"J'ai déjà croisé le mensonge, le fieffé mensonge. Mais avec le ministère de l'économie, je découvre le stade ultime: la statistique" - Benjamin DISRAELI

"L'inégalité est le résultat de la compétition entre technologies et éducation" - Jan TINBERGEN

"Le rituel de l’échange est le rituel majeur de la neutralisation de la violence " - Jacques ATTALI

"Hélas! Qu'y a-t-il de certain dans ce monde, hormis la mort et l'impôt ?" - Benjamin FRANKLIN

"Pour être valable toute théorie, quelle qu'elle soit, doit être confirmée, tant dans ses hypothèses que dans ses conséquences, par les données de l'observation" - Maurice ALLAIS

"Quand vous êtes capable, feignez l'incapacité. Quand vous êtes proche, feignez l'éloignement. Quand vous êtes loin feignez la proximité" - Sun TZU

"Il n'y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l'on exerce à l'ombre des lois et avec les couleurs de la justice." - MONTESQUIEU

"Le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu’ils sont infaillibles " - Bill GATES

"Qui parle sème ; qui écoute récolte " - PYTHAGORE

"Dans une crise, la seule chose prévisible, c’est l’incertitude qui suit " - Isabelle LUSCHEVICI

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Analyses de l'économie

11/06/20 Qu’est-ce qu’une guerre juste ?

Les Grecs et les Romains ont été parmi les premiers à se poser cette question et à tenter d’y trouver une réponse convenable. Le fait que l’on ait besoin de se poser la question de la guerre juste montre que la légitimité de cette activité humaine ne va pas de soi. À la guerre, on détruit et on tue. Au nom de quoi donc, et pour quelle fin ? Les penseurs grecs ont tenté de codifier la guerre et de l’organiser afin que de ce chaos apparent surgisse un nouvel ordre. Les Romains sont ceux qui ont posé et défini la réflexion philosophique et morale sur le droit de la guerre et sur la guerre juste. Éléments de réflexion repris et développés par les penseurs chrétiens. Par Jean-Baptiste Noé.

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10/06/20 Le dernier entretien de Friedrich Von Hayek

L'échange question-réponse qui suit correspond au dernier entretien de l'économiste et prix Nobel d'économie 1974, Friedrich Von Hayek. L'entretien date de 1985, c'est-à-dire sept années avant le décès de F. Hayek en 1992. Alors âgé de 86 ans, il aborde des thèmes très différents allant de la situation de la France à la politique monétaire en passant par des considérations morales et théoriques, entre autres. Au-delà de l'intérêt que revêt en soit le fait que ce soit la dernière interview d'un des plus grands penseurs du XXème siècle, l'approche philosophique plus qu'économique des réponses de Hayek est particulièrement éclairante sur le "testament" que laisse cet homme à l'humanité. Il achève d'ailleurs cette interview sur la phrase suivante : " Si je peux laisser derrière moi une meilleure compréhension des choses, je pense que c’est la meilleure chose que je puisse faire ". Reprise depuis l'Institut Coppet.

FA Hayek

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09/06/20 La société est bien un marché

« La main invisible du marché » est le reproche constant adressé aux libéraux pour dénigrer cette philosophie du droit. Ce qui amène à s’interroger sur ce qu’est véritablement un marché, dont les incidences économiques comme géopolitique sont fortes. Attaquons d’abord une idée reçue : Adam Smith n’a jamais utilisé l’expression « main invisible du marché ». Il parle, dans son œuvre, de la main invisible de Dieu, qui ordonne les sociétés, mais sans faire de lien avec le marché. L’expression a été créée a posterioriet fait florès depuis. Par Jean-Baptiste Noé.

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08/06/20 La baisse des prix de la prostitution

De 2006 à 2014, le prix de la prostitution (féminine) a baissé de presque un quart. Après avoir analysé 190 000 profils de professionnelles (84 villes dans 12 pays riches) sur les sites internet où les clients laissent des avis, le magazine britannique The Economist conclut que le prix moyen de l’heure de sexe est passé de 280 à 210 euros.

Baisse prix prostitution

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05/06/20 Diplomatie et relations internationales : quels atouts pour la France ?

La France, grande puissance mondiale, dispose de plusieurs atouts pour continuer à jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale. Des atouts qui sont bridés par un aveuglement idéaliste et une technostructure administrative, empêchant chacun le plein développement de ces potentialités.

