"Lorsque circulent dans un pays deux monnaies dont l’une est considérée par le public comme bonne et l’autre mauvaise, la mauvaise chasse la bonne" - Sir Thomas GRESHAM

"Beaucoup considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu le voit comme le cheval tirant la charrue" - Winston CHURCHILL

"Pour être valable toute théorie, quelle qu'elle soit, doit être confirmée, tant dans ses hypothèses que dans ses conséquences, par les données de l'observation" - Maurice ALLAIS

"On n’est jamais mieux gouverné que lorsqu’il n’y a pas de gouvernement" - Jean-Baptiste SAY

"La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts " - Georges CLEMENCEAU

"N'acceptez ni les vérités d'évidence, ni les illusions dangereuses" - Maurice ALLAIS

"Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème" - John Bowden CONNALLY

"La politique n'agit sur l'économie que si elle ne prétend pas le faire " - Jacques ATTALI

"L’inflation est toujours un phénomène monétaire" - Milton FRIEDMAN

"Qui ne peut attaquer le raisonnement, attaque le raisonneur " - Paul VALERY

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Analyses de l'économie

10/06/21 L'OCS nous regarde

À l’Est, le monde essaye de se recomposer. L’Organisation de coopération de Shanghaï est l’une de ces tentatives pour contrer l’influence américaine et pour structurer un autre monde, tourné vers le Pacifique. Fondée le 15 juin 2001 à Shanghaï, elle regroupe six pays, dont la Russie et la Chine. S’ajoutent à ces deux grands le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. En juin 2017, c’est l’Inde et le Pakistan qui ont rejoint le groupe. À cela s’ajoutent quatre États observateurs : la Mongolie, l’Afghanistan, l’Iran et la Biélorussie.

Comme pour les meilleures équipes de football, sur le papier l’OCS a tout pour gagner. Une organisation qui regroupe près de la moitié de la population mondiale (Chine, Inde), et une grande partie de la surface habitée du globe (avec la Russie), présente une puissance jamais atteinte. L’OCS, c’est 43% de la population mondiale, 20% des ressources mondiales de pétrole, 40% du gaz naturel et du charbon et 30% de l’uranium. C’est une force commerciale et militaire largement supérieure à l’Union européenne et aux États-Unis. En favorisant l’union douanière de ses membres, l’OCS crée une zone d’échange compacte et rassemblée qui assure les transferts et les échanges en Eurasie. Par Jean-Baptiste Noé.

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09/06/21 L'importance de la confiance en économie

 La vidéo suivante présente brièvement le rôle de la confiance dans un système économique et en quoi les institutions sont centrales pour fonder et entretenir cette confiance.



08/06/21 L'impasse des stratégies de coût trop faibles

Michael Raynor et Mumtaz Ahmed ont étudié 25.000 entreprises sur une période de 45 ans (entre 1966 et 2010). Grâce à une méthodologie particulièrement sophistiquée, ils ont identifié 174 entreprises exceptionnelles et 170 entreprises excellentes. En les comparant aux autres entreprises, ils ont identifié trois règles à suivre pour connaître le succès.

04/06/21 L'homme qui murmurait à la fois aux oreilles du monde capitaliste et du monde socialiste

Armand Hammer se vantait d’être le seul Américain à être un ami à la fois de Lénine et de Reagan. Il était aussi un intime de Brejnev et de Gorbatchev, comme de Nixon. 

Armand Hammer

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03/06/21 L'expérience de la crèche de Haïfa en Israël

Tiré du bestseller Freakonomics (2005) coécrit par Steven Levitt et Stephen J. Dubner, l’expérience économique connue sous le nom de « la crèche de Haïfa » montre que la contrainte la plus efficace n’est pas forcément pécuniaire. 

