"Il y a deux manières de conquérir et d'asservir une nation, l'une est par les armes, l'autre par la dette." - John ADAMS

"Le plein-emploi ou même une situation voisine du plein-emploi est rare autant qu’éphémère" - John Maynard KEYNES

"Il y a deux types de problèmes dans la vie : les problèmes politiques sont insolubles et les problèmes économiques sont incompréhensibles" - Alec DOUGLAS-HOME

"Christophe Colomb fut le premier socialiste. Il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait, et ce aux frais du contribuable." - Winston CHURCHILL

"La vérité n’est pas l’exactitude " - Octave MIRABEAU

"Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le socialisme, les gens ont davantage de parkings " - Winston CHURCHILL

"Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées." - Winston CHURCHILL

"L'impôt tue l'impôt" - Arthur LAFFER

"Les communistes sont ceux qui ont lu Marx. Les anti-communistes sont ceux qui l'ont compris " - Ronald REAGAN

"Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation" - Thomas JEFFERSON

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Analyses de l'économie

03/02/20 L'expérience de la crèche de Haïfa en Israël

Tiré du bestseller Freakonomics (2005) coécrit par Steven Levitt et Stephen J. Dubner, l’expérience économique connue sous le nom de « la crèche de Haïfa » montre que la contrainte la plus efficace n’est pas forcément pécuniaire. 

Crèche Haïfa

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31/01/20 Anthropologie de la mondialisation

La mondialisation est un concept que l’on emploie régulièrement, comme une nouveauté, alors même qu’elle est aussi ancienne que le monde. Certes, depuis les années 1980 nous avons connu un accroissement des échanges, une rapidité des flux d’information, une ouverture de plus en plus grande des frontières et des échanges élargis avec l’ensemble des pays du monde. Ce sont là des phénomènes nouveaux, mais qui ne caractérisent pas la mondialisation, phénomène beaucoup plus ancien. L’Empire romain a connu une forme de mondialisation, au sein de son empire et avec l’extérieur : minerais venus d’Espagne, vin de Gaule, verrerie d’Égypte, esclave de Nubie… l’Empire romain est un vaste marché. Au XVIsiècle, c’est une autre mondialisation qui se développe, bien étudiée par Fernand Braudel et sa célèbre thèse sur la Méditerranée au temps de Philippe II. Ensuite, c’est le XVIIIe, avec l’ouverture à l’Inde et aux Amériques, puis le XIXe siècle et la découverte de l’Afrique. Ces ouvertures et ces découvertes sont les conséquences de la mondialisation, mais elles n’en sont pas les ressorts fondamentaux. La mondialisation est marquée par trois caractéristiques : l’échange, la curiosité, le mimétisme. Et elle a trois conséquences : l’ouverture au monde, l’accroissement des richesses, le renforcement des cultures fortes. Nous aborderons cette semaine ses caractéristiques et la semaine prochaine, ses conséquences. Par Jean-Baptiste Noé

 

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30/01/20 Italie : les brutes et les truands

Nous allons finir par croire que la diplomatie est une chose beaucoup trop sérieuse pour être laissée aux politiques. Ainsi de chaque côté des Alpes, nous assistons depuis quelques mois à des jeux puérils d’enfants en mal de quête de voix, qui prennent à partie leur population et font usage de leur diplomatie à des fins électorales. L’échéance à venir des élections européennes, importante autant pour le président Macron que pour la coalition italienne fait que ceux-ci instrumentalisent leurs différends pour remporter le scrutin.

 

Le premier à dégainer a été Emmanuel Macron, qui a tiré la ligne de partage des eaux en Europe : d’un côté les populistes de l’autre les progressistes ; ou comment rejouer le camp du bien face au camp du mal. Désigner le gouvernement romain comme faisant partie de « la lèpre nationaliste » n’était pas chose à réchauffer les relations entre Paris et Rome. Avoir fait de Matteo Salvini son ennemi européen afin de s’opposer à lui et de prendre la tête de la ligue des progressistes n’était pas non plus très habile. Sur la scène européenne, Emmanuel Macron est aujourd’hui seul. Plus personne ne le suit, ni le Royaume-Uni qui va bientôt partir, ni l’Espagne, ni l’Europe centrale, ni l’Allemagne qui ne veut pas se couper de l’Europe centrale. Il a beau faire, en Europe c’est un homme seul. Il cherche alors à surjouer le différent qui l’oppose avec Rome afin de remobiliser derrière lui le camp du bien contre la lèpre qui menace encore et toujours. Par Jean-Baptiste Noé.

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29/01/20 L'entreprise, la « boîte noire » de la théorie économique

  • La théorisation du fonctionnement de l'entreprise se scinde en deux époques : la théorie socle avec l'école néoclassique et les opposants du début du 20e siècle, puis la tentative de synthèse et le renouveau de la théorisation après les années 1970.
  • Il est paradoxal qu'avant le renouveau, la théorie ne soit pas toujours parvenue à définir clairement les frontières de l'entreprise et ses objectifs malgré sa place majeure dans le capitalisme.
  • De même, la théorie a longtemps cherché si l'objet d'étude devait être l'entreprise ou l'entrepreneur. Finalement pléthore de théories permettent aujourd'hui d'analyser l'entreprise comme un tout, avec des structures très mouvantes.
  • En réponse à ces manques théoriques, s'est développée depuis bientôt 50 ans une théorie plus moderne qui permet en partie de combler les difficultés posées par l'entreprise. C'est alors l'avènement des domaines tels : la théorie des firmes, la théorie des organisations et la finance d'entreprise.

