"Bien entendu, tout pays est sous-développé en ce sens que, n’étant pas encore parvenu à épuiser ses possibilités virtuelles, il est capable de continuer à avancer dans la voie du progrès technique" - Paul SAMUELSON

"Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème" - John Bowden CONNALLY

"Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation" - Thomas JEFFERSON

"La machine a jusqu’ici créé, directement ou indirectement, beaucoup plus d’emplois qu’elle n’en a supprimés" - Alfred SAUVY

"Prenons le cas de Singapour. […] On dirait un miracle économique. Mais le miracle est moins celui de l’inspiration que celui de la transpiration" - Paul KRUGMAN

"Tout l’art du bon gouvernement consiste à plumer l’oie de façon à obtenir le maximum de plumes avec le minimum de cris" - Jean-Baptiste COLBERT

"Le plein-emploi ou même une situation voisine du plein-emploi est rare autant qu’éphémère" - John Maynard KEYNES

"Il ne peut y avoir de crise la semaine prochaine, mon agenda est déjà plein " - Henry KISSINGER

"L'impôt tue l'impôt" - Arthur LAFFER

"On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment " - Cardinal de REITZ

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Analyses de l'économie

14/11/19 La mafia Daech

Après une enquête de plusieurs années sur Daech, Clément Fayol et Benoît Faucon livrent un reportage sur les réseaux mafieux de cette organisation. C’est un vrai travail de journalisme d’investigation qui est réalisé dans cet ouvrage, Un cartel nommé Daech (2017). C’est-à-dire une enquête fondée sur des échanges et des rencontres avec des membres de l’organisation, sur des sources recoupées et vérifiées et sur des propos qui ne sont écrits que lorsqu’ils ont été vérifiés. Ce que montre l’ouvrage, c’est que Daech n’est pas uniquement un réseau terroriste, mais aussi un réseau mafieux, avec de nombreuses connexions dans le monde arabe et musulman. L’organisation fait beaucoup d’argent, ce qui lui permet de tenir et ce qui justifie aussi son maintien. Par Jean-Baptiste Noé.

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13/11/19 Lien entre agriculture et développement

L'agriculture est le berceau de l'activité humaine. Apparue au Néolithique, 10 000 à 9 000 ans avant J.C., cette activité n'a cessé d'être au centre du développement depuis lors [1]. Aujourd'hui encore, si moins de 5 % de la population active des pays développés travaille dans l'agriculture, elle reste l'activité principale des individus dans les pays pauvres et en développement.

Les questions primordiales des économistes sont d'une part de savoir pourquoi les pays riches sont riches et les pays pauvres sont pauvres ? Et, d'autre part, comment permettre aux pays pauvres de croître pour rattraper les pays riches ? Ces questions sont bien sûr complexes et le but n'est pas ici de prétendre y répondre. Nous allons seulement tenter d'apporter un petit éclairage sur le rôle de l'agriculture dans le processus de développement.

Agriculture et Développement

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12/11/19 35 ans d'économie mondiale en 20 secondes

L'animation suivante montre l'évolution de la part de chaque pays dans le PIB mondial entre 1980 et 2015, et ce faisant souligne ainsi un basculement progressif mais certain du monde des pays développés vers les pays en développement.



11/11/19 La cigarette américaine est la meilleure monnaie

L'inflation s'est généralisée pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui a fait dire à John Kenneth Galbraith dans L’Argent (1975) que la cigarette américaine s'est révélée la meilleure monnaie possible parce qu’elle empêche l'inflation. 

Cigarette monnaie

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09/11/19 Friedrich HAYEK ou le probable impossible libéralisme

Friedrich HAYEK (1899-1992) est un économiste d'origine autrichienne et prix Nobel d'économie 1974. Il est largement méconnu du grand public alors même qu'il est un des penseurs du libéralisme économique les plus influents et les plus radicaux de son temps. Il est probablement un des économistes les plus éloignés des idéologies marxiste ou socialistes. En effet, il défend avec force de conviction les vertus du marché libre face aux effets pervers de la planification centralisée et à la main mise de l'Etat sur l'économie.

Le documentaire qui suit (malgré certains reproches possibles mais somme toute mineurs) est simple d'accès et ne nécessite pas de prérequis. Plus intéressant encore, il permet de mieux appréhender la pensée de Hayek sans caricature. Il met en perspective la pensée de F. Hayek en s'appuyant sur des évènements ou des périodes historiques majeurs : l'émergence des banques centrales, l'entre-deux guerres, la grande dépression, la seconde guerre mondiale, l'après-guerre, la libéralisation des marchés financiers, et enfin la crise globale actuelle. Le document présente également sa proposition la plus controversée, et probablement la plus révolutionnaire, à savoir en substance la disparition des banques centrales et la mise en concurrence de monnaies pouvant être émises par tout un chacun.

Sans statuer sur la pertinence ou non de la pensée de Hayek, le documentaire permet enfin de mettre en avant une des batailles intellectuelles les plus passionnantes et fondamentales de l'histoire humaine, à savoir celle qui oppose un monde "hayékien" (en référence à F.Hayek) au monde "keynésien" (en référence à l'économiste anglais John Maynard Keynes). Sans vouloir aller beaucoup plus en avant sur la question, il convient cependant de préciser que si le débat idéologique n'est toujours pas tranché entre ces deux visions (et qu'il ne pourra probablement jamais l'être), il n'en demeure pas moins qu'au regard de la situation actuelle, que les idées de John M. Keynes semblent d'ores et déjà avoir remporté une victoire probablement décisive auprès des dirigeants politiques et des populations, ne serait-ce que via ses propositions flattant le politique et étant beaucoup plus facilement acceptables par les populations.

 

07/11/19 Le Yémen : une guerre en siilence

Depuis 2014, la péninsule yéménite est le théâtre d’une guerre dont les causes sont complexes et où s’enchevêtrent des raisons religieuses et tribales. Ce conflit s’inscrit dans la longue histoire de la péninsule, qu’il revient de démêler pour mieux comprendre le conflit. Par Jean-Baptiste Noé.

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06/11/19 Société offshore : mode d'emploi

Après l'affaire des Panama Papers, l'analyse ci-dessous éclaire de façon très pratique et très pédagogique la notion de société offshore, permettant ainsi d'échapper aux fréquents écueils sur ce sujet et aux fantasmes.

Société offshore

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04/11/19 Milton Friedman contre l'euro

L’économiste américain Milton Friedman, connu comme le fondateur de l’École de Chicago, a fortement critiqué la création de la monnaie unique européenne. Il a aussi prédit les déboires que connaît depuis quelques années la zone euro, estimant peu probable qu’elle puisse survivre à une sérieuse épreuve économique. 

M.Friedman euro

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01/11/19 Donbass, la faillite de l'Europe

Dans le Donbass, à l’est de l’Ukraine, la guerre commencée en 2014 ne cesse de durer, même si cette zone n’est plus couverte par l’événement médiatique. Les accords de Minsk II, conclu le 11 février 2015 en Biélorussie avec la Russie, l’Allemagne, la France et l’Ukraine ont cherché à mettre un terme aux combats. Étaient présents également les représentants des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. Les accords prévoient notamment l’établissement d’un cessez-le-feu dans la région des combats et l’envoi d’observateurs réguliers pour vérifier la réalité de la cessation des affrontements. Or ce point-là n’est pas du tout respecté. Le conflit n’a pas cessé et il continue de faire rage entre l’armée ukrainienne et les groupes de défense du Donbass. Quatre ans de guerre donc, sans qu’une fin des combats n’apparaisse possible pour l’instant. Les chiffres officiels depuis 2014 font état de plus de 10 000 morts, tous camps confondus, de 20 000 blessés et d’un million de réfugiés. C’est une fourchette basse, surement en deçà de la réalité. Les réfugiés vont surtout en Russie, mais presque pas dans les autres régions de l’Ukraine. D’une part parce que la population du Donbass se sent davantage russe qu’ukrainienne et aussi parce que la Russie est plus attrayante que l’Ukraine. L’économie y est plus dynamique, les perspectives d’emploi et d’avenir plus grandes. À Kiev, un oligarque a succédé à un oligarque, avec les problèmes de corruption et de détournement de fonds inhérents à ce type de gouvernement. L’Ukraine est un pays qui va mal et où la situation politique demeure dégradée.Par Jean-Baptiste Noé.

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31/10/19 L'oreiller de la belle Aurore

C’est l’un des plats les plus grandioses de la gastronomie française actuelle. L’oreiller de la belle Aurore, chanté par Curnonsky et produit notamment à Lyon, près de la place Bellecour, chez Georges Reynon. C’est une pièce de 32 kilos composée d’une quinzaine de viandes, dont dix de gibiers, de foie gras, de poulet de Bresse et de truffes noires. Pigeon, caille, perdreau, canard, faisan, cerf, sanglier, lièvre…  composent la farce, sans oublier la pâte dorée, l’immense drap de cet oreiller, qui englobe le tout. Ce plat, et bien d’autres, sont présents dans l’ouvrage que Jean-Robert Pitte vient de publier, Atlas gastronomique de la France. C’est un véritable ouvrage de géopolitique, car l’histoire et la géographie ne cessent de se mêler et parce que les territoires sont façonnés par des rapports de force et des jeux de pouvoir. Un ouvrage accompagné de cartes superbes, qui permettent de visualiser immédiatement les sujets abordés : légumes, fruits, champignons, gibiers, pains, liqueurs… dressent une cartographie complète de la France et donnent une idée de son art de vivre, des distinctions régionales et des spécificités locales. En cette saison de Noël où la table est fêtée et rassemble, il n’est pas inutile de revenir sur cette géopolitique particulière.

C’est à tort que l’on dénigre l’étude de l’alimentation comme quelque chose de futile et de peu sérieux, alors que c’est au contraire une discipline essentielle. D’une part parce que bien manger est le propre de l’homme, et donc étudier cet art gastronomique est mener une enquête anthropologique de premier plan, d’autre part parce que la table renvoi à toute une série de réseaux propre à l’activité humaine : l’agriculture, l’industrie, les transports, l’économie, l’agronomie… Rien de tel pour comprendre en détail une société que d’étudier son alimentation. De cet Atlas gastronomique émergent deux grandes tendances : le rapport entre déterminisme et volontarisme et le rapport entre la ville et la campagne. Par Jean-Baptiste Noé.

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