"Qui parle sème ; qui écoute récolte " - PYTHAGORE

"Je parle de l’esprit du commerce qui s’empare tôt ou tard de chaque nation et qui est incompatible avec la guerre" - Emmanuel KANT

"Il y a deux manières de conquérir et d'asservir une nation, l'une est par les armes, l'autre par la dette." - John ADAMS

"La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire. L’homme est une création du désir, et pas une création du besoin" - Gaston BACHELARD

"L'humanité n'est pas sortie de l'âge de pierre parce qu'il n'y avait plus de pierres" - Ahmed Zaki YAMANI

"Les profits sont le sang vital du système économique, l’élixir magique sur lequel repose tout progrès. Mais le sang d’une personne peut être le cancer pour une autre " - Paul SAMUELSON

"La protection douanière est notre voie, le libre-échange est notre but " - Friedrich LIST

"Vous ne pouvez pas taxer les gens quand ils gagnent de l'argent, quand ils en dépensent, et quand ils épargnent" - Maurice ALLAIS

"Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation" - Thomas JEFFERSON

"Un problème politique est un problème économique sans solution" - Georges ELGOZY

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Analyses de l'économie

08/04/19 La femme derrière les CDS

Blythe Masters a inventé les fameux Credit Default Swaps (CDS, « couvertures de défaillance »), largement incriminés lors de la crise financière de 2008. Pour rappel, les CDS sont un produit d'assurance permettant à un créancier de transférer son risque d'impayé à un tiers qu'il rémunère pour cela. Née en 1969 à Oxford, B. Masters a reçu une double formation en mathématiques et en finance à Cambridge, puis elle est entrée chez la banque américaine JP Morgan, où elle a ensuite effectué toute sa carrière.

Blythe Masters CDS

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05/04/19 Total en Iran : le réalisme paye

Le 2 juillet 2017, Total a annoncé la signature d’un important contrat d’exploration gazière avec l’Iran. Pour une fois, les médias français se sont réjouis d’un tel accord, semblant oublier au moins de façon temporaire leurs récriminations à l’égard de cette entreprise, la première en France et une des plus importantes d’Europe. Pour Total, c’est une importante victoire commerciale et un retour aux sources. Quand elle s’appelait encore la CFP, la Compagnie française des pétroles, fondée en 1924 par Ernest Mercier, Total avait pour champ d’investigation l’Irak puis la Perse. Une sorte de Yalta pétrolier s’était effectué. La CFP, entreprise privée comprenant aussi des capitaux étatiques, était en charge du Moyen-Orient. Elf (fondée en 1966), entreprise publique devait explorer et gérer le sous-sol africain. Bras armé de la Francafrique pour certains, Elf fut aussi la pompe à fric des partis politiques et de leurs cadres, avant de disparaître sous le coup des affaires au cours des années 1990.

La CFP est donc partie pour l’Orient. Le 15 octobre 1927, un geyser de pétrole de 45 mètres jaillit du puits de Baba Gurgur, près de Kirkuk. C’est le premier puits exploré par la CFP.  La construction du pipeline de raccord débute en 1930. Il mesure près de 1 000 kilomètres de long, ce qui en fait à l’époque le plus grand tuyau du monde. C’est en 1929 que la CFP arrive en Perse, en signant un accord d’exploitation avec la Iraq Petroleum Company. Cinq partenaires sont présents dans le capital : une entreprise américaine, une anglaise (Anglo-Persian Co), une hollandaise (Royal Dutch Shell), la CFP et Calouste Gulbenkian, qui reçoit 5% des actions. Il avait fondé en 1911 la Turkish Petroleum Company et gagna à cette occasion le surnom de « Monsieur 5% ». Ainsi se partagent les restes de l’Empire ottoman sous la marque de l’impérialisme des puissances occidentales sur la région. 88 ans plus tard, dans le contrat signé avec l’Iran figure une entreprise chinoise et Total. La compagnie française est donc l’unique rescapée du contrat IPC de 1929. Londres et Washington ont été exclus, Pékin a pris les devants. En 90 ans de distance, on mesure le basculement géopolitique du monde.

Iran Total

Par Jean-Baptiste Noé

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04/04/19 Les Jeux olympiques à Paris : les enjeux économiques

Xerfi Canal a reçu Pierre Rondeau, professeur à la Sport Management School, pour parler des enjeux économiques des Jeux Olympiques à Paris.

