l'économie

03/10/19 Chrétiens d’Orient : deux mille ans d’histoire

« Chrétiens d’Orient. Deux mille ans d’histoire » est l’une des heureuses expositions de cet automne à Paris. L’Institut du monde arabe qui l’organise et l’abrite a réalisé un accrochage d’excellente facture. Plus de 300 pièces sont exposées : des mosaïques, des vêtements, des objets liturgiques, le tout servi par des cartes, des frises chronologiques et des textes bien travaillés. Cette exposition est importante à plusieurs titres. D’une part parce que l’on parle beaucoup des chrétiens d’Orients depuis 2011, sans véritablement les connaître. Ensuite parce que nous commémorons le centième anniversaire des accords Sykes-Picot (1916) puis de la déclaration Balfour (1917) qui ont eu tous deux de grandes conséquences sur la région. Enfin parce qu’en dépit de sa proximité géographique, l’Orient nous est très éloigné sur le plan culturel. C’est certes un cliché de dire qu’il est compliqué et que nous avons des idées simples sur lui, mais c’est aussi une réalité.

Dans ce genre d’exposition, on pouvait craindre les poncifs larmoyants et les expressions de bien-pensance, il n’en est rien. Elle n’occulte pas les difficultés, les nombreux massacres commis et l’apport du christianisme à l’islam. C’est une exposition tout à fait fiable sur le plan historique.

Chrétiens d'orient

Par Jean-Baptiste Noé, IdL

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02/10/19 Edward H. CHAMBERLIN : Théorie de la concurrence monopolistique

Né en 1899, Edward Hastings CHAMBERLIN est un économiste américain. Il obtint sa thèse en 1927 à l'université de Harvard aux Etats-Unis qu'il ne quittera plus jusqu'à sa retraite. Sa contribution principale aux sciences économiques a été publiée en 1933 sous le titre "The Theory of Monopolistic Competition" ("Théorie de la concurrence monopolistique"). Sa théorie a deux ambitions : expliquer le comportement individuel d'entreprises concurrentes quand des éléments de différenciation existent, et souligner la façon selon laquelle un équilibre de marché s'établit entre elles. 

Edward Hastings CHAMBERLIN

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01/10/19 Y a-t-il une limite à la croissance économique ?

Sans apporter une réponse tranchée quant à la limite de la croissance économique, cette courte vidéo présente néanmoins des éléments de compréhension et de réflexion via la combinaison de brèves interventions éclairées d'économistes.

30/09/19 Pas de croissance dans l'antiquité

Fonctionnant sur une économie foncière et agricole, la société antique ignorait la croissance économique. En effet, elle concevait les échanges économiques comme un jeu à somme nulle, d’où notamment sa propension à considérer les fortes inégalités dont elle était marquée comme naturelles. La pensée économique de Platon est caractéristique de cette ignorance.

Platon

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27/09/19 Les deux cités, Rome et Paris

C’est dans le terminal 2 de Roissy, juste avant de prendre un avion pour Rome, que j’ai appris la nouvelle du bombardement des dépôts chimiques en Syrie. Ce qui semble être, pour l’instant, un coup bien inutile qui dénote néanmoins l’impuissance occidentale dans la région a occulté la vraie information moyen-orientale, celle du sort du général Haftar. L’homme fort de l’Est libyen serait mort à Paris le 13 avril. On ne peut ici qu’employer le conditionnel, car les sources divergent : certaines le donnent mort, d’autres souffrant. Quoi qu’il en soit, cela nous apprend que le général Haftar est soigné à Paris, ce qui démontre les liens entre la France et ce gouvernement instable qui tente de recoller les pièces libyennes. Haftar est soutenu par la Russie, qui veut profiter de la faiblesse des Occidentaux pour revenir dans le jeu nord-africain. Ils sont deux hommes à pouvoir reprendre le pouvoir en Libye, Saïf al-Islam Khadafi, le fils du colonel, et le général Haftar. Le premier tenant l’ouest et le second l’est. La mort, ou la maladie grave du général, offre un boulevard à Khadafi, même si les pays d’Europe auront du mal à accepter que le fils succède au père. Trop tournés que nous sommes vers la Syrie et vers ce bombardement d’entrepôts, nous risquons de négliger la Libye où des choses essentielles se passent, ainsi que le Mali, où une attaque sans précédent s’est déroulée samedi contre les forces de l’ONU et la présence française. Le bilan est lourd : un mort côté ONU et une dizaine de soldats blessés. La France s’enlise au Mali et n’arrive pas à trouver de solution à la crise. Par Jean-Baptiste Noé.

