"Moins le risque est grand, plus les spéculateurs fuient" - Maurice ALLAIS

"Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées." - Winston CHURCHILL

"L’économie est fille de la sagesse et d’une raison éclairée : elle sait se refuser le superflu, pour se ménager le nécessaire " - Jean-Baptiste SAY

"Bien entendu, tout pays est sous-développé en ce sens que, n’étant pas encore parvenu à épuiser ses possibilités virtuelles, il est capable de continuer à avancer dans la voie du progrès technique" - Paul SAMUELSON

"Un peuple est pacifique aussi longtemps qu'il se croit assez riche et redouté pour installer sournoisement sa dictature économique" - Georges BERNANOS

"Casser l’inflation se fait toujours au détriment de l’emploi" - Nicholas KALDOR

"Tout chômage quelconque a uniquement sa cause dans le fait que des changements dans les conditions de la demande ont lieu sans cesse, et que les résistances de frictions empêchent que l’ajustement des salaires appropriés ne s’effectue instantanément" - Arthur Cecil PIGOU

"Vous et moi venons par route ou par rail, mais les économistes voyagent en infrastructures " - Margareth THATCHER

"Dans ce monde complexe où l’information n’a jamais été aussi abondante, nous devons développer l’intelligence économique " - Jean ARTHUIS

"Notre économie change jour après jour et, en ce sens, elle est toujours nouvelle" - Alan GREENSPAN

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Analyses de l'économie

26/03/19 La crise financière des assignats et la Révolution française

Voici deux courtes vidéos (7 et 11 minutes) portant sur un épisode économique et financier très largement méconnu, voire totalement ignoré d'une grande partie de la population, alors même qu'il constitue un élément explicatif majeur d'un moment clef de l'Histoire de la France : la Révolution française et la crise des assignats. En effet, le roman national sciemment diffusé notamment par l'éducation nationale présente la Révolution française comme un évènement purement politique de révolte d'une classe opprimée et exploitée contre une monarchie dominante, en passant soigneusement sous silence l'ensemble des raisons économiques qui y ont amené, ainsi que leurs conséquences.

La première vidéo se focalise davantage sur la "bulle du Mississipi" au début du XVIIIème siècle et la seconde sur la crise des assignats à proprement parlé, avant, pendant et après la révolution de 1789, et jusqu'à l'avènement de Napoléon Bonaparte qui mit fin au système des assignats.

Malgré certains poncifs et raccourcis historiques et économiques, ces vidéos sont particulièrement intéressantes et pleines d'enseignements à l'aune des évènements économiques et financiers actuels que traversent la France, mais également le monde. Sans pouvoir faire un parallèle parfait entre la situation qui prévalait avec les assignats et la situation globale actuelle, tant les contextes sont différents, il n'en demeure pas moins que la propension des politiques à vouloir faire fi des réalités économiques et des comportements humains naturels, et à privilégier les solutions de facilité de court terme, n'a pas changé.

Enfin, il convient de souligner un petit élément de compréhension quant aux termes utilisés dans ces vidéos concernant l'expression "monnaie fiat". En effet, cette expression est utilisée à de nombreuses reprises par opposition à une "monnaie métal". Contrairement à la monnaie métal, dont la valeur est gagée sur le métal composant les supports monétaires (ici les pièces en or ou en argent *); une monnaie fiat est une monnaie fiduciaire, c'est-à-dire une monnaie qu'il est possible de détenir physiquement mais dont la valeur effective renvoie à la confiance que les détenteurs ont dans cette monnaie car sa valeur intrinsèque est nulle ou quasi nulle (ici des bouts de papier). In fine, la valeur de la monnaie fiat, au travers des assignats, renvoie à la croyance qui est accordée ou non à la promesse des autorités monétaires selon laquelle la détention de cette monnaie permet d'obtenir des biens en échange.

* Il aurait été possible de citer également le "Monneron" qui est une monnaie privée à base de cuivre lancée indépendamment des autorités monétaires publiques.

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25/03/19 Echange d'un trombone contre une maison

Kyle MacDonald est un Canadien de 26 ans à qui il vient, en 2005, une idée folle : réussir à troquer le trombone rouge un peu abîmé qui se trouve devant lui, grâce à une série d’échanges successifs, contre une maison.

Trombone contre maison kyde macdonald

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22/03/19 Philippines et Indonésie : les autres points chauds de l’islamisme

En matière d’islamisme, nos regards se portent vers le Moyen-Orient ou les Champs-Élysées, mais pas assez vers l’Asie, et notamment l’Asie du Sud-Est. Pourtant, que ce soit en Indonésie, aux Philippines ou en Thaïlande, les mouvements islamistes sont de plus en plus présents.

Phillipines Indonésie

Par Jean-Baptiste Noé

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21/03/19 Le transport aérien dans le monde

Xerfi Global a publié une étude sur le transport aérien dans le monde. Un secteur qui profite « a priori » d’un environnement favorable : le nombre de voyageurs et le volume de fret sont en hausse, le coût du kérosène est à bas niveau la consolidation du secteur améliore la rentabilité moyenne, et les compagnies aériennes se diversifient, notamment dans les services annexes qui représentaient 22% de leur chiffre d’affaire en 2016 contre à peine 10% en 2007. Pourtant, revenus et bénéfices ont baissé en 2016. Le chiffre d’affaire des compagnies aériennes commerciales est tombé à 637 Md€ en 2016, en baisse de 2% par rapport à 2015. En cause : la pression sur les prix exercée par la concurrence croissante des compagnies low-cost. Cette concurrence s’est traduite par une baisse des revenus moyens par passager et au final par de moindres recettes et profits.

20/03/19 "La vitre cassée" de l'économiste Frédéric BASTIAT

Frédéric BASTIAT (1801-1850) est un économiste français dont l'œuvre demeure largement méconnue en France alors même que ses idées continuent à rester d'actualité. Le texte qui suit ("La vitre cassée") est issu de ce qui est probablement son ouvrage le plus connu ("Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas"). Cette œuvre pamphlétaire n'est pas un manuel d'économie à proprement parlé mais plutôt une réflexion d'ensemble qui vise à souligner la facilité et l'erreur courante qui consistent à s'intéresser davantage aux effets visibles de court terme d'une mesure économique ("ce qu'on voit"), plutôt qu'à ses effets moins perceptibles à plus long terme alors même qu'ils sont souvent autrement plus importants ("ce qu'on ne voit pas").

Malgré un style suranné à mettre en parallèle avec l'époque dont il est issu, le texte est suffisamment clair, simple et succinct pour ne pas y ajouter de commentaires qui n'auraient pour seuls effets que d'alourdir un raisonnement qui se suffit à lui-même. Notons cependant qu'à une époque où la démagogie politique est devenue la règle, les politiques au pouvoir ont la fâcheuse tendance à ne s'intéresser qu'à "ce qui se voit" (prôner l'évidence et émettre une petite musique agréable et rassurante qui flatte le citoyen-électeur) plutôt qu'à "ce qui ne se voit pas" (la dure réalité des effets négatifs à long terme de ces mesures qui semblent a priori de bon sens) mais qui nécessite généralement du courage et implique une réflexion plus élaborée, mais malheureusement souvent peu payante sur le plan électoral.

La vitre cassée de Frédéric BASTIAT

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19/03/19 Le Paradoxe d'Abilène

La vidéo ci-dessous présente avec deux exemples pratiques le Paradoxe d'Abilène, à savoir le fait qu'un groupe peut collectivement entériner une décision dont aucun membre du groupe ne veut individuellement.

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18/03/19 La naissance de la règle des 3% de déficit de Maastricht

Depuis la crise de 2008, la France n’a jamais connu un déficit public inférieur à 3 %, ce qui lui vaut les remontrances de la Commission européenne. Ce seuil fatidique des 3 % sert notamment de référence pour les prévisions macroéconomiques et tous les calculs de réduction de la dépense publique. Il fait partie des critères dits « de Maastricht », devenus les « critères de convergence », qui doivent être respectés à la fois par les pays membres de l’Union européenne candidats à l’entrée dans la zone euro, et par les pays membres (sous peine d’avertissements, puis de sanctions).

 

Maastricht

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15/03/19 L’art de perdre la guerre

Le XXe siècle a illustré un paradoxe : la nation la mieux armée et la mieux équipée sur le plan militaire n’est pas forcément celle qui gagne la guerre. L’Allemagne a perdu la Grande Guerre, les États-Unis ont été vaincus au Vietnam et les Soviétiques en Afghanistan, la France a certes gagné la guerre d’Algérie, mais c’était pour mieux en partir. C’est à se demander si la puissance militaire sert encore à quelque chose. En face d’eux, des guérillas, des hommes déterminés, connaissant le terrain, ayant le soutien des populations civiles et obtenant finalement la victoire. Perdre la guerre semble être devenu le nouvel art occidental. Nous sommes certes capables de frapper l’Irak et la Libye, mais nous n’en faisons rien après. Nous pouvons bien intervenir en Centrafrique et au Mali, mais sans pouvoir réellement influer sur le cours des choses.

L'art de la guerre

Par Jean-Baptiste Noé.

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14/03/19 L'argent dans le football : les vraies règles du jeu

Xerfi Canal a reçu Pierre Rondeau, Professeur à la Sport Management School, pour parler du prix des transferts des joueurs de football.

13/03/19 "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" de l'économiste Frédéric BASTIAT

Frédéric BASTIAT (1801-1850) est un économiste français dont l'œuvre demeure largement méconnue en France alors même que ses idées continuent à rester d'actualité. Le texte qui suit est le texte introductif de ce qui est probablement son ouvrage le plus connu ("Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas"). Cette œuvre pamphlétaire n'est pas un manuel d'économie à proprement parlé mais plutôt une réflexion d'ensemble qui vise à souligner la facilité et l'erreur courante qui consistent à s'intéresser davantage aux effets visibles de court terme d'une mesure économique ("ce qu'on voit"), plutôt qu'à ses effets moins perceptibles à plus long terme alors même qu'ils sont souvent autrement plus importants ("ce qu'on ne voit pas"). 

Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas de Frédéric BASTIAT

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