"En général, on parvient aux affaires par ce qu'on a de médiocre, et on y reste par ce que l'on a de supérieur" - François-René de CHATEAUBRIAND

"Le budget est le squelette de l'État débarrassé de toute idéologie trompeuse" - Joseph SCHUMPETER

"Hélas! Qu'y a-t-il de certain dans ce monde, hormis la mort et l'impôt ?" - Benjamin FRANKLIN

"Les communistes sont ceux qui ont lu Marx. Les anti-communistes sont ceux qui l'ont compris " - Ronald REAGAN

"Une démocratie peut se rétablir rapidement d'un désastre matériel ou économique, mais quand ses convictions morales faiblissent, il devient facile pour les démagogues et les charlatans de prêcher. Alors tyrannie et oppression passent à l'ordre du jour" - James William FULLBRIGH

"Il [cf. l'économiste] doit étudier le présent à la lumière du passé afin d'éclairer le futur" - John Maynard KEYNES

"Un économiste est quelqu’un qui expose l’évidence en termes incompréhensibles" - Alfred KNOPFT

"Prenons le cas de Singapour. […] On dirait un miracle économique. Mais le miracle est moins celui de l’inspiration que celui de la transpiration" - Paul KRUGMAN

"Le problème avec la réduction des impôts sur le revenu c’est que ça stimule suffisamment l’économie pour que tout le monde rentre dans la tranche supérieure" - Harold COFFIN

"La grande industrie exige sans cesse une armée de réserve d’ouvriers sans emploi" - Karl MARX

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Analyses de l'économie

17/02/21 Balzac en faillite

A 25 ans, puisque sa carrière dans les lettres s’annonce mal, Honoré de Balzac veut se faire éditeur. Cette idée lui a été suggérée par un ami de son père qui lui propose aussi de lui avancer des fonds. Le futur grand écrivain français conçoit alors le projet d’imprimer en un seul gros volume les œuvres des grands classiques, à commencer par Molière et La Fontaine. Si les XVIIIe et XIXe siècles privilégient les petits formats, avec l’habitude de diviser les romans en deux ou trois tomes, l’idée d’une édition « compacte » est pour l’heure révolutionnaire. Trop, il faut croire. 

Balzac faillite

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16/02/21 Arabie-Saoudite, l'appel à la liberté

Voilà un voyage qui a fait peu de bruit alors même qu’il est très important. Le cardinal français Jean-Louis Tauran s’est rendu une semaine en Arabie Saoudite, du 13 au 20 avril, pour rencontrer les dignitaires politiques et religieux du pays ainsi que les communautés chrétiennes qui y sont présentes. Le cardinal Tauran est le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux et l’un des plus fins diplomates du Saint-Siège. Son poste n’est pas évident, car lorsque l’on dirige le ministère du dialogue interreligieux on ne peut pas faire autrement que d’enchaîner des banalités et de promouvoir « le dialogue » terme fourre-tout pour désigner généralement une attitude attentiste qui n’aborde pas les problèmes de fond et qui reste en surface des choses. Tel n’est pas le cas du cardinal Tauran qui, avec la prudence diplomatique qui sied lorsque l’on aborde le point délicat du terrorisme en islam, a su déjà dire des choses de façon claire et directe. C’est une visite sans précédent qui s’est déroulée la semaine dernière, durant laquelle le cardinal Tauran a rencontré le roi d’Arabie Saoudite, accompagné du ministre de l’Intérieur, le prince Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz Al Saoud, le ministre des Affaires étrangères, Adel ben Ahmed al-Joubeir et le Secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, le Sheikh Mohammed Abdul Karim Al-Issa. Par Jean-Baptiste Noé.