03/04/19 La bulle immobilière et les esprits animaux

Aux Etats-Unis, entre 2000 et 2005, le prix de l'immobilier a augmenté en moyenne de 46%. Dans certaines villes comme Miami ou Los Angeles, les prix ont même été multipliés par deux en seulement 5 ans. Et après, boum ! Les prêts "subprimes", les taux d'intérêt faibles et les conditions économiques plutôt favorables de l'époque ont bien évidemment favorisé l'émergence de cette bulle. Mais une autre composante importante explique en partie la création de la bulle immobilière : les esprits animaux. Cette notion d'esprits animaux, mise en avant par John Maynard Keynes et récemment reprise par Akerlof et Shiller dans l'excellent ouvrage "Les esprits animaux : Comment les forces psychologiques mènent la finance et l'économie", suppose que le sentiment et les émotions humaines influencent le comportement des agents économiques... et donc, impactent le prix des actifs financiers ! Mais, pour prouver cette belle théorie, il faut être capable de mesurer le "sentiment humain", afin de détecter les périodes d'irrationalité (excès d'optimisme ou de pessimisme). Pour contourner l'impossibilité de brancher des électrodes sur l'ensemble de la population et d'espionner les gens dans leurs moindres faits et gestes (dommage, dommage !), les chercheurs en finance comportementale utilisent depuis maintenant une dizaine d'années une nouvelle variable "proxy" du sentiment des investisseurs, en analysant.... le contenu publié dans les médias !

Bulle immobilière

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02/04/19 Conséquences d'une mauvaise nouvelle sur le système économique

En 2'30, cette vidéo explique comment une mauvaise nouvelle économique (avérée, anticipée ou hypothétique) peut impacter négativement le fonctionnement d'un système économique.. 
Elle présente un exemple de rumeur sur les marchés financiers et son impact sur l'économie, les entreprises et les ménages.



01/04/19 L'exode de Mariel

En 1980, le régime de Fidel Castro expulse près de 125 000 cubains suspectés d’activités contrerévolutionnaires. Ils embarquent au port de Mariel en direction des côtes de Floride. Dépeint dans le film culte Scarface (1983), cet épisode est en partie célèbre parce qu’il constitue une expérience naturelle des conséquences économiques de l’immigration.

Exode de Mariel

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29/03/19 Jeux Olympiques : la route des villes ruinées

Les Jeux olympiques, c’est tellement bien que seul Paris veut les organiser. Cela rappelle notre système de santé, que le monde entier nous envie, mais que personne ne semble vouloir copier. Après avoir échoué en 1992, 2008 et 2012, Paris s’essaye de nouveau pour 2024 (article écrit juste avant l'obtention des jeux par Paris). Cette fois-ci la ville a toutes ses chances, car elle est la seule candidate, hormis Los Angeles. C’est là que nous nous rendons compte que nous autres Français, nous sommes vraiment intelligents puisque personne à part nous n’a compris que les JO sont formidables pour le développement d’une ville. Grâce à eux, ce sont des dizaines de bâtiments qui peuvent être construits, qui feront la joie des sportifs et des Parisiens, et des millions d’euros qui seront gagnés par la ville.

Cela, Boston ne l’a pas compris. La ville était candidate, mais la population s’est révoltée et a refusé d’organiser les Jeux. Du coup, le maire, Marty Walsh, a dû retirer la candidature en juillet 2015. Il a pour cela utilisé un argument curieux : « Je refuse d’engager la responsabilité de Boston pour des dépassements financiers et de signer une garantie qui utilise l’argent des contribuables pour payer les Jeux olympiques. »

Après Boston, ce sont Toronto, Hambourg, Rome et Budapest qui ont renoncé à l’organisation des JO. Les habitants ne semblaient pas goûter le socialisme festif que prône pourtant la mairie de Paris.

Chacun sait bien pourtant que les Jeux ne coûtent rien puisque c’est l’État qui paye. Cela, Paris l’a bien compris et n’a aucun scrupule à utiliser l’argent des contribuables pour financer les Jeux.

JO Paris 2024

par Jean-Baptiste Noé

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28/03/19 Quel est le prix d’une vie humaine ?

Les chercheurs du réseau de l’Institut Louis Bachelier, organisation de premier plan qui œuvre en faveur du financement, de la diffusion et de la valorisation de la recherche en économie et en finance.

