"L'inégalité est le résultat de la compétition entre technologies et éducation" - Jan TINBERGEN

"Tout l’art du bon gouvernement consiste à plumer l’oie de façon à obtenir le maximum de plumes avec le minimum de cris" - Jean-Baptiste COLBERT

"Tout chômage quelconque a uniquement sa cause dans le fait que des changements dans les conditions de la demande ont lieu sans cesse, et que les résistances de frictions empêchent que l’ajustement des salaires appropriés ne s’effectue instantanément" - Arthur Cecil PIGOU

"Les investissements d'aujourd'hui sont les profits de demain et les emplois d'après demain" - Helmut SCHMIDT

"Dans une crise, la seule chose prévisible, c’est l’incertitude qui suit " - Isabelle LUSCHEVICI

"Les crises de demain sont souvent le refus des questions d’aujourd’hui " - Patrick LAGADEC

"Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le socialisme, les gens ont davantage de parkings " - Winston CHURCHILL

"La seule cause de la dépression est la prospérité" - Clément JUGLAR

"La récession c'est quand votre voisin perd son emploi; la dépression c'est quand vous perdez le vôtre" - Harry S. TRUMAN

"Qui parle sème ; qui écoute récolte " - PYTHAGORE

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Analyses de l'économie

03/09/20 L’Égypte, don du Nil et du gaz ?

« L’Égypte est un don du Nil » selon la belle formule du géographe Hérodote, qui décrit les paysages et l’histoire de ce pays dans ses enquêtes. Quiconque s’y est rendu se rend compte que ce pays est une île enlacée autour d’une bande fluviale qui lui apporte son eau et ses fertilisants indispensables au développement du pays. Ce n’est que depuis peu que le tourisme, archéologique et balnéaire, est devenu une autre source de richesse, auquel s’ajoutent les frais de péage du canal de Suez. La mort brutale de l’ancien président Morsi le 17 juin durant son procès au Caire clôture la courte parenthèse des Frères musulmans au pouvoir dans le pays. Le maréchal Al-Sissi a pris la suite, revenant au pouvoir militaire, comme Moubarak, Sadate et Nasser avant lui. L’armée continue de structurer la vie politique et économique de ce pays.

La nouveauté provient de la Méditerranée et des champs gaziers qui y sont découverts et qui révèlent des potentiels très importants. La partie est de la Méditerranée est en train de devenir un hub gazier majeur, contrebalançant les pays du Golfe. Israël, l’Égypte, Chypre et la Syrie pourraient ainsi devenir des acteurs de premier plan, ce qui ne va pas sans défi : exporter ses ressources (et donc construire des routes) et éviter les tensions militaires autour de ces champs d’hydrocarbures. Par Jean-Baptiste Noé.

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24/08/20 Patriotisme, peut-on encore aimer son pays ?

La galaxie libérale a perdu l’un de ses membres la semaine dernière avec le décès d’Ivan Blot après plusieurs mois de lutte contre un cancer. Libéral un peu atypique, car il avait une grande admiration pour la Russie, alors que la plupart des libéraux français regardent plutôt vers les États-Unis. Il était membre du club de Valdaï, ancien député national puis député européen dans les années 1980-1990. Il avait notamment contribué à la diffusion de l’œuvre de Friedrich Hayek en France. Membre du cabinet de Jacques Chirac lorsque celui-ci était maire de Paris, il avait organisé une rencontre entre les deux hommes en 1985 durant laquelle Hayek c’était vu remettre la médaille d’or de la ville de Paris. Nous avions le même éditeur, Bernard Giovanangeli, et c’est grâce à ce dernier que j’ai pu le rencontrer à plusieurs occasions. Auteur de plusieurs livres de philosophie politique, il défendait notamment la démocratie directe. En mars dernier, il publiait un livre consacré au patriotisme : Patriotisme et résistance nationale, qui posait une question simple : peut-on aimer sa patrie ? Dans moins d’un mois, nous allons commémorer le centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, et le moins que l’on puisse dire c’est que cet événement marquant ne semble pas passionner les foules. J’ai toujours été surpris de la différence d’approche sur ce sujet entre l’Angleterre et la France. En Angleterre, hommes politiques et journalistes portent les poppiesen public, qui est en vente dans de nombreux kiosques. En France, nous avons le bleuet de France, quasiment introuvable et pratiquement inconnu. Pourtant, le coquelicot pour les Anglais, le bleuet pour les Français sont les fleurs symboles de la lutte des soldats pour la défense de leur pays et donc de leur liberté. Aimer son pays, sa patrie semble en quelque sorte interdit, ce qui amène à s’interroger sur le vrai sens du patriotisme. Par Jean-Baptiste Noé.

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20/08/20 Les lunettes marxistes regardent encore le monde

La méconnaissance de la culture et de l’histoire d’un pays conduit à de graves impasses d’analyse. On ne peut comprendre l’action politique d’aujourd’hui et les réactions de certains peuples, si on méconnaît leur histoire, leur passé, leur littérature. L’affaire hongroise l’a révélée une nouvelle fois. Impossible de comprendre la politique du gouvernement actuel si on oublie que ce pays a été sous le joug communiste pendant près de cinquante ans et qu’il aspire donc aujourd’hui à la liberté et à l’indépendance.

