"La seule cause de la dépression est la prospérité" - Clément JUGLAR

"La communication d’entreprise est une rare petite période heureuse entre deux communications de crise " - Thierry ORSONI

"Un économiste est quelqu’un qui expose l’évidence en termes incompréhensibles" - Alfred KNOPFT

"Lorsque circulent dans un pays deux monnaies dont l’une est considérée par le public comme bonne et l’autre mauvaise, la mauvaise chasse la bonne" - Sir Thomas GRESHAM

"Une société qui ne reconnaît pas que chaque individu à des valeurs qui lui sont propres qu'il est autorisé à suivre, ne peut pas avoir de respect pour la dignité de l'individu et ne peut réellement connaître la liberté" - Friedrich HAYEK

"N'acceptez ni les vérités d'évidence, ni les illusions dangereuses" - Maurice ALLAIS

"L’inflation est comme l’alcoolisme. Lorsqu’un homme se livre à une beuverie, le soir même cela lui fait du bien. Ce n’est que le lendemain qu’il se sent mal" - Milton FRIEDMAN

"La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts " - Georges CLEMENCEAU

"La machine a jusqu’ici créé, directement ou indirectement, beaucoup plus d’emplois qu’elle n’en a supprimés" - Alfred SAUVY

"L'avarice commence où la pauvreté cesse. " - Honoré de BALZAC

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Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

04/02/20 La guerre sale et ses armes

Les armes de guerre utilisées depuis quelques années sont de plus en plus souvent des armes non conventionnelles. Leur usage ne vise pas à obtenir une victoire stratégique par la destruction de l’ennemi, mais à ébranler la certitude de la victoire en instillant la peur et en annihilant les capacités défensives et offensives. Elles cherchent à stupéfier l’adversaire afin de l’empêcher de combattre. Ces armes ne sont plus dans le champ de la guerre d’affrontement classique, mais dans le champ de la guerre d’intimidation. Il s’agit de provoquer un effroi annihilateur qui bloque les défenses et empêche la riposte. C’est l’arme habituelle du terrorisme : gagner par l’emploi de la terreur contre l’ennemi. Ces armes sont regroupées sous le jargon NRBC pour « arme nucléaire, radiologique, biologique et chimique ». Elles prolifèrent chez les acteurs non étatiques, car elles sont supposées être plus simples d’emploi. Cette prolifération s’effectue soit avec l’aide officieuse de certains États soit par la fabrication de ces armes par les réseaux criminels. Dans tous les cas, elles nécessitent des moyens financiers et logistiques lourds, ce qui limite leur emploi. Par Jean-Baptiste Noé.

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03/02/20 L'expérience de la crèche de Haïfa en Israël

Tiré du bestseller Freakonomics (2005) coécrit par Steven Levitt et Stephen J. Dubner, l’expérience économique connue sous le nom de « la crèche de Haïfa » montre que la contrainte la plus efficace n’est pas forcément pécuniaire. 

Crèche Haïfa

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31/01/20 Anthropologie de la mondialisation

La mondialisation est un concept que l’on emploie régulièrement, comme une nouveauté, alors même qu’elle est aussi ancienne que le monde. Certes, depuis les années 1980 nous avons connu un accroissement des échanges, une rapidité des flux d’information, une ouverture de plus en plus grande des frontières et des échanges élargis avec l’ensemble des pays du monde. Ce sont là des phénomènes nouveaux, mais qui ne caractérisent pas la mondialisation, phénomène beaucoup plus ancien. L’Empire romain a connu une forme de mondialisation, au sein de son empire et avec l’extérieur : minerais venus d’Espagne, vin de Gaule, verrerie d’Égypte, esclave de Nubie… l’Empire romain est un vaste marché. Au XVIsiècle, c’est une autre mondialisation qui se développe, bien étudiée par Fernand Braudel et sa célèbre thèse sur la Méditerranée au temps de Philippe II. Ensuite, c’est le XVIIIe, avec l’ouverture à l’Inde et aux Amériques, puis le XIXe siècle et la découverte de l’Afrique. Ces ouvertures et ces découvertes sont les conséquences de la mondialisation, mais elles n’en sont pas les ressorts fondamentaux. La mondialisation est marquée par trois caractéristiques : l’échange, la curiosité, le mimétisme. Et elle a trois conséquences : l’ouverture au monde, l’accroissement des richesses, le renforcement des cultures fortes. Nous aborderons cette semaine ses caractéristiques et la semaine prochaine, ses conséquences. Par Jean-Baptiste Noé

 

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30/01/20 Italie : les brutes et les truands

Nous allons finir par croire que la diplomatie est une chose beaucoup trop sérieuse pour être laissée aux politiques. Ainsi de chaque côté des Alpes, nous assistons depuis quelques mois à des jeux puérils d’enfants en mal de quête de voix, qui prennent à partie leur population et font usage de leur diplomatie à des fins électorales. L’échéance à venir des élections européennes, importante autant pour le président Macron que pour la coalition italienne fait que ceux-ci instrumentalisent leurs différends pour remporter le scrutin.

 

Le premier à dégainer a été Emmanuel Macron, qui a tiré la ligne de partage des eaux en Europe : d’un côté les populistes de l’autre les progressistes ; ou comment rejouer le camp du bien face au camp du mal. Désigner le gouvernement romain comme faisant partie de « la lèpre nationaliste » n’était pas chose à réchauffer les relations entre Paris et Rome. Avoir fait de Matteo Salvini son ennemi européen afin de s’opposer à lui et de prendre la tête de la ligue des progressistes n’était pas non plus très habile. Sur la scène européenne, Emmanuel Macron est aujourd’hui seul. Plus personne ne le suit, ni le Royaume-Uni qui va bientôt partir, ni l’Espagne, ni l’Europe centrale, ni l’Allemagne qui ne veut pas se couper de l’Europe centrale. Il a beau faire, en Europe c’est un homme seul. Il cherche alors à surjouer le différent qui l’oppose avec Rome afin de remobiliser derrière lui le camp du bien contre la lèpre qui menace encore et toujours. Par Jean-Baptiste Noé.

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29/01/20 L'entreprise, la « boîte noire » de la théorie économique

  • La théorisation du fonctionnement de l'entreprise se scinde en deux époques : la théorie socle avec l'école néoclassique et les opposants du début du 20e siècle, puis la tentative de synthèse et le renouveau de la théorisation après les années 1970.
  • Il est paradoxal qu'avant le renouveau, la théorie ne soit pas toujours parvenue à définir clairement les frontières de l'entreprise et ses objectifs malgré sa place majeure dans le capitalisme.
  • De même, la théorie a longtemps cherché si l'objet d'étude devait être l'entreprise ou l'entrepreneur. Finalement pléthore de théories permettent aujourd'hui d'analyser l'entreprise comme un tout, avec des structures très mouvantes.
  • En réponse à ces manques théoriques, s'est développée depuis bientôt 50 ans une théorie plus moderne qui permet en partie de combler les difficultés posées par l'entreprise. C'est alors l'avènement des domaines tels : la théorie des firmes, la théorie des organisations et la finance d'entreprise.

Entreprise économie théorie

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