Crèche Haïfa

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02/06/21 L'exode de Mariel

En 1980, le régime de Fidel Castro expulse près de 125 000 cubains suspectés d’activités contrerévolutionnaires. Ils embarquent au port de Mariel en direction des côtes de Floride. Dépeint dans le film culte Scarface (1983), cet épisode est en partie célèbre parce qu’il constitue une expérience naturelle des conséquences économiques de l’immigration.

Exode de Mariel

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01/06/21 L'Europe n'est pas en paix

L’Union européenne a apporté la paix depuis 1945. C’est une phrase que l’on entend souvent ; rassurant les populations quant à la pacification du territoire continental. Mais c’est faux : depuis 1945 l’Europe a connu et connaît encore de nombreuses guerres sur son sol. Certes, il n’y a pas eu de nouveau conflit entre la France et l’Allemagne après les trois guerres subies entre 1870 et 1945. Mais cette réconciliation franco-allemande, absolument nécessaire pour le bien des peuples concernés et la stabilité du continent, n’est pas le résultat d’une superstructure européenne, mais de la volonté de deux hommes, Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, deux combattants des deux guerres mondiales qui sont parvenus à mettre un terme aux inimités entre les deux peuples. Cette réconciliation et cette entente furent ensuite poursuivies par tous les présidents français et chanceliers allemands. Pas de guerre entre la France et l’Allemagne donc, mais des guerres néanmoins en Europe. Par Jean-Baptiste Noé.

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31/05/21 L'Etat responsable de la pauvreté

Dans cette courte vidéo traduite, l'économiste et Nobel d'économie Milton Friedman répond à une question sur la responsabilité de la pauvreté en développant un raisonnement qui change des discours politiques traditionnels.

28/05/21 L'essor économique de la criminalité organisée au niveau mondial

L'essor économique de la criminalité organisée mondiale trouve ses origines dans la globalisation, l'effondrement de l'URSS et les effets des attentats du 11 septembre 2001. Parallèlement, les structures de ces organisations criminelles se sont progressivement calquées sur celles de l'économie légale. Enfin, il convient de souligner que la frontière entre activités légales et illégales est de plus en plus tenue du fait de l'interpénétration des deux sphères.

Mafia et globalisation

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27/05/21 L'endettement asservit les peuples

La dette est l’une des conséquences de notre État providence. Elle est un vol commis sur les générations futures et un asservissement pour les États qui la pratique à haute dose. « Pour payer la dette d’un jour, vous verrez fonder de nouveaux pouvoirs qui vont durer des siècles », prévenait déjà Alexis de Tocqueville dans L’Ancien Régime et la Révolution. La dette consiste à faire payer par les enfants non encore nés les plaisirs des pères. Dans un système démocratique qui repose sur une forme subtile d’achat de voix et de social clientélisme, elle est l’expédient efficace pour verser des subventions, bâtir des logements, satisfaire des intérêts catégoriels. C’est la fameuse théorie des choix publics démontrée notamment par James Buchanan. Les États s’endettent d’autant plus facilement que cette pratique est facile, que l’argent vienne d’Amérique ou de prêteurs privés. Quand cette pratique satisfait en plus la population qui peut ainsi jouir de la vie sans travailler, il n’y a aucune raison d’y mettre des freins. Et en plus les économistes keynésiens s’évertuent à faire croire que la dette est positive. Si même les théologiens légitiment le péché, il n’y a aucune raison d’être vertueux. Ainsi émerge l’idée que la dette est bonne puisqu’elle permet de faire fonctionner l’économie grâce aux dépenses productives et à l’investissement. Que cette dette serve essentiellement à payer des dépenses de fonctionnement ne semble pas troubler ses thuriféraires. On explique également qu’un État n’a pas besoin de rembourser sa dette. Puisque l’État est une divinité magique qui prodigue ses bienfaits et sa libéralité à ses adorateurs qui sacrifient pour lui, il n’y a aucune raison de désespérer de sa dette ni de craindre un défaut de paiement. Ainsi voguent les mythes attirés par les sirènes, avant de s’écraser sur les rochers de la réalité. Par jean-Baptiste Noé.

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