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13/02/21 Anthropologie de la mondialisation

La mondialisation est un concept que l’on emploie régulièrement, comme une nouveauté, alors même qu’elle est aussi ancienne que le monde. Certes, depuis les années 1980 nous avons connu un accroissement des échanges, une rapidité des flux d’information, une ouverture de plus en plus grande des frontières et des échanges élargis avec l’ensemble des pays du monde. Ce sont là des phénomènes nouveaux, mais qui ne caractérisent pas la mondialisation, phénomène beaucoup plus ancien. L’Empire romain a connu une forme de mondialisation, au sein de son empire et avec l’extérieur : minerais venus d’Espagne, vin de Gaule, verrerie d’Égypte, esclave de Nubie… l’Empire romain est un vaste marché. Au XVIsiècle, c’est une autre mondialisation qui se développe, bien étudiée par Fernand Braudel et sa célèbre thèse sur la Méditerranée au temps de Philippe II. Ensuite, c’est le XVIIIe, avec l’ouverture à l’Inde et aux Amériques, puis le XIXe siècle et la découverte de l’Afrique. Ces ouvertures et ces découvertes sont les conséquences de la mondialisation, mais elles n’en sont pas les ressorts fondamentaux. La mondialisation est marquée par trois caractéristiques : l’échange, la curiosité, le mimétisme. Et elle a trois conséquences : l’ouverture au monde, l’accroissement des richesses, le renforcement des cultures fortes. Nous aborderons cette semaine ses caractéristiques et la semaine prochaine, ses conséquences. Par Jean-Baptiste Noé

 

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12/02/21 Arabie Saoudite : Vision 2030

Le Royaume d’Arabie saoudite a été fondé en 1932 par Ibn Séoud. Il est le fruit de l’alliance d’une famille, les Séoud, et d’un courant de l’islam, le wahhabisme, courant issu du penseur Mohammed Ben Abdelwahhab qui vécut au XVIIIe siècle. Depuis 1943 et le traité d’alliance signé sur le pavillon militaire le Quincy, l’Arabie Saoudite est alliée des États-Unis ; ce qui marque fortement sa politique intérieure et extérieure. Troisième ingrédient du particularisme saoudien : le pétrole. Non seulement il est abondant, mais il est facilement accessible et de bonne qualité. L’argent issu du pétrole fait la richesse du pays et lui permet de soutenir le wahhabisme à travers le monde. Pays de la rente pétrolière, l’Arabie en tire sa force et y entrevoit sa faiblesse. Avec la baisse des cours initiée depuis 2009 les rentrées financières se tarissent et le modèle social d’État providence commence à connaître quelques ratés. D’où le plan « Vision 2030 » lancé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, ensemble de mesures cherchant à diversifier les ressources économiques d’Arabie.

drapeau arabie saoudite

Par Jean-Baptiste Noé, IdL

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11/02/21 Alphabétisation financière

Un américain sur trois ne répond pas correctement à cette question : et vous ?

Tous les jours, les agents économiques (= vous et moi) prennent des décisions complexes en ce qui concerne la gestion de leur budget, leurs décisions d'investissements, le choix entre consommation et épargne... La situation de chacun est unique, mais le but final est pourtant commun : maximiser son bien-être, ce que l'on appelle l'utilité en économie. Un individu rationnel et bien informé réussira à faire cela à peu près correctement. Par exemple, il aura tendance à dépenser moins que son revenu lors de sa vie professionnelle pour avoir une épargne disponible lors de sa retraite. Mais en réalité, les individus sont-ils réellement rationnels et bien informés ? Par Captain Economics.

Alphabétisation financière

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10/02/21 Alberto ALESINA : Théorie de la modération rationnelle des institutions politiques

Né en 1957 aux Etats-Unis Alesina est un économiste qui collabore avec différents organismes tels que le CEPR en Angleterre et le NBER aux Etats-Unis. Il enseigne actuellement à l'Université de Harvard aux Etats-Unis. Il travaille sur plusieurs sujets, mais il est surtout connu et reconnu pour ses travaux portant sur l'Economie Politique, domaine qui ambitionne d'étudier les phénomènes contemporains à l'aide de l'interconnexion des sciences économiques et des sciences politiques.

Alberto ALESINA

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08/02/21 35 ans d'économie mondiale en 20 secondes

L'animation suivante montre l'évolution de la part de chaque pays dans le PIB mondial entre 1980 et 2015, et ce faisant souligne ainsi un basculement progressif mais certain du monde des pays développés vers les pays en développement.



05/02/21 "Mythe et échec du capitalisme" par Ludwig Von Mises

La paternité du texte qui suit revient à l'économiste autrichien Ludwig Von Mises. Alors que cet article date de 1934, il reste étonnant d'actualité. A ce titre, il convient d'essayer de le lire comme s'il datait d'aujourd'hui et d'oublier qu'il a été écrit il y a 80 ans : l'intérêt n'en est que plus grand. En effet, tout comme aujourd'hui dans de nombreux pays, il traite des accusations d'échec portées contre le système économique capitaliste. Par la même occasion il en profite pour rappeler que le libéralisme est très souvent diffamé, et que ses objectifs et moyens sont très éloignés des caricatures qui en sont généralement faites.

