"La vérité n’est pas l’exactitude " - Octave MIRABEAU

"L'étonnante tâche des sciences économiques est de démontrer aux hommes combien en réalité ils en savent peu sur ce qu'ils s'imaginent pouvoir modeler" - Friedrich HAYEK

"Dans ce monde complexe où l’information n’a jamais été aussi abondante, nous devons développer l’intelligence économique " - Jean ARTHUIS

"Tous les hommes politiques appliquent sans le savoir les recommandations d’économistes souvent morts depuis longtemps et dont ils ignorent le nom " - John Maynard KEYNES

"L'offre créée sa propre demande" - Jean-Baptiste SAY

"La propriété est un droit antérieur à la loi, puisque la loi n'aurait pour objet que de garantir la propriété" - Frédéric BASTIAT

"Les urgences ont toujours été le prétexte sur lequel les protections des libertés individuelles ont été érodé" - Friedrich HAYEK

"On ne peut devenir entrepreneur qu’en devenant auparavant débiteur. S’endetter appartient à l’essence de l’entreprise et n’a rien d’anormal" - Joseph SCHUMPETER

"J'ai déjà croisé le mensonge, le fieffé mensonge. Mais avec le ministère de l'économie, je découvre le stade ultime: la statistique" - Benjamin DISRAELI

"Il ne peut y avoir de crise la semaine prochaine, mon agenda est déjà plein " - Henry KISSINGER

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Analyses de l'économie

07/05/21 L'argent fait-il le bonheur ? Le Paradoxe d'Easterlin

En 1974, l'économiste Richard Easterlin a démontré de manière empirique une relation étrange entre le bien-être et le PIB par habitant : à long-terme, il ne semble pas exister de causalité entre la croissance du PIB  (ajusté de l'inflation) par habitant et le bonheur. Entre 1973 et 2004 par exemple, alors que le PIB réel par habitant a doublé aux Etats-Unis, le "bonheur" est resté constant (voir graphique ci-dessous). Cependant, lorsque l'on regarde la situation à un instant "t", il apparaît tout de même que l'argent fait un peu le bonheur : un ménage plus riche aura tendance à s'estimer plus "heureux" en moyenne qu'un ménage plus pauvre, et ceci particulièrement dans les pays en voie de développement. Comment expliquer alors ce paradoxe ? Et bien pour cela, il faut tout d'abord commencer par étudier la manière dont est mesurée le bonheur et le concept de relativité du bonheur. Par Thomas Renault.

L'argent fait-il le bonheur - Paradoxe d'Easterlin

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06/05/21 L'argent dans le football : les vraies règles du jeu

Xerfi Canal a reçu Pierre Rondeau, Professeur à la Sport Management School, pour parler du prix des transferts des joueurs de football.

05/05/21 L'analyse économique ne se limite pas au seul marché

L'étude économique ne se limite pas à la seule analyse des marchés. Les phénomènes qui se passent « en dehors » de ceux-ci sont pertinents pour l'analyse économique. Ils peuvent avoir un impact large, que ce soit sur les variations du cycle économique ou sur le financement et l'efficacité de programmes sociaux par exemple.

Analyse éco ne se limite pas au seul marché

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04/05/21 L'aéroport, entre ouvertures au monde et barrières


Si vous voyagez en avion, pour des motifs personnels ou professionnels, vous avez pu constater les enchaînements d’espace des aéroports internationaux. D’un côté il y a la promesse d’ouverture, d’accès au lointain et aux destinations plus ou moins folkloriques, de l’autre il y a les murs, les zones contrôlées et surveillées, interdites ou restreintes. L’aéroport est devenu un espace autonome, une ville enchâssée dans la ville et pourtant relié à la ville-mère, mais une zone qui se suffit à elle-même. C’est une belle image de la mondialisation : l’ailleurs est facilement accessible, mais les murs et les zones interdites sont partout. Par Jean-Baptiste Noé.

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03/05/21 Keynes rate une épreuve d'économie, puis de mathématiques

En 1906, John Maynard Keynes, étudiant alors âgé de 23 ans, passe les examens de l’Administration anglaise.

keynes rate épreuve

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30/04/21 Keynes pamphlétaire contre le Traité de Versailles

Dans la foulée de sa participation à l’élaboration du Traité de Versailles, Keynes a rédigé Les conséquences économiques de la paix (1919), un texte d’une grande virulence à l’encontre du compromis ainsi que des acteurs des négociations : « Un règlement sans noblesse, sans moralité et sans intelligence », écrit l’économiste.

Traité de Versailles

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29/04/21 Karl MARX, capitalisme et crise globale

Le documentaire qui suit est très facile d'accès et permet de mieux comprendre la vision du philosophe et historien Karl Marx, et ainsi d'appréhender la portée de sa pensée sur le capitalisme à l'aune de la mondialisation et de la crise globale actuelle.

Avant de visualiser ce documentaire, un petit rappel s'impose quant à la notion de "Capitalisme" qui de façon simplifiée est un système économique caractérisé par (1) le droit de propriété et la détention des biens de production par des personnes physiques, (2) une régulation du système qui passe par le marché grâce au mécanisme des prix, et enfin (3) la recherche du profit.

Malgré quelques réserves de ma part sur certains points du documentaire, elles restent mineures et ne sauraient constituer une remise en cause fondamentale d'un documentaire d'une grande qualité sur le fond. En effet, il permet de lutter contre certaines idées fausses, contre des a priori positifs ou négatifs, et de faire fi des visions sectaires. Au final, ce documentaire est pondéré, relativement factuel et surtout il regorge d'analyses faites par des  personnalités du monde économique, politique, journalistique et financier de tous bords qui permettent une mise en perspective.