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26/09/19 René Girard et l’apocalypse de la modernité

René Girard décédait le 4 novembre 2015, à Stanford, dans cette ville des États-Unis où il a enseigné et travaillé. Son œuvre a tourné autour de deux concepts : le désir mimétique et la montée aux extrêmes, concepts qu’il n’a cessé d’approfondir et d’expliciter tout au long de sa vie. Cela n’a l’air de rien, mais il a bouleversé la compréhension de l’homme et du monde. Il a expliqué Les choses cachées depuis la fondation du monde (titre de l’un de ses livres). Son œuvre est à fragmentation lente : il faudra du temps pour qu’elle infuse les esprits et que l’on comprenne toutes les implications que cela suppose. Parce qu’il n’était ni marxiste ni existentialiste, parce qu’il n’a pas soutenu les grands criminels du XXe siècle, parce qu’il s’est converti au christianisme, il est ostensiblement boudé de l’université et de l’enseignement scolaire. Son œuvre magistrale a aussi abordé les questions de la géopolitique, notamment dans son Achevez Clausewitz (2007). Il a relu le traité De la Guerre à l’aune de la théorie mimétique pour en proposer une réévaluation intellectuelle. Par Jean-Baptiste Noé.

René Girard

Par Jean-Baptiste Noé, IdL.

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25/09/19 Etude sur les compétences techniques des décideurs politiques

La question de la compétence des décideurs politiques est un débat récurrent, notamment dans les domaines liés à l'économie, et à fortiori en période de crise. L'idée sous-jacente est que des gouvernants incompétents ont une propension plus forte à prendre de mauvaises décisions. En prenant ces mauvaises décisions, ils auraient engendré la crise, ou en tout cas l'auraient favorisée ou aggravée, et ils seraient maintenant incapables d'y mettre un terme du fait de leur incompétence. Une étude américaine (voir l'étude) essaye de mettre en relation compétences techniques et niveau de responsabilité. Si l'étude ne permet pas d'identifier un effet de cause à effet entre compétence et résultats, il en ressort néanmoins un certain nombre de conclusions intéressantes.

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24/09/19 Le crayon jaune de Milton FRIEDMAN

Milton Friedman (1912 -2006) est un économiste américain, prix Nobel d'économie 1976 et chef de file du courant dit "monétariste". Dans cette vidéo de dix minutes, il présente de façon brillante, pédagogique et très intuitive le système des prix et le marché libre à travers un exemple simple : celui de la fabrication d'un crayon jaune basique. Par extension, c'est également le fondement de la mondialisation économique, c'est-à-dire en substance l'interconnexion des économies, qui apparaît de manière sous-jacente.

23/09/19 Le Ministre Colbert rabroué par un négociant

L’écrivain et économiste français Boisguilbert (1646-1714) haïssait Colbert, le célèbre contrôleur général des finances de Louis XIV qui est à l’origine de la doctrine colbertiste. 

Colbert

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20/09/19 Anthropologie de la mondialisation

La mondialisation est un concept que l’on emploie régulièrement, comme une nouveauté, alors même qu’elle est aussi ancienne que le monde. Certes, depuis les années 1980 nous avons connu un accroissement des échanges, une rapidité des flux d’information, une ouverture de plus en plus grande des frontières et des échanges élargis avec l’ensemble des pays du monde. Ce sont là des phénomènes nouveaux, mais qui ne caractérisent pas la mondialisation, phénomène beaucoup plus ancien. L’Empire romain a connu une forme de mondialisation, au sein de son empire et avec l’extérieur : minerais venus d’Espagne, vin de Gaule, verrerie d’Égypte, esclave de Nubie… l’Empire romain est un vaste marché. Au XVIsiècle, c’est une autre mondialisation qui se développe, bien étudiée par Fernand Braudel et sa célèbre thèse sur la Méditerranée au temps de Philippe II. Ensuite, c’est le XVIIIe, avec l’ouverture à l’Inde et aux Amériques, puis le XIXe siècle et la découverte de l’Afrique. Ces ouvertures et ces découvertes sont les conséquences de la mondialisation, mais elles n’en sont pas les ressorts fondamentaux. La mondialisation est marquée par trois caractéristiques : l’échange, la curiosité, le mimétisme. Et elle a trois conséquences : l’ouverture au monde, l’accroissement des richesses, le renforcement des cultures fortes. Nous aborderons cette semaine ses caractéristiques et la semaine prochaine, ses conséquences. Par Jean-Baptiste Noé

 

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