En 1956, quand les troupes du pacte de Varsovie ont débarqué à Budapest, peu de monde en Europe a protesté contre cette agression. Chaudement repliés derrière le rideau de fer, protégés par l’OTAN, les Européens ont laissé faire et n’ont guère réagi. La répression à Budapest est aujourd’hui estimée à 25 000 morts, à quoi s’ajoutent près de 200 000 Hongrois partis en exil. Imre Nagy, le chef hongrois qui avait tenté de desserrer l’étau soviétique, fut laissé au pouvoir en 1956, puis arrêté en 1958 et exécuté. La répression fut d’une telle sévérité que les habitants en furent groggy et ne tentèrent plus aucune opposition avant 1989, soit trente ans. Il a fallu attendre la génération suivante pour que des jeunes qui n’avaient pas connu la répression de 1956-1958 osent se soulever contre le communisme.

L’Europe qui n’avait pas bougé alors prend aujourd’hui des sanctions contre la Hongrie parce que le Parlement de Strasbourg a estimé que le gouvernement Orban (réélu triomphalement pour un troisième mandat soit dit au passage) menait une politique trop indépendante. On peut comprendre qu’après avoir tant lutté contre l’URSS, les Hongrois n’aient pas envie de brader leur souveraineté à un autre conglomérat de pays. On peut comprendre aussi leur ressentiment face à ceux qui, ne les ayant pas aidés hier, leur disent aujourd’hui comment ils doivent gérer leur pays.

La question hongroise d’aujourd’hui est révélatrice d’une pensée marxiste qui imprègne encore les esprits. Si le marxisme, dans sa version stalinienne, a été vaincu, il demeure dans des versions trotskystes et maoïstes qui continuent d’imposer leur grille de lecture aux événements géopolitique. Par Jean-Baptiste Noé.

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19/08/20 Crises en série en Amérique Latine

L’Amérique latine est l’un des angles morts de la géopolitique française : on n’en parle presque pas. Comme si la déroute de l’armée française au Mexique sous Napoléon III avait tiré le rideau sur ce continent pourtant riche et passionnant. Les médias parlent beaucoup de l’Afrique noire, du Maghreb et du Proche-Orient, un peu de la Chine, mais l’Amérique latine et l’Asie centrale passent inaperçues. Et c’est bien dommage, car il se passe beaucoup de choses ces derniers temps sur ce continent, qui ont aussi des conséquences pour l’Europe. Par Jean-Baptiste Noé.

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18/08/20 Champions du monde

Que l’on soit ou non amateur de football, on ne peut rester indifférent à la belle victoire de l’équipe de France obtenue en 2018. Voir un peuple célébrer ses champions de façon collective dans les rues du pays avait aussi quelque chose de réjouissant, comme le fait de sortir les drapeaux tricolores et les maillots de l’équipe nationale. Il n’y a guère plus que dans le sport que l’on peut s’avouer patriote. Mais cette victoire sportive est aussi celle de deux vertus souterraines qui n’ont pas toujours droit à l’espace public : l’effort et le don de soi.. Par Jean-Baptiste Noé.

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17/08/20 Performance stratégique : oubliez la part de marché !

Cette vidéo explique pourquoi le calcul de la part de marché est très souvent imprécis, et pour quelles raisons il n'est pas toujours pertinent de mesurer la performance de son entreprise avec cet indicateur.

14/08/20 Les trois techniques de dissuasion stratégique

Tout comme la nature a horreur du vide, les entreprises ont horreur de la concurrence. En effet, la concurrence tire les prix vers le bas, entame les marges et érode les positions acquises. Dès lors, comment échapper à la concurrence ? Pour cela, il existe trois techniques de dissuasion stratégique. 

13/08/20 Comprendre la sérendipité : quand le hasard ne doit rien au hasard

La sérendipité est devenu un terme très à la mode dans les business schools. On l’associe souvent de façon très simplificatrice au fait de découvrir quelque chose que l’on ne cherchait pas, ou à une innovation fortuite liée au hasard. En vérité, le hasard n’existe pas vraiment dans les actions humaines, et la sérendipité relève de mécanismes comportementaux conscients et inconscients bien plus complexes. 

12/08/20 Savoir innover quand on n'a pas le temps (quitte à tricher)

Les directions générales cherchent à favoriser l’innovation pour régénérer les offres et les activités. Or, les méthodes de management destinées à améliorer la performance opérationnelle, comme le lean management ou le TQM, ont permis de faire la chasse aux tâches inutiles, de fiabiliser les processus, mais ce faisant ont aussi conduit à réduire les marges de manœuvre des acteurs (le slack) dans des organisations mises sous tension. Dans ce contexte, comment des salariés parviennent-ils à trouver le temps d’innover ? 

11/08/20 Pourquoi il faut se méfier du « bon sens »

A la fin des années 1940, le sociologue Paul Lazarsfeld a écrit un article dans lequel il synthétisait les résultats d’une étude menée par le ministère de la défense américain. L’étude portait sur plus de 600.000 soldats et un résultat avait particulièrement attiré son attention. Il indiquait que les soldats qui vivaient à la campagne s’étaient beaucoup mieux adaptés à la vie militaire que les soldats qui vivaient dans des villes.