"Lorsque circulent dans un pays deux monnaies dont l’une est considérée par le public comme bonne et l’autre mauvaise, la mauvaise chasse la bonne" - Sir Thomas GRESHAM

"Tous les hommes politiques appliquent sans le savoir les recommandations d’économistes souvent morts depuis longtemps et dont ils ignorent le nom " - John Maynard KEYNES

"L'inégalité est le résultat de la compétition entre technologies et éducation" - Jan TINBERGEN

"Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France " - Maximilien DE BETHUNES, Duc de Sully

"On ne peut devenir entrepreneur qu’en devenant auparavant débiteur. S’endetter appartient à l’essence de l’entreprise et n’a rien d’anormal" - Joseph SCHUMPETER

"En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal" - Nicolas MACHIAVEL

"Quand vous êtes capable, feignez l'incapacité. Quand vous êtes proche, feignez l'éloignement. Quand vous êtes loin feignez la proximité" - Sun TZU

"Pour être valable toute théorie, quelle qu'elle soit, doit être confirmée, tant dans ses hypothèses que dans ses conséquences, par les données de l'observation" - Maurice ALLAIS

"Les hommes n'étant pas dotés des mêmes capacités, s'ils sont libres, ils ne sont pas égaux, et s'ils sont égaux, c'est qu'ils ne sont pas libres" - Alexandre SOLJENITSYNE

"Une idée fausse mais claire et précise aura toujours plus de puissance dans le monde qu'une idée vraie mais complexe" - Alexis De TOCQUEVILLE

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Analyses de l'économie

25/04/19 Pourquoi il faut diversifier ses placements immobiliers

Xerfi Canal reçu Jean Pitois, Directeur du Développement de PERIAL Asset Management, pour parler d'épargne et plus précisement de l'immobilier résidentiel.

24/04/19 Géopolitique électorale

La géographie électorale est une discipline qui avait le vent en poupe dans les années 1960-1970 et qui a été un peu laissée à l’abandon. Il s’agit pourtant de constater que les territoires, régions ou départements, votent majoritairement pour un parti ou pour des idées, et de se demander pourquoi les personnes habitant dans ce territoire votent pour tel parti ou telle idée plutôt que pour d’autres. Il y a ainsi deux visions du vote qui s’opposent : une vision sociologique et une vision territoriale. Pour la vision sociologique, les gens votent en fonction de la classe sociale à laquelle ils appartiennent. Le vote n’est donc pas lié au territoire. Pour la vision territoriale, il y a au contraire des traditions politiques ancrées dans les lieux, qui s’affranchissent des cadres sociologiques. La cartographie électorale permettant alors de représenter cette géopolitique de l’élection. Les deux visions ne s’excluent d’ailleurs pas, le danger étant de les fixer dans un déterminisme figé sans voir les dynamiques qui les parcourt. Un territoire a pu voter pour un parti à un moment donné et pour un autre ensuite. C’est le cas notamment de la Bretagne, bastion de la droite jusque dans les années 1980 et qui a basculé très rapidement, au point d’être aujourd’hui un bastion de la gauche. Aux dernières élections régionales Jean-Yves Le Drihan fut le candidat le mieux élu. Or la composition sociologique de la Bretagne est similaire à d’autres régions, y compris des régions qui votent à droite. À appartenance sociologique similaire il y a donc des votes différents, et c’est la logique territoriale, donc géopolitique, qui permet de comprendre ces différences. Par Jean-Baptiste Noé, IdL.

géopo électorale

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23/04/19 Comment mesure-t-on le chômage ?

La courte vidéo ci-dessous présente les façons de calculer le chômage.



22/04/19 Mussolini brûle la dette italienne

En 1928, Benito Mussolini brûle symboliquement la dette publique italienne sur la flamme de l’Autel de la Patrie à Rome : « J’estime que l’Etat, déclare-t-il, doit intervenir le moins possible. J’ai laissé conduire au cimetière bien des banques. J’ai préféré les laisser mourir que d’infliger au contribuable italien des charges de plus en plus lourdes pour sauver des imbéciles ou des voleurs ».

Mussolini dette italienne

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19/04/19 Europe : les murs sont de retour

Lorsque le mur de Berlin fut abattu en 1989, beaucoup pensèrent qu’une période de paix infinie allait nimber l’Europe. La fin du mur annonçait la fin de tous les murs et la parenthèse de la mondialisation heureuse. Le terrorisme islamiste qui touche l’Europe depuis le milieu des années 1990 est pourtant en train de bouleverser la géographie des villes. Sans mot dire, celles-ci s’hérissent de nouveau de murs. Au nom de la sécurité et de la protection des populations civiles, les villes se barricadent et la liberté de mouvement est de plus en plus entravée. Ainsi se manifeste ce curieux paradoxe : refus des murs de protection à l’extérieur pour éviter à l’Europe d’être une passoire, mais construction de murs à l’intérieur comme réponse au défi terroriste. Le problème c’est que cela ne fait que limiter les conséquences et non pas traiter les causes. Car du terrorisme islamiste on ne voit pas la fin ni qu’une réelle action soit menée contre lui. Les barrières urbaines, provisoires bien entendu, risquent donc de s’ancrer pour longtemps dans les paysages.

murs Europe

Par Jean-Baptiste Noé, IdL

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18/04/19 Climat et transition energétique : les 3 scénarios

Xerfi Canal a reçu Christian de Perthuis, Professeur à Dauphine et Directeur scientifique de la chaire économie du climat de l’Institut Louis Bachelier, pour parler du climat et de la transition energétique.