Entreprise économie théorie

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28/01/20 Les prix et le pouvoir d'achat en questions

Pourquoi les consommateurs ont-ils l’impression que les prix augmentent plus que ce que dit l’Insee ?

Comment l’Insee calcule-t-il l’indice des prix à la consommation ?

Quel rapport entre l’indice des prix de l’Insee et le pouvoir d’achat des ménages ?

L’Insee affiche une augmentation du pouvoir d'achat, mais pourquoi n’est-elle pas constatée par tous ?



27/01/20 La fin de l'innovation et de la croissance économique selon Robert Gordon

En 2012, l’économiste américain Robert Gordon émet la thèse provocatrice selon laquelle il serait devenu très difficile de repousser la frontière technologique, le progrès observé au cours des deux cent cinquante dernières années pouvant bien se révéler être un épisode unique de l’histoire de l’humanité.

Robert Gordon

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24/01/20 Le retour des murs en Europe

Lorsque le mur de Berlin fut abattu en 1989, beaucoup pensèrent qu’une période de paix infinie allait nimber l’Europe. La fin du mur annonçait la fin de tous les murs et la parenthèse de la mondialisation heureuse. Le terrorisme islamiste qui touche l’Europe depuis le milieu des années 1990 est pourtant en train de bouleverser la géographie des villes. Sans mot dire, celles-ci s’hérissent de nouveau de murs. Au nom de la sécurité et de la protection des populations civiles, les villes se barricadent et la liberté de mouvement est de plus en plus entravée. Ainsi se manifeste ce curieux paradoxe : refus des murs de protection à l’extérieur pour éviter à l’Europe d’être une passoire, mais construction de murs à l’intérieur comme réponse au défi terroriste. Le problème c’est que cela ne fait que limiter les conséquences et non pas traiter les causes. Car du terrorisme islamiste on ne voit pas la fin ni qu’une réelle action soit menée contre lui. Les barrières urbaines, provisoires bien entendu, risquent donc de s’ancrer pour longtemps dans les paysages. Par Jean-Baptiste Noé.

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23/01/20 Le piège américain : la guerre économique en action

L’usage que les Américains font de l’extraterritorialité juridique leur permet de prendre le contrôle des entreprises européennes en leur imposant leurs normes de compliance et en les espionnant. La guerre économique fait usage de la guerre du droit pour imposer sa victoire : gagner des marchés, racheter des entreprises. L’ancien directeur d’une branche d’Alstom, Frédéric Pierucci, a raconté son aventure dans un livre qui vient de paraître Le piège américain, qui est un témoignage de première main sur cette guerre économique qui échappe encore à trop d’acteurs. Il est arrêté en avril 2013 à New York, au moment où il descend de l’avion qui arrive de Singapour, la ville où il réside et où il travaille. Il ne le sait pas encore, mais il passera plus d’un an en prison, à Wyatt, un pénitencier hautement sécurisé. Il découvre que des faits de corruption lui sont reprochés, qui remontent au début des années 2000, lors de la signature d’un contrat d’Alstom en Indonésie. Il découvre surtout que son arrestation est une prise d’otage qui sert à faire pression sur Patrick Kron, alors PDG d’Alstom, pour accélérer la vente de l’entreprise à General Électrique. Resté plusieurs jours sans information, il apprend les événements au compte-goutte et découvre sur le tas le fonctionnement du système judiciaire américain, très différent du nôtre. Alors que le système judiciaire français est l’héritier de l’Inquisition, qui repose sur l’enquête (inquisitio), la recherche de preuves, la confrontation de l’accusé et de l’accusateur et la présomption d’innocence, le système américain est accusatoire. Il faut donc se reconnaître coupable pour pouvoir ensuite négocier sa peine. Par Jean-Baptiste Noé.

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22/01/20 Mécanismes nationaux de résolution des problèmes internes

Le schéma ci-dessous est certes caricatural et certainement simpliste.

D'aucuns le trouveront même probablement stupide, stigmatisant, de mauvais goût, alimentant les préjugés, participant à édifier des murs entre les peuples, etc.

Espérons cependant que le novlangue n'a pas encore fait toute son oeuvre et que d'autres le trouveront parfois révélateur et en tout cas toujours drôle.

International problem solving way

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21/01/20 L’Afghanistan, pivot géostratégique du monde

L’Afghanistan demeure ce qu’Halford Mackinder a appelé « le pivot géostratégique du monde » ; une zone incontrôlée autour de laquelle se déploient les enjeux contemporains. Ce pays de montagnes et de vallées profondes a été le tombeau de nombreux empires. Les États-Unis ont échoué dans le contrôle du pays, comme les Soviétiques avant eux entre 1980 et 1988. Ils auraient pu méditer la défaite subie par les Anglais en juillet 1880 à la bataille de Maiwand, durant la seconde guerre anglo-afghane, où fut blessé le célèbre docteur Watson, alors médecin militaire. Zone tampon entre l’Empire russe et l’Empire britannique, l’Afghanistan n’a jamais été contrôlé par une puissance occidentale. Les armées se sont arrêtées au nord et au sud, en faisant une marche, une zone grise, servant de glacis sécuritaire entre les empires. En 1885, cinq ans après Maiwand, les Russes ont achevé leur expansion militaire dans l’oasis de Panjdeh, dessinant alors la frontière turkméno-afghane. De l’autre côté de l’Afghanistan s’ouvrait l’Empire britannique, qui contrôlait le Pakistan, l’Inde et le Bangladesh actuels. Cette frontière de confins est toujours dessinée aujourd’hui. Les lignes fixées par l’histoire n’ont pas été effacées au cours des dernières décennies. Par Jean-Baptiste Noé.

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