27/03/19 "La pétition des chandelles" de l'économiste Frédéric BASTIAT

Frédéric BASTIAT (1801-1850) est un économiste français dont l'œuvre demeure largement méconnue en France alors même que ses idées continuent à rester d'actualité. Le texte qui suit ("La pétition des fabricants de chandelles") est issu d'un article de presse signé par des producteurs et des marchands de chandelles et l'ensemble des professionnels du secteur, mais dont la paternité revient en réalité à F. Bastiat. Il a écrit cette "fable" comme une provocation pour souligner le ridicule des positions protectionnistes et de la protection des rentes de situation en prenant l'exemple du Soleil qui est un géant mondial qui ne paye pas d'impôt, qui concurrence de façon déloyale les producteurs de chandelles et qui de surcroît est étranger.

Depuis, cet article est devenu un texte de référence toujours d'actualité. En effet, de façon plus contemporaine, la multiplication des demandes protectionnistes émanant de divers acteurs politiques, économiques ou syndicaux, à l'égard de concurrents étrangers ou de nouvelles technologies, raisonne comme un anachronisme au regard de ce débat qui a déjà eu lieu il y a près de 170 ans. A ce titre, c'est comme si à l'époque la machine à écrire avait été interdite pour préserver les emplois des dactylographes, puis interdire l'informatique pour préserver les emplois dans le secteur de la machine à écrire, ou même si l'automobile avait été interdite pour préserver les cochers. Au final, cet exercice de style réalisé par F.Bastiat est probablement une des manœuvres les plus géniales de l'histoire économique pour dénoncer par l'absurdité ce que le même auteur soulignait déjà dans son célèbre "ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" et "la vitre cassée".

BASTIAT Frédéric _ leconomiste.eu

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26/03/19 La crise financière des assignats et la Révolution française

Voici deux courtes vidéos (7 et 11 minutes) portant sur un épisode économique et financier très largement méconnu, voire totalement ignoré d'une grande partie de la population, alors même qu'il constitue un élément explicatif majeur d'un moment clef de l'Histoire de la France : la Révolution française et la crise des assignats. En effet, le roman national sciemment diffusé notamment par l'éducation nationale présente la Révolution française comme un évènement purement politique de révolte d'une classe opprimée et exploitée contre une monarchie dominante, en passant soigneusement sous silence l'ensemble des raisons économiques qui y ont amené, ainsi que leurs conséquences.

La première vidéo se focalise davantage sur la "bulle du Mississipi" au début du XVIIIème siècle et la seconde sur la crise des assignats à proprement parlé, avant, pendant et après la révolution de 1789, et jusqu'à l'avènement de Napoléon Bonaparte qui mit fin au système des assignats.

Malgré certains poncifs et raccourcis historiques et économiques, ces vidéos sont particulièrement intéressantes et pleines d'enseignements à l'aune des évènements économiques et financiers actuels que traversent la France, mais également le monde. Sans pouvoir faire un parallèle parfait entre la situation qui prévalait avec les assignats et la situation globale actuelle, tant les contextes sont différents, il n'en demeure pas moins que la propension des politiques à vouloir faire fi des réalités économiques et des comportements humains naturels, et à privilégier les solutions de facilité de court terme, n'a pas changé.

Enfin, il convient de souligner un petit élément de compréhension quant aux termes utilisés dans ces vidéos concernant l'expression "monnaie fiat". En effet, cette expression est utilisée à de nombreuses reprises par opposition à une "monnaie métal". Contrairement à la monnaie métal, dont la valeur est gagée sur le métal composant les supports monétaires (ici les pièces en or ou en argent *); une monnaie fiat est une monnaie fiduciaire, c'est-à-dire une monnaie qu'il est possible de détenir physiquement mais dont la valeur effective renvoie à la confiance que les détenteurs ont dans cette monnaie car sa valeur intrinsèque est nulle ou quasi nulle (ici des bouts de papier). In fine, la valeur de la monnaie fiat, au travers des assignats, renvoie à la croyance qui est accordée ou non à la promesse des autorités monétaires selon laquelle la détention de cette monnaie permet d'obtenir des biens en échange.

* Il aurait été possible de citer également le "Monneron" qui est une monnaie privée à base de cuivre lancée indépendamment des autorités monétaires publiques.

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