"Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France " - Maximilien DE BETHUNES, Duc de Sully

"Un peuple est pacifique aussi longtemps qu'il se croit assez riche et redouté pour installer sournoisement sa dictature économique" - Georges BERNANOS

"L’inflation est comme l’alcoolisme. Lorsqu’un homme se livre à une beuverie, le soir même cela lui fait du bien. Ce n’est que le lendemain qu’il se sent mal" - Milton FRIEDMAN

"Détruire la concurrence, c’est tuer l’intelligence" - Frédéric BASTIAT

"Le rituel de l’échange est le rituel majeur de la neutralisation de la violence " - Jacques ATTALI

"L'avarice commence où la pauvreté cesse. " - Honoré de BALZAC

"L'inflation est une taxation sans législation" - Milton FRIEDMAN

"La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir" - Paulo CUELHO

"Casser l’inflation se fait toujours au détriment de l’emploi" - Nicholas KALDOR

"Les profits sont le sang vital du système économique, l’élixir magique sur lequel repose tout progrès. Mais le sang d’une personne peut être le cancer pour une autre " - Paul SAMUELSON

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Analyses de l'économie

05/03/21 Comment truquer un vote à la majorité ?

Dans cette vidéo, on explique que le vote peut conduire à des résultats qui ne correspondent pas aux préférences des électeurs. Le suffrage majoritaire à deux tours, par exemple, peut conduire à l'élection d'un dirigeant politique qui ne serait pas celui choisi dans un système proportionnel. C'est ce qu'on appelle le paradoxe de Condorcet : le système de scrutin majoritaire ne reflète pas les préférences des électeurs. Ce paradoxe de Condorcet est central dans la théorie des choix publics qui sera développée au XXème siècle, et a joué un rôle déterminant pour le théorème d'impossibilité de Kenneth Arrow, qui démontrait l'impossibilité pour la démocratie de représenter et d'agréger correctement les préférences sociales réelles des électeurs.

04/03/21 Comment le régime démocratique peut améliorer l'efficacité démocratique ?

La démocratie peut se définir comme un système politique dans lequel la souveraineté émane du peuple. Cependant, il ne suffit pas d’assimiler la démocratie à la simple instauration d’institutions démocratiques et à la pratique du vote, il faut davantage la concevoir en termes de « raisonnement public ». Par ce terme, on entend le droit qu’acquiert un individu pour s’exprimer et débattre publiquement, à toutes les échelles de la société. La liberté de la presse est également une composante essentielle d’une démocratie. Elle permet en effet un accès pour tous à l’information, une liberté d’expression et d’opposition.

Le rôle de l’éducation dans le processus de démocratisation d’un pays apparaît également essentiel. L’éducation contribue au capital humain du pays, ce qui permet un raisonnement public sur le bien-fondé d’une démocratie, et est également vecteur de croissance économique à travers le capital humain et la capacité à innover et entreprendre. Il semblerait qu’un pays plus éduqué soit davantage démocratique.

Cependant, la relation entre éducation et démocratie n’apparaît pas si évidente. Durant la guerre froide, malgré une population éduquée dans l’ex-URSS, ce bloc de pays n’est pas devenu une démocratie – du moins jusqu’à la chute de l’URSS (bien que ce point soit encore sujet à débats). Il semblerait donc que l’éducation soit tout à fait importante dans une démocratie, mais elle ne constituerait pas le facteur capital à l’avènement d’un régime démocratique. L’exemple du Botswana est tout à fait parlant. Acemoglu écrit, « la principale barrière à la démocratie n’est pas le faible niveau d’éducation mais les inégalités sociales et économiques qui créent des conflits ».

Démocratie économie

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03/03/21 Comment faire une nation ?

Les mouvements régionalistes qui touchent l’Europe posent une question de fond : comment construire une nation et qu’est-ce qui fait que l’on s’attache à tel ou tel pays, tel ou tel peuple ? Deux écoles de géopolitique se sont affrontées sur ce sujet, l’allemande et la française, dont la question alsacienne en a été le paroxysme. Pour les Allemands, le peuple est uni par le sang, la langue, le territoire. C’est l’idée de Fichte dans ses Discours à la nation allemande, reprise par tous les penseurs, avec parfois des nuances. Bismarck, Guillaume II, les officiers de la Wehrmacht et les cadres nazis ont, sur ce sujet, la même vision du monde. D’où l’Anschluss, l’annexion des Sudètes et celle de l’Alsace ; tous les Allemands devant être unis dans un même pays. Pour l’école française, la nation est une adhésion volontaire à des idées. Cette notion est née de la Révolution française. Un Italien qui adhère aux idéaux de la Révolution est Français. Un Français qui rejette ces idéaux n’appartient plus à la communauté nationale. D’où l’affrontement entre Numa Fustel de Coulanges et Théodore Mommsen, tous deux grands historiens, lors de la discussion de l’annexion de l’Alsace. Par Jean-Baptiste Noé.

