"Il n'y a que deux possibilités, soit un système dirigé par la discipline impersonnelle du marché, soit un autre dirigé par la volonté de quelques individus; et ceux qui s'acharnent à détruire le 1er contribuent, sciemment ou inconsciemment, à créer le 2nd" - Friedrich HAYEK

"Hélas! Qu'y a-t-il de certain dans ce monde, hormis la mort et l'impôt ?" - Benjamin FRANKLIN

"Vous et moi venons par route ou par rail, mais les économistes voyagent en infrastructures " - Margareth THATCHER

"La confiance est une institution invisible qui régit le développement économique" - Kenneth ARROW

"Il serait un mauvais économiste celui qui ne serait qu’économiste" - Friedrich HAYEK

"Les hommes ne voient la nécessité que dans la crise " - Jean MONNET

"Nous sommes des créatures qui nous affligeons des conséquences dont nous continuons à adorer les causes " - BOSSUET

"L’économie se venge toujours" - Raymond BARRE

"Le changement du monde n’est pas seulement création, progrès, il est d’abord et toujours décomposition, crise " - Alain TOURAINE

"L'argent public n'existe pas, il n'y a que l'argent des contribuables" - Margaret THATCHER

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Analyses de l'économie

28/07/21 La Terre, elle, ne ment pas...

Par Charles GAVE. On se souvient de la phrase, écrite par Emmanuel Berl et prononcée par le Marechal Pétain le 25 Juin 1940. Le but était bien sûr de mettre la Terre, qui ne mentait pas en opposition avec les politiciens qui eux mentaient...

Dans ce petit papier, je ne veux pas revenir sur le concept moral que cherchait à mettre en lumière Berl (que du reste j’aime beaucoup) mais bien plutôt  à expliquer que…le Prix de la Terre, lui ne ment pas.

Charles GAVE

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27/07/21 La socialisation des esprits

Jean-Pierre Petit, économiste et président des Cahiers Verts de l'économie, décrypte l'état des dépenses publiques françaises qui tendent de plus en plus vers la hausse du fait d'un étatisme et d'un socialisme formatant les modèles mentaux et le cœur du système politique et économique français.

26/07/21 La Russie et nous

La Russie d’aujourd’hui ne laisse pas indifférente en France et en Occident. Pour certains, elle est un espoir, la gardienne des valeurs conservatrices occidentales et Vladimir Poutine un homme fort qui pourrait servir de modèle aux chefs d’État d’Europe de l’Ouest. Pour d’autres, elle est une menace, qui s’en prend à l’Ukraine et à la Syrie, qui manipule les élections aux États-Unis et qui fait preuve d’un autoritarisme qui n’a pas sa place dans nos démocraties libérales. La Russie fascine la France depuis au moins la fin du XIXsiècle et le rapprochement diplomatique avec elle. En dépit des tensions et des refroidissements entre gouvernements, les peuples russes et français ont su se connaître et s’apprécier. La Russie avait laissé un mauvais souvenir en France, à la suite de son invasion du nord du pays après la retraite de Napoléon. Comme la France avait laissé un mauvais souvenir à la suite de la conquête de la Russie et de la prise de Moscou. Durant la Guerre froide, la méfiance fut très grande, y compris à gauche, les socialistes et les gauchistes étant plus portés vers la Chine de Mao et les pays du tiers-monde que vers Moscou. Les relations se sont réchauffées aux débuts des années 2000, quand la Russie était faible, avant de se refroidir depuis, quand la Russie a voulu redevenir forte. L’image d’autoritarisme et de tsarisme reste vivace dans les esprits.

Mais les peuples ont su s’aimer et s’apprécier en dépit des gouvernements, comme en témoignent les nombreux écrivains et musiciens russes fortement inspirés par la France, dont beaucoup sont venus y vivre ou s’y réfugier. Par exemple Ivan Tourgueniev (1818-1883) qui a connu de nombreux écrivains français et est mort à Bougival (Yvelines). Et c’est à Paris qu’Alexandre Soljenitsyne publie L’Archipel du goulag. Par Jean-Baptiste Noé.

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23/07/21 La rivière souterraine du cannabis

Le cannabis a envahi les cours d’école et les halls d’universités, et pas seulement. Au-delà de la dangerosité sanitaire du produit et des effets néfastes sur les consommateurs, il dessine une géopolitique de la criminalité et irrigue de nombreux quartiers dont il soutient l’économie. Notons d’emblée deux incongruités sémantiques. Premièrement, le terme de « quartier » utilisé pour désigner des espaces urbains tenus par les mafias et le banditisme. Dans le langage journalistique, quartier est un euphémisme et une litote pour désigner une zone dangereuse, à forte criminalité. Il y a ainsi les quartiers sensibles, désignant des espaces que l’on évite. Deuxièmement, le terme « zone défavorisée », qui désigne des zones urbaines sensées être pauvres, où les taux de chômage sont importants et, souvent, la criminalité forte. Ces zones seraient défavorisées, ce qui expliquerait, voire légitimerait, la violence qui s’y déclare et les dégradations. Ainsi de la Seine-Saint-Denis, du Mirail à Toulouse, des Minguettes, des quartiers nord de Marseille. Or rien n’est plus faux. Ces quartiers sont les plus favorisés de France : c’est eux qui reçoivent le plus d’argent public et le plus d’aides sociales. Très souvent, ils sont bien reliés en transports en communs, notamment en RER et en métros, comme Saint-Denis et le Mirail. À cela s’ajoutent de très nombreux équipements publics : écoles, collèges et lycées, bibliothèques, centres culturels et sportifs, etc. Si, lors des émeutes, ces bâtiments sont détruits et incendiés, c’est bien qu’ils existent. La Seine-Saint-Denis est à la fois l’un des départements les plus riches de France et en même temps l’un des plus pauvres, du moins du fait de sa population.

