"On ne peut devenir entrepreneur qu’en devenant auparavant débiteur. S’endetter appartient à l’essence de l’entreprise et n’a rien d’anormal" - Joseph SCHUMPETER

"Les hommes n'étant pas dotés des mêmes capacités, s'ils sont libres, ils ne sont pas égaux, et s'ils sont égaux, c'est qu'ils ne sont pas libres" - Alexandre SOLJENITSYNE

"La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts " - Georges CLEMENCEAU

"Qui ne peut attaquer le raisonnement, attaque le raisonneur " - Paul VALERY

"Qui parle sème ; qui écoute récolte " - PYTHAGORE

"Le problème avec la réduction des impôts sur le revenu c’est que ça stimule suffisamment l’économie pour que tout le monde rentre dans la tranche supérieure" - Harold COFFIN

"L’inflation est comme l’alcoolisme. Lorsqu’un homme se livre à une beuverie, le soir même cela lui fait du bien. Ce n’est que le lendemain qu’il se sent mal" - Milton FRIEDMAN

"Les communistes sont ceux qui ont lu Marx. Les anti-communistes sont ceux qui l'ont compris " - Ronald REAGAN

"L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté " - Alfred SAUVY

"Un peu d’internationalisation éloigne de la patrie, beaucoup y ramène" - Jean JAURÈS

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Milton Friedman contre l'euro

4 novembre 2019

L’économiste américain Milton Friedman, connu comme le fondateur de l’École de Chicago, a fortement critiqué la création de la monnaie unique européenne. Il a aussi prédit les déboires que connaît depuis quelques années la zone euro, estimant peu probable qu’elle puisse survivre à une sérieuse épreuve économique. 

M.Friedman euro

 Un an avant le lancement de l’euro, Friedman déclarait dans une interview à Radio Australia qu’il ne voyait pas la zone monétaire survivre plus de dix ans. Alors que le projet suscitait beaucoup d’enthousiasme dans les milieux d’affaires et financiers, il soulignait pour sa part que le Marché Commun ne constitue pas une zone comparable à l’Australie ou aux États-Unis, où les individus parlent la même langue, sont mobiles dans l’espace, où les prix et les salaires sont relativement flexibles et où un gouvernement central a la capacité d’orchestrer des transferts entre les régions. Quelques années plus tard, peu avant son décès, il demeurait encore très pessimiste : « L’euro va être une grande source de problèmes, non pas une source d’aide. L’euro n’a pas de précédent. Autant que je sache, il n’y a jamais eu d’union monétaire, lançant une monnaie fiduciaire, composée d’États indépendants » (interview au New Perspectives Quarterly Magazine, 2005).

Le propos de Milton Friedman peut aujourd’hui apparaître comme un avertissement prophétique, tant le diagnostic du Prix Nobel correspond à la réalité actuelle. « La possibilité plus vraisemblable, disait-il déjà en 1998, est qu’il y aura des chocs asymétriques frappant les différents pays. Cela signifiera que le seul mécanisme d’ajustement dont ils pourront se satisfaire sera budgétaire et fiscal, avec du chômage : pression sur les salaires, pression sur les prix ». Malgré la réputation d’extrémiste néolibéral de Friedman, cette argumentation est aujourd’hui partagée par des économistes hétérodoxes comme Jacques Sapir, auteur de l’essai Faut-il sortir de l’Euro (2012), ou encore par le démographe de gauche Emmanuel Todd.

Citation

Romain Treffel, « Milton Friedman contre l'euro », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 16/12/2015. Anecdote économique extraite du recueil intitulé « 50 anecdotes économiques pour surprendre son auditoire ».

50 Anecdotes