"Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le socialisme, les gens ont davantage de parkings " - Winston CHURCHILL

"Beaucoup considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu le voit comme le cheval tirant la charrue" - Winston CHURCHILL

"Vous et moi venons par route ou par rail, mais les économistes voyagent en infrastructures " - Margareth THATCHER

"L'offre créée sa propre demande" - Jean-Baptiste SAY

"L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare " - Maurice BLONDEL

"C'est uniquement parce que nous sommes libres dans le choix de nos moyens que nous sommes aussi libres dans le choix de nos fins. La liberté économique est par conséquent une condition indispensable de toute autre liberté" - Friedrich HAYEK

"On a voulu, à tort, faire de la bourgeoisie une classe. La bourgeoisie est tout simplement la portion contentée du peuple" - Victor HUGO

"Mes clients sont libres de choisir la couleur de leur voiture à condition qu’ils la veuillent noire" - Henry FORD

"Il y a deux types de problèmes dans la vie : les problèmes politiques sont insolubles et les problèmes économiques sont incompréhensibles" - Alec DOUGLAS-HOME

"Il n'y a que deux possibilités, soit un système dirigé par la discipline impersonnelle du marché, soit un autre dirigé par la volonté de quelques individus; et ceux qui s'acharnent à détruire le 1er contribuent, sciemment ou inconsciemment, à créer le 2nd" - Friedrich HAYEK

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Les troubles digestifs de Rockefeller

6 mai 2022

Le célèbre self-made-man américain, qui a compté parmi les hommes les plus riches de son temps – s’il n’a pas été en fait le plus riche – ressentait une extrême anxiété dans la conduite de ses affaires, qui se concrétisait en des affections chroniques. En particulier, le fondateur de la dynastie industrielle souffrait de maux d’estomac qui excitaient l’imagination jalouse de la presse et de l’opinion. Par Romain Treffel.

John_D._Rockefeller_1885

 

Ainsi, dans les premières années du XXe siècle, les journaux faisaient circuler le mythe selon lequel le milliardaire ne pouvait pas digérer autre chose que du lait et des craquelins et qu’il offrirait un million de dollars à celui qui réussirait à rétablir le fonctionnement de son estomac. Dans une version macabre, il était raconté qu’il avait besoin de lait maternel pour survivre et que son assistant le lui fournissait dans un thermos chaque jour sur le terrain de golf. Dès lors, des milliers de lettres arrivaient à son domicile, qui prétendaient détenir un remède miracle en faveur de la digestion.

Les troubles digestifs de Rockefeller remontaient au début des années 1890. Son médecin lui avait alors prescrit du pain et du lait, puis ses progrès lui ont permis de reprendre une alimentation variée. Toutefois, son affection ne l’a jamais quitté, le contraignant donc à modifier son comportement alimentaire. Ainsi, le mythique homme d’affaires recommandait de mâcher, à son exemple, chaque bouchée au moins dix fois avant de l’ingérer. Il soutenait même qu’il était aussi important de le faire pour les liquides. Cet usage rebutait ses convives et le faisait terminer son repas au moins une demi-heure après eux. Les détracteurs de l’impitoyable entrepreneur voyaient dans cette affection persistante la preuve de la nature diabolique de son ascension capitaliste, le prix à payer de son pacte faustien pour la richesse et le pouvoir.

Cependant, à l’exception de sa digestion et d’épisodes ponctuels liés à sa débauche d’activité, Rockefeller jouissait d’une santé excellente qui faisait l’admiration de son médecin. Celui-ci a affirmé à plusieurs reprises dans la presse que son patient, alors dans sa soixantaine, atteindrait l’âge de cent ans. Maniaque à propos de sa santé, le plus grand tycoon du pétrole est mort à 97 ans. Presque !