Drapeau France

Par Jean-Baptiste Noé, IdL

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04/06/20 La rivière souterraine du cannabis

Le cannabis a envahi les cours d’école et les halls d’universités, et pas seulement. Au-delà de la dangerosité sanitaire du produit et des effets néfastes sur les consommateurs, il dessine une géopolitique de la criminalité et irrigue de nombreux quartiers dont il soutient l’économie. Notons d’emblée deux incongruités sémantiques. Premièrement, le terme de « quartier » utilisé pour désigner des espaces urbains tenus par les mafias et le banditisme. Dans le langage journalistique, quartier est un euphémisme et une litote pour désigner une zone dangereuse, à forte criminalité. Il y a ainsi les quartiers sensibles, désignant des espaces que l’on évite. Deuxièmement, le terme « zone défavorisée », qui désigne des zones urbaines sensées être pauvres, où les taux de chômage sont importants et, souvent, la criminalité forte. Ces zones seraient défavorisées, ce qui expliquerait, voire légitimerait, la violence qui s’y déclare et les dégradations. Ainsi de la Seine-Saint-Denis, du Mirail à Toulouse, des Minguettes, des quartiers nord de Marseille. Or rien n’est plus faux. Ces quartiers sont les plus favorisés de France : c’est eux qui reçoivent le plus d’argent public et le plus d’aides sociales. Très souvent, ils sont bien reliés en transports en communs, notamment en RER et en métros, comme Saint-Denis et le Mirail. À cela s’ajoutent de très nombreux équipements publics : écoles, collèges et lycées, bibliothèques, centres culturels et sportifs, etc. Si, lors des émeutes, ces bâtiments sont détruits et incendiés, c’est bien qu’ils existent. La Seine-Saint-Denis est à la fois l’un des départements les plus riches de France et en même temps l’un des plus pauvres, du moins du fait de sa population.

D’où une autre erreur d’analyse : présenter les habitants de ces quartiers comme pauvres. Sous le simple regard statistique peut-être, et encore. Il est vrai que les taux de chômage sont importants et les revenus faibles. Mais les populations y bénéficient de logements sociaux à bas prix, payé par d’autres, plus les nombreuses aides sociales. Enfin, se développe toute une économie parallèle, qui rapporte beaucoup et qui fournit un véritable travail. Et c’est là que l’on retrouve le cannabis. Par Jean-Baptiste Noé.

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03/06/20 Sans fraude fiscale, pas de déficit public?

C'est une affirmation que l'on voit passer de temps en temps: "Sans fraude fiscale, il n'y aurait pas de déficit public". Elle devient de plus en plus présente, depuis quelques années. Et c'est vrai que les ordres de grandeur semblent correspondre : entre  60 et 80 milliards d'euros pour la fraude fiscale selon certaines estimations, pour un déficit public d'environ 70 milliards d'euros l'an dernier. Mais peut-on vraiment en conclure que faire disparaître la fraude fiscale ramènerait les finances publiques à l'équilibre? Certainement pas. Par Alexandre Delaigue.

Fraude fiscale déficit public

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02/06/20 La véritable histoire du Post-It (et les enseignements à en tirer)

La plupart des gens connaissent l’histoire du Post-It. Ce produit révolutionnaire aurait été inventé (par erreur …) par un chercheur de l’entreprise 3M qui cherchait à mettre au point une colle extra-forte. Le Post-It serait donc un parfait exemple de sérendipité : l’art de trouver ce qu’on ne cherchait pas !

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01/06/20 Le monde est majoritairement protectionniste

 « La "liberté du commerce" -écrit Noam Chomsky-, est tenue en grande estime par ceux qui espèrent l’emporter sur leurs concurrents, mais on admet qu’on ne la respecte pas quand les intérêts le dictent ». En effet, les mesures protectionnistes caractérisent encore le commerce international à l'heure de la mondialisation. Ainsi, une enquête de la Commission européenne de mai 2013 déplorait un regain du protectionnisme dans le monde depuis 2008. 

Monde majoritairement protectionniste

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29/05/20 Arabie Saoudite : Vision 2030

Le Royaume d’Arabie saoudite a été fondé en 1932 par Ibn Séoud. Il est le fruit de l’alliance d’une famille, les Séoud, et d’un courant de l’islam, le wahhabisme, courant issu du penseur Mohammed Ben Abdelwahhab qui vécut au XVIIIe siècle. Depuis 1943 et le traité d’alliance signé sur le pavillon militaire le Quincy, l’Arabie Saoudite est alliée des États-Unis ; ce qui marque fortement sa politique intérieure et extérieure. Troisième ingrédient du particularisme saoudien : le pétrole. Non seulement il est abondant, mais il est facilement accessible et de bonne qualité. L’argent issu du pétrole fait la richesse du pays et lui permet de soutenir le wahhabisme à travers le monde. Pays de la rente pétrolière, l’Arabie en tire sa force et y entrevoit sa faiblesse. Avec la baisse des cours initiée depuis 2009 les rentrées financières se tarissent et le modèle social d’État providence commence à connaître quelques ratés. D’où le plan « Vision 2030 » lancé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, ensemble de mesures cherchant à diversifier les ressources économiques d’Arabie.

drapeau arabie saoudite

Par Jean-Baptiste Noé, IdL

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