D’où une autre erreur d’analyse : présenter les habitants de ces quartiers comme pauvres. Sous le simple regard statistique peut-être, et encore. Il est vrai que les taux de chômage sont importants et les revenus faibles. Mais les populations y bénéficient de logements sociaux à bas prix, payé par d’autres, plus les nombreuses aides sociales. Enfin, se développe toute une économie parallèle, qui rapporte beaucoup et qui fournit un véritable travail. Et c’est là que l’on retrouve le cannabis. Par Jean-Baptiste Noé.

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22/07/21 La politique comme outil de coercition

Une fois n’est pas coutume, le texte qui suit est une analyse politique dont la paternité revient à Thomas A. Harbor. D'ordre général, instruite par le passé mais intemporelle, cette analyse suscite la réflexion et soulève des points permettant d'éclairer la situation dans laquelle se trouvent nombre de démocraties contemporaines.

Think Liberal Science-Po

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21/07/21 La peur et la camionnette blanche

Cela pourrait être un conte pour enfants, une histoire d’ogre qu’on leur raconte pour leur faire peur et ainsi les éduquer aux dangers de la vie réelle. Mais c’est ici une histoire vraie. Il se trouve que je suis élu au conseil municipal de Montesson (Yvelines) depuis 2008 et que je m’occupe de la communication de la ville. En novembre 2018, nous recevons un message d’un habitant nous informant qu’une camionnette blanche a été aperçue à proximité du collège. Le conducteur attire les jeunes filles en leur proposant de voir des chiens qui sont installés à l’arrière de la camionnette. Elles les caressent, elles jouent un peu avec eux, puis l’homme les kidnappe. Un tel signalement est effrayant et l’on se doit bien sûr d’en avertir au plus tôt les établissements scolaires et les parents d’élèves pour que les enfants soient prudents. On est donc tenté, de prime abord, de diffuser largement cette information. Information qui a d’ailleurs déjà circulé sur les réseaux sociaux et qui a été annoncée par les groupes officiels des associations de parents d’élèves.

Mais, même si tout est probable, plusieurs choses clochent dans cette histoire. La police municipale contactée nous dit qu’aucune plainte n’a été déposée. Une rapide recherche sur le net nous informe qu’il y a déjà des histoires de camionnette blanche, et qu’elles se sont toutes révélées fausses. Du reste, après deux jours d’enquête, il apparaît que cette histoire est une pure invention. La consultation des bandes de la vidéosurveillance montre qu’il n’y a eu aucune camionnette de ce type à proximité du collège et des écoles. Des enfants reconnaissent avoir menti. Nous sommes donc là en présence d’une rumeur, d’une fausse information. Mais celle-ci est très instructive. Par Jean-Baptiste Noé.

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20/07/21 La nouvelle route de la soie

La route de la soie fait rêver, parce qu’elle se rapporte aux échanges entre l’Orient et l’Europe, parce qu’elle touche une matière, la soie, qui se réfère au luxe et à la rareté, parce qu’elle véhicule une idée d’ailleurs, d’échanges, de découvertes, avec ses paysages majestueux et ses caravansérails. C’est donc assez naturellement que la Chine a repris cette dénomination pour évoquer les nouvelles routes de la soie dont elle veut faire un instrument de sa puissance. Par Jean-Baptiste Noé.

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19/07/21 La notion de valeur a-t-elle encore... de la valeur ?

En période où le marché boursier est haut comme lorsqu'il est bas, on trouve toujours des gens pour râler que les cours s'éloignent autant de la valeur réelle des entreprises cotées. Ou encore, lors du rachat ou de la revente d'une entreprise – on a vu des cas de cessions pour un euro symbolique – il est fréquent que certains trouvent à redire et contestent face à la valeur réelle supposée négligée.

Notion de valeur

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16/07/21 La naissance de la règle des 3% de déficit de Maastricht

Depuis la crise de 2008, la France n’a jamais connu un déficit public inférieur à 3 %, ce qui lui vaut les remontrances de la Commission européenne. Ce seuil fatidique des 3 % sert notamment de référence pour les prévisions macroéconomiques et tous les calculs de réduction de la dépense publique. Il fait partie des critères dits « de Maastricht », devenus les « critères de convergence », qui doivent être respectés à la fois par les pays membres de l’Union européenne candidats à l’entrée dans la zone euro, et par les pays membres (sous peine d’avertissements, puis de sanctions).

 

Maastricht

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15/07/21 La mémoire et l’histoire

La mémoire, l’histoire, l’oubli (2000) de Paul Ricoeur est l’un de mes plus grands échecs de lecture. C’est un livre que j’ai essayé de lire plusieurs fois sans arriver à en comprendre quelque chose. Comme le dit pudiquement un compte rendu de lecture admiratif trouvé sur un site : « la complexité du langage et des concepts employés est telle que l’étude de cet ouvrage mériterait d’y consacrer beaucoup plus de temps, et d’en proposer un compte rendu plus abouti et mûri que la présente note de synthèse. » L’ouvrage n’intéresserait pas aujourd’hui si l’ancien assistant éditorial de Ricoeur n’était pas devenu président de la République. Toutefois, les thèmes que Ricoeur a tenté d’analyser, dans une pensée et un langage complexe que ne renie pas l’actuel locataire du faubourg Saint-Honoré, méritent d’être repris. Nous avons commémoré il y a peu le 11 novembre. Chaque année revient donc l’appel pieux au devoir de mémoire et à la transmission. Mais en quoi consiste-t-elle réellement et comment l’articuler avec l’histoire ?

mémoire et histoire

Par Jean-Baptiste Noé, IdL

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