"Le problème avec la réduction des impôts sur le revenu c’est que ça stimule suffisamment l’économie pour que tout le monde rentre dans la tranche supérieure" - Harold COFFIN

"La puissance productrice d’un pays peut s’accroître d’une façon plus que proportionnelle à l’augmentation du chiffre de sa population" - Alfred MARSHALL

"Hélas! Qu'y a-t-il de certain dans ce monde, hormis la mort et l'impôt ?" - Benjamin FRANKLIN

"On a voulu, à tort, faire de la bourgeoisie une classe. La bourgeoisie est tout simplement la portion contentée du peuple" - Victor HUGO

"L'inflation est une taxation sans législation" - Milton FRIEDMAN

"La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir" - Paulo CUELHO

"Les gouvernements ont une vision très sommaire de l’économie. Si ça bouge, ajoute des taxes. Si ça bouge toujours, impose des lois. Si ça s’arrête de bouger, donne des subventions" - Ronald REAGAN

"L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté " - Alfred SAUVY

"Une société qui ne reconnaît pas que chaque individu à des valeurs qui lui sont propres qu'il est autorisé à suivre, ne peut pas avoir de respect pour la dignité de l'individu et ne peut réellement connaître la liberté" - Friedrich HAYEK

"L'humanité n'est pas sortie de l'âge de pierre parce qu'il n'y avait plus de pierres" - Ahmed Zaki YAMANI

Citation Suivante

Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

13/09/21 Les lunettes marxistes regardent encore le monde

La méconnaissance de la culture et de l’histoire d’un pays conduit à de graves impasses d’analyse. On ne peut comprendre l’action politique d’aujourd’hui et les réactions de certains peuples, si on méconnaît leur histoire, leur passé, leur littérature. L’affaire hongroise l’a révélée une nouvelle fois. Impossible de comprendre la politique du gouvernement actuel si on oublie que ce pays a été sous le joug communiste pendant près de cinquante ans et qu’il aspire donc aujourd’hui à la liberté et à l’indépendance.

En 1956, quand les troupes du pacte de Varsovie ont débarqué à Budapest, peu de monde en Europe a protesté contre cette agression. Chaudement repliés derrière le rideau de fer, protégés par l’OTAN, les Européens ont laissé faire et n’ont guère réagi. La répression à Budapest est aujourd’hui estimée à 25 000 morts, à quoi s’ajoutent près de 200 000 Hongrois partis en exil. Imre Nagy, le chef hongrois qui avait tenté de desserrer l’étau soviétique, fut laissé au pouvoir en 1956, puis arrêté en 1958 et exécuté. La répression fut d’une telle sévérité que les habitants en furent groggy et ne tentèrent plus aucune opposition avant 1989, soit trente ans. Il a fallu attendre la génération suivante pour que des jeunes qui n’avaient pas connu la répression de 1956-1958 osent se soulever contre le communisme.

L’Europe qui n’avait pas bougé alors prend aujourd’hui des sanctions contre la Hongrie parce que le Parlement de Strasbourg a estimé que le gouvernement Orban (réélu triomphalement pour un troisième mandat soit dit au passage) menait une politique trop indépendante. On peut comprendre qu’après avoir tant lutté contre l’URSS, les Hongrois n’aient pas envie de brader leur souveraineté à un autre conglomérat de pays. On peut comprendre aussi leur ressentiment face à ceux qui, ne les ayant pas aidés hier, leur disent aujourd’hui comment ils doivent gérer leur pays.

La question hongroise d’aujourd’hui est révélatrice d’une pensée marxiste qui imprègne encore les esprits. Si le marxisme, dans sa version stalinienne, a été vaincu, il demeure dans des versions trotskystes et maoïstes qui continuent d’imposer leur grille de lecture aux événements géopolitique. Par Jean-Baptiste Noé.

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09/09/21 Les enjeux de l’océan Indien

Vu d’Europe, c’est un peu l’océan oublié, parce qu’il se trouve dans un angle mort du globe, entre l’Europe et l’Asie. Tout donne à penser que l’océan Indien est fait pour être traversé, entre Suez et Malacca, non pour être exploité. Il est pourtant l’un des océans les mieux entourés : à l’ouest, la Somalie et ses pirates, le golfe d’Aden et le détroit d’Ormuz par où transite une grande partie du pétrole mondial. Au nord, l’Iran, le Pakistan et l’Inde, à l’est, les marches de l’Asie : Singapour, la Malaisie, et les portes de la Chine. Au sud, le grand vide de terres, mais des îles stratégiquement importantes dont, pour la France, l’île Tromelin et la Réunion.

Océan Indien

Par Jean-Baptiste Noé

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08/09/21 Les deux cités, Rome et Paris

C’est dans le terminal 2 de Roissy, juste avant de prendre un avion pour Rome, que j’ai appris la nouvelle du bombardement des dépôts chimiques en Syrie. Ce qui semble être, pour l’instant, un coup bien inutile qui dénote néanmoins l’impuissance occidentale dans la région a occulté la vraie information moyen-orientale, celle du sort du général Haftar. L’homme fort de l’Est libyen serait mort à Paris le 13 avril. On ne peut ici qu’employer le conditionnel, car les sources divergent : certaines le donnent mort, d’autres souffrant. Quoi qu’il en soit, cela nous apprend que le général Haftar est soigné à Paris, ce qui démontre les liens entre la France et ce gouvernement instable qui tente de recoller les pièces libyennes. Haftar est soutenu par la Russie, qui veut profiter de la faiblesse des Occidentaux pour revenir dans le jeu nord-africain. Ils sont deux hommes à pouvoir reprendre le pouvoir en Libye, Saïf al-Islam Khadafi, le fils du colonel, et le général Haftar. Le premier tenant l’ouest et le second l’est. La mort, ou la maladie grave du général, offre un boulevard à Khadafi, même si les pays d’Europe auront du mal à accepter que le fils succède au père. Trop tournés que nous sommes vers la Syrie et vers ce bombardement d’entrepôts, nous risquons de négliger la Libye où des choses essentielles se passent, ainsi que le Mali, où une attaque sans précédent s’est déroulée samedi contre les forces de l’ONU et la présence française. Le bilan est lourd : un mort côté ONU et une dizaine de soldats blessés. La France s’enlise au Mali et n’arrive pas à trouver de solution à la crise. Par Jean-Baptiste Noé.

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08/09/21 Les deux laïcités

La laïcité « à la française » est un produit qui s’exporte mal et qu’il est difficile d’expliquer en dehors de nos frontières. J’en ai encore eu la preuve la semaine dernière où j’étais convié à un colloque à Rome, au centre Saint-Louis, à l’initiative de l’institut Acton. Il ne fut pas facile d’expliquer ce concept aux Italiens et aux Américains qui peuplaient essentiellement ce colloque. L’apéritif alla francese qui a suivi fut beaucoup plus explicite. Par Jean-Baptiste Noé.

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07/09/21 Les conséquences géopolitiques du communisme

Quand en octobre 1917 les bolcheviks se sont emparés du pouvoir, la plupart des observateurs européens n’imaginaient pas les causes nombreuses que ce nouveau régