"Vous ne pouvez pas taxer les gens quand ils gagnent de l'argent, quand ils en dépensent, et quand ils épargnent" - Maurice ALLAIS

"L’inflation est comme l’alcoolisme. Lorsqu’un homme se livre à une beuverie, le soir même cela lui fait du bien. Ce n’est que le lendemain qu’il se sent mal" - Milton FRIEDMAN

"C'est en poussant à bout le mouvement économique que le prolétariat s'affranchira et deviendra l'humanité" - Jean JAURES

"Les crises de demain sont souvent le refus des questions d’aujourd’hui " - Patrick LAGADEC

"Le bon stratège contraint l'ennemi et ne se laisse pas contraindre" - Sun TZU

"On taxe les riches car ils sont riches et on taxe les pauvres car ils sont nombreux " - blague de fiscaliste

"La récession c'est quand votre voisin perd son emploi; la dépression c'est quand vous perdez le vôtre" - Harry S. TRUMAN

"Le rituel de l’échange est le rituel majeur de la neutralisation de la violence " - Jacques ATTALI

"Il n'y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l'on exerce à l'ombre des lois et avec les couleurs de la justice." - MONTESQUIEU

"Mes clients sont libres de choisir la couleur de leur voiture à condition qu’ils la veuillent noire" - Henry FORD

Citation Suivante

Milton Friedman contre l'euro

29 septembre 2021

L’économiste américain Milton Friedman, connu comme le fondateur de l’École de Chicago, a fortement critiqué la création de la monnaie unique européenne. Il a aussi prédit les déboires que connaît depuis quelques années la zone euro, estimant peu probable qu’elle puisse survivre à une sérieuse épreuve économique. 

M.Friedman euro

 Un an avant le lancement de l’euro, Friedman déclarait dans une interview à Radio Australia qu’il ne voyait pas la zone monétaire survivre plus de dix ans. Alors que le projet suscitait beaucoup d’enthousiasme dans les milieux d’affaires et financiers, il soulignait pour sa part que le Marché Commun ne constitue pas une zone comparable à l’Australie ou aux États-Unis, où les individus parlent la même langue, sont mobiles dans l’espace, où les prix et les salaires sont relativement flexibles et où un gouvernement central a la capacité d’orchestrer des transferts entre les régions. Quelques années plus tard, peu avant son décès, il demeurait encore très pessimiste : « L’euro va être une grande source de problèmes, non pas une source d’aide. L’euro n’a pas de précédent. Autant que je sache, il n’y a jamais eu d’union monétaire, lançant une monnaie fiduciaire, composée d’États indépendants » (interview au New Perspectives Quarterly Magazine, 2005).

Le propos de Milton Friedman peut aujourd’hui apparaître comme un avertissement prophétique, tant le diagnostic du Prix Nobel correspond à la réalité actuelle. « La possibilité plus vraisemblable, disait-il déjà en 1998, est qu’il y aura des chocs asymétriques frappant les différents pays. Cela signifiera que le seul mécanisme d’ajustement dont ils pourront se satisfaire sera budgétaire et fiscal, avec du chômage : pression sur les salaires, pression sur les prix ». Malgré la réputation d’extrémiste néolibéral de Friedman, cette argumentation est aujourd’hui partagée par des économistes hétérodoxes comme Jacques Sapir, auteur de l’essai Faut-il sortir de l’Euro (2012), ou encore par le démographe de gauche Emmanuel Todd.

Citation

Romain Treffel, « Milton Friedman contre l'euro », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 16/12/2015. Anecdote économique extraite du recueil intitulé « 50 anecdotes économiques pour surprendre son auditoire ».

50 Anecdotes