17/04/19 Le pacte de Xiaogang

Alexandre Delaigue, professeur d'économie à Saint Cyr, présente ici une histoire vraie qui éclaire les problématiques liées au système économique socialiste et au développement économique.

Pacte de Xiaogang

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16/04/19 Théories et influence de l'économiste John Maynard KEYNES

La vidéo qui suit est un documentaire sur l'économiste britannique John Maynard Keynes. Au travers de ses idées, Keynes a été sans doute un des hommes et des économistes les plus importants du XXème siècle, et son influence perdure encore aujourd'hui. Il développe un courant de pensé appelé "keynésianisme" qui prône en substance le contrôle de l'économie par le gouvernement. Ses idées ont contribué à façonner le siècle dernier au travers du sauvetage de l'économie mondiale lors de la grande dépression, du financement des pays Alliés lors de la guerre contre les forces de l'Axe, et enfin au travers de l'architecture globale d'un nouvel ordre institutionnel mondial d'après-guerre.

Le documentaire développe progressivement les thèses de Keynes en s'appuyant notamment sur des exemples pratiques, historiques et des analyses d'experts, le tout mêlant images d'archives et d'actualités. Contrairement à l'idée parfois reçue et généralement véhiculée, Keynes n'était pas contre le système économique capitaliste. Au contraire, il le jugeait plutôt comme une idée brillante. Néanmoins, il estimait que le gouvernement avait le devoir d'intervenir dans l'écosystème économique, à fortiori en période de dégradation, même si cela impliquait de dépenser de l'argent qu'il ne détenait pas. Dans cette approche, le gouvernement doit d'une part, mettre en place une politique monétaire "accommodante" pour encourager les ménages à consommer et les entreprises à investir et d'autre part, utiliser parallèlement la politique budgétaire en augmentant les dépenses publiques. L'idée générale étant que ce mécanisme peut ainsi générer suffisamment d'emplois et de croissance économique pour permettre d'amener la prospérité et de rembourser les dettes qui ont été contractées pour initier cette politique économique expansionniste.

Malgré quelques réserves de L'Economiste quant à l'utilisation de certains concepts, références historiques et simplifications, il n'en demeure pas moins que ce documentaire reste très instructif et présente l'avantage d'être particulièrement simple d'accès et intelligible, même pour des non initiés à l'économie.

Enfin, notons que le documentaire présente bien le fait que le débat autour du keynésianisme est toujours d'actualité et que ces théories sont considérées par certain comme celles qui ont permis de sauver le capitalisme et d'installer un long cycle de croissance économique après-guerre. Cependant, il souligne moins le fait que d'autres estiment que la mise en application des théories de Keynes a semé les germes de problèmes beaucoup plus importants et insolubles à plus long terme. En effet, après des bénéfices rapides mais peu étendus dans le temps, les coûts et les effets négatifs de ces mesures expansionnistes s'inscrivent dans le temps long. Il y a un décalage temporel entre les gains potentiels et les coûts à assumer ; ce qui explique d'ailleurs souvent le succès de ces théories auprès des dirigeants politiques. Mais pour reprendre une phrase célèbre de J.M. Keynes lorsque cet aspect lui était opposé : "A long terme nous serons tous mort" ; ce qui souligne bien le fait qu'il assumait parfaitement sa préférence pour le court terme et les générations présentes au détriment du futur et des générations à venir. Or, il se trouve que les générations à venir d'il y a un demi-siècle sont les générations actuelles.

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15/04/19 La France, patrie de millionaires

Selon une étude de la banque Crédit Suisse, la France est en 2014 le pays qui compte le plus de millionnaires (en dollars. Converti en euros, le seuil devient environ 800'000 euros) en Europe.

France patrie de millionnaires

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12/04/19 David Hockney, le peintre et la géopolitique

Parmi les belles expositions parisiennes de l'automne 2017, on trouve celle que Beaubourg consacre au peintre anglais David Hockney. Né en 1937, il a migré en Californie dans les années 1960, époque où son œuvre a connu une véritable inflexion. Il vit désormais de nouveau dans le Yorkshire, comme en témoignent ses dernières créations. Le peintre a beaucoup à apprendre à la géopolitique. La reproduction des paysages, la confrontation dans un espace restreint (la toile) des rapports humains, la représentation d’une époque, rendent intelligibles des parcelles d’humanité qui échappent bien souvent aux chiffres et aux données. La peinture exprime une vérité que l’historien et le géopoliticien essayent de comprendre.

La dernière rétrospective parisienne sur David Hockney date de 1999. Cette année-là, Beaubourg avait présenté les toiles consacrées au grand canyon. Deux toiles du canyon se trouvent dans l’exposition actuelle, qui est une rétrospective de la vie picturale d’Hockney, pour ses 80 ans.

David Hockney se situe dans la grande tradition des peintres anglais du paysage, dont les plus célèbres sont John Constable et William Turner. Une peinture des paysages bien différente des peintres italiens et de l’école française, même si tous ces maîtres se connaissent et s’influencent. Le peintre le plus géopolitique est sûrement Vermeer, avec son Astronome et son Géographe, tous deux penchés sur un globe, l’un céleste l’autre terrestre. L’amoureux des cartes y trouve là matière à réflexion et à admiration, comme dans la longue galerie des cartes des musées du Vatican.

David Hockney

Par Jean-Baptiste Noé

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