Il convient au préalable de rappeler ce qu'est en substance le "Capitalisme", à savoir : un système économique caractérisé par (1) le droit de propriété et la détention des biens de production par des personnes physiques, (2) une régulation du système qui passe par le marché grâce au mécanisme des prix, et enfin (3) la recherche du profit. Enfin, signalons que le système économique capitaliste est relativement bien présenté en filigrane dans la vidéo suivante portant sur Karl Marx : voir vidéo.

Ludwig Von Mises _ www.leconomiste.eu

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03/02/21 "La vitre cassée" de l'économiste Frédéric BASTIAT

Frédéric BASTIAT (1801-1850) est un économiste français dont l'œuvre demeure largement méconnue en France alors même que ses idées continuent à rester d'actualité. Le texte qui suit ("La vitre cassée") est issu de ce qui est probablement son ouvrage le plus connu ("Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas"). Cette œuvre pamphlétaire n'est pas un manuel d'économie à proprement parlé mais plutôt une réflexion d'ensemble qui vise à souligner la facilité et l'erreur courante qui consistent à s'intéresser davantage aux effets visibles de court terme d'une mesure économique ("ce qu'on voit"), plutôt qu'à ses effets moins perceptibles à plus long terme alors même qu'ils sont souvent autrement plus importants ("ce qu'on ne voit pas").

Malgré un style suranné à mettre en parallèle avec l'époque dont il est issu, le texte est suffisamment clair, simple et succinct pour ne pas y ajouter de commentaires qui n'auraient pour seuls effets que d'alourdir un raisonnement qui se suffit à lui-même. Notons cependant qu'à une époque où la démagogie politique est devenue la règle, les politiques au pouvoir ont la fâcheuse tendance à ne s'intéresser qu'à "ce qui se voit" (prôner l'évidence et émettre une petite musique agréable et rassurante qui flatte le citoyen-électeur) plutôt qu'à "ce qui ne se voit pas" (la dure réalité des effets négatifs à long terme de ces mesures qui semblent a priori de bon sens) mais qui nécessite généralement du courage et implique une réflexion plus élaborée, mais malheureusement souvent peu payante sur le plan électoral.

La vitre cassée de Frédéric BASTIAT

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02/02/21 "La pétition des chandelles" de l'économiste Frédéric BASTIAT

Frédéric BASTIAT (1801-1850) est un économiste français dont l'œuvre demeure largement méconnue en France alors même que ses idées continuent à rester d'actualité. Le texte qui suit ("La pétition des fabricants de chandelles") est issu d'un article de presse signé par des producteurs et des marchands de chandelles et l'ensemble des professionnels du secteur, mais dont la paternité revient en réalité à F. Bastiat. Il a écrit cette "fable" comme une provocation pour souligner le ridicule des positions protectionnistes et de la protection des rentes de situation en prenant l'exemple du Soleil qui est un géant mondial qui ne paye pas d'impôt, qui concurrence de façon déloyale les producteurs de chandelles et qui de surcroît est étranger.

Depuis, cet article est devenu un texte de référence toujours d'actualité. En effet, de façon plus contemporaine, la multiplication des demandes protectionnistes émanant de divers acteurs politiques, économiques ou syndicaux, à l'égard de concurrents étrangers ou de nouvelles technologies, raisonne comme un anachronisme au regard de ce débat qui a déjà eu lieu il y a près de 170 ans. A ce titre, c'est comme si à l'époque la machine à écrire avait été interdite pour préserver les emplois des dactylographes, puis interdire l'informatique pour préserver les emplois dans le secteur de la machine à écrire, ou même si l'automobile avait été interdite pour préserver les cochers. Au final, cet exercice de style réalisé par F.Bastiat est probablement une des manœuvres les plus géniales de l'histoire économique pour dénoncer par l'absurdité ce que le même auteur soulignait déjà dans son célèbre "ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" et "la vitre cassée".

BASTIAT Frédéric _ leconomiste.eu

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