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02/03/21 Comment éduquer vos enfants pour qu'ils prennent soin de vos vieux jours

Le texte qui suit est un extrait du discours prononcé par l'économiste Gary Becker à l'occasion de sa remise du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel (prix Nobel d'économie), le 10 décembre 1992. G. Becker reçoit alors son prix grâce à son apport concernant l'élargissement de l'analyse économique à de nouveaux domaines relatifs aux comportements humains et aux relations humaines (théorie du capital humain). En substance, la thèse développée par G.Becker dans ce texte est que les parents sont incités, entre autres, à investir dans l'éducation de leurs enfants pour augmenter les chances de bénéficier, plus tard, d'un "retour sur investissement", c'est-à-dire d'une aide lorsqu'ils seront âgés. Mais n'étant jamais certains d'obtenir un tel retour, les parents inculquent en sus à leurs enfants les sentiments de culpabilité, de l'amour filial et de l'obligation envers leurs aïeuls.

G. Becker - enfants éducation

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01/03/21 Comment améliorer l'enseignement de l'économie?

J'ai participé aux journées de l'économie à une table ronde consacrée à l'enseignement de l'économie. Vous pouvez voir la table ronde sur ce lien (vidéo). Voici par ailleurs un texte résumant quelques points sur le sujet, comme point de départ de la discussion.

Enseignement éco

Par Alexandre Delaigue

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26/02/21 Chrétiens d’Orient : deux mille ans d’histoire

« Chrétiens d’Orient. Deux mille ans d’histoire » est l’une des heureuses expositions de cet automne à Paris. L’Institut du monde arabe qui l’organise et l’abrite a réalisé un accrochage d’excellente facture. Plus de 300 pièces sont exposées : des mosaïques, des vêtements, des objets liturgiques, le tout servi par des cartes, des frises chronologiques et des textes bien travaillés. Cette exposition est importante à plusieurs titres. D’une part parce que l’on parle beaucoup des chrétiens d’Orients depuis 2011, sans véritablement les connaître. Ensuite parce que nous commémorons le centième anniversaire des accords Sykes-Picot (1916) puis de la déclaration Balfour (1917) qui ont eu tous deux de grandes conséquences sur la région. Enfin parce qu’en dépit de sa proximité géographique, l’Orient nous est très éloigné sur le plan culturel. C’est certes un cliché de dire qu’il est compliqué et que nous avons des idées simples sur lui, mais c’est aussi une réalité.

Dans ce genre d’exposition, on pouvait craindre les poncifs larmoyants et les expressions de bien-pensance, il n’en est rien. Elle n’occulte pas les difficultés, les nombreux massacres commis et l’apport du christianisme à l’islam. C’est une exposition tout à fait fiable sur le plan historique.

Chrétiens d'orient

Par Jean-Baptiste Noé, IdL

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25/02/21 Cette 6ème force de la concurrence répudiée par Michael Porter : l'Etat

Vous connaissez probablement le modèle des cinq forces de la concurrence, qui est très certainement l’un des modèles les plus connus en stratégie d’entreprise. Il a été élaboré au début des années 1980 par Michael Porter, professeur à la Harvard Business School.

Pour aller plus loin

Sylvain Fontan, « Le capitalisme de connivence », bulletin économique publié sur «leconomiste.eu» le 02/05/2016.

 

24/02/21 Birmanie et opportunités d'investissements dans un marché "frontière" largement inexploité

La Birmanie (également appelée Myanmar) a récemment engagé un processus de démocratisation. Ce processus est symbolisé par l'élection de la figure de l'opposition à la dictature militaire, Aung San Suu Kyi, en tant que député en Avril 2012, ainsi que par la dissolution de la junte militaire engagée depuis deux ans. L'évolution politique entraîne de grandes opportunités économiques, tant pour le pays que pour les investisseurs étrangers. Le pays reste très dépendant et fragile économiquement, mais une phase de rattrapage économique rapide semble déjà être enclenchée.  

Birmanie

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22/02/21 Bilan économique de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne

Les 11 années pendant lesquelles Margaret Thatcher a dirigé la Grande-Bretagne correspondent à une transformation historique des fondements de la politique économique britannique. Elle déclara un jour: "Le problème avec le socialisme, c’est que, tôt ou tard vous êtes à court de l’argent des autres". Cette critique du socialisme souligne bien sa vision libérale et fondamentalement anti-communiste qui guidera son action politique et économique tout au long de ses trois mandats en tant que Premier Ministre, de 1979 à 1990. Son slogan préféré était "There is no alternative" ("Il n'y a pas d'alternative"). Cette phrase décrit quant à elle son mode de fonctionnement, à savoir : un refus du consensus; certains diraient un refus de la concession. Ironie de l'histoire, c'est ce refus du compromis qui l'amena à la fois au pouvoir et à sa chute.

Photo officielle de Margareth Thatcher

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19/02/21 Biais cognitifs et effet momentum

Quel investisseur n’a pas rêvé de battre le marché sur la base de ses propres analyses des cours boursiers ? Il est certes loin d’être impossible de réaliser des plus-values de manière continue.  Mais au-delà des aspects techniques de la finance moderne, pour que se produise un tel évènement un investisseur doit être également capable d’anticiper sur la base d’informations publiques certains mouvements de marché, d’identifier les entreprises qui vont réaliser des performances et de prendre des positions pour se couvrir sans que cela ne réduise son gain potentiel.

La tâche n’est pas aisée et mieux vaut ne pas succomber à l’excès de confiance ou à tout autre comportement hasardeux. De l’auto-attribution, aux effets momentum, en passant par les biais individualistes, nombreuses sont les raisons pour démontrer que battre le marché continuellement repose sur une douce illusion.

Biais cognitifs et effet momentum

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