Le documentaire réussit le tour de force d'éviter l'écueil traditionnel sur ce type de sujets clivant et passioné, à savoir le manichéisme et sombrer dans l'admiration béate issue de principes moraux déconnectée de la réalité pratique, ou inversement tomber dans l'anathème ou sonner l'hallali dans un réflexe pavlovien sans réellement savoir pourquoi.

Le documentaire dure 46 minutes de votre vie, mais vous en fera probablement gagner beaucoup plus par la suite en matière de compréhension du monde.

PS: il convient cependant de préciser que venant d'une chaîne de télévision, il y a un petit encart publicitaire au milieu du documentaire : c'est le capitalisme...

 

28/04/21 Karl MARX : Marchandise, prix et profit

Karl Marx (1818-1883) est une personnalité dont la pensée a fortement influencé l'Histoire du XIXème et du XXème siècle. En effet, il est un économiste de référence pour la pensée communiste : il est le fondateur du "socialisme scientifique". Toutefois, plus qu'un économiste, il est aussi, voire avant tout, un penseur, un philosophe et un historien. De plus, et contrairement à l'idée communément reçue et véhiculée, ses écrits ne portent en réalité pas sur le Communisme en tant que tel, mais sur le Capitalisme, comme en atteste d'ailleurs l'intitulé de son œuvre majeure : "Le Capital". Le texte qui suit reprend d'ailleurs le premier chapitre de cet ouvrage. Comme son titre l'indique, ce chapitre traite des notions de marchandise, de prix et de profit dans la pensée marxiste.

Le texte qui suit est relativement court (1'633 mots) et surtout relativement simple à comprendre, ce qui est suffisamment rare dans les écrits de Marx pour être souligné. En effet, l'œuvre de Marx est certes intellectuellement intéressante et historiquement majeure, mais son style et son raisonnement sont particulièrement difficiles à appréhender. Notons enfin que la lecture de ce chapitre ne saurait permettre de saisir la totalité de la pensée de cet auteur tant les différentes parties de son œuvre sont étroitement liées les unes aux autres. Malgré tous ces éléments, il convient de souligner que la lecture de ce chapitre a le mérite d'introduire de façon directe et claire à la pensée marxiste, sans la déformation idéologique d'hommes politiques ou d'idéologues se revendiquant du socialisme ou du communisme mais qui n'ont probablement pour la plupart jamais lu ce chapitre, et encore moins cet ouvrage. En effet, force est de constater que la pensée de Marx est rarement comprise et souvent travestie.

MARX Karl _ www.leconomiste.eu

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27/04/21 Jeux Olympiques : la route des villes ruinées

Les Jeux olympiques, c’est tellement bien que seul Paris veut les organiser. Cela rappelle notre système de santé, que le monde entier nous envie, mais que personne ne semble vouloir copier. Après avoir échoué en 1992, 2008 et 2012, Paris s’essaye de nouveau pour 2024 (article écrit juste avant l'obtention des jeux par Paris). Cette fois-ci la ville a toutes ses chances, car elle est la seule candidate, hormis Los Angeles. C’est là que nous nous rendons compte que nous autres Français, nous sommes vraiment intelligents puisque personne à part nous n’a compris que les JO sont formidables pour le développement d’une ville. Grâce à eux, ce sont des dizaines de bâtiments qui peuvent être construits, qui feront la joie des sportifs et des Parisiens, et des millions d’euros qui seront gagnés par la ville.

Cela, Boston ne l’a pas compris. La ville était candidate, mais la population s’est révoltée et a refusé d’organiser les Jeux. Du coup, le maire, Marty Walsh, a dû retirer la candidature en juillet 2015. Il a pour cela utilisé un argument curieux : « Je refuse d’engager la responsabilité de Boston pour des dépassements financiers et de signer une garantie qui utilise l’argent des contribuables pour payer les Jeux olympiques. »

Après Boston, ce sont Toronto, Hambourg, Rome et Budapest qui ont renoncé à l’organisation des JO. Les habitants ne semblaient pas goûter le socialisme festif que prône pourtant la mairie de Paris.

Chacun sait bien pourtant que les Jeux ne coûtent rien puisque c’est l’État qui paye. Cela, Paris l’a bien compris et n’a aucun scrupule à utiliser l’argent des contribuables pour financer les Jeux.

JO Paris 2024

par Jean-Baptiste Noé

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27/04/21 Jean-Pascal BENASSY : Théorie du déséquilibre

Né en 1948, Jean-Pascal BENASSY est un économiste français de tradition keynésienne. Il est un ancien élève de l'ENS (Ecole Nationale Supérieure). Il obtient une thèse d'économie à l'université californienne de Berkeley (Etats-Unis) sous la direction de Gérard Debreu (prix Nobel d'économie 1983 et lui-même élève de Maurice Allais, prix Nobel d'économie en 1988). Ces travaux portent notamment sur l'équilibre général et les fondements microéconomiques de la macroéconomie. Son ouvrage de référence a été publié en 1984 sous le titre de "Macroéconomie et théorie du déséquilibre". Sa théorie (Théorie du déséquilibre) est également appelée "Théorie des équilibres avec rationnement" ou "Théorie des déséquilibres non walrasiens". Ces travaux portent sur l'analyse critique de l'équilibre walrasien (du nom de l'économiste Léon Walras).

BENASSY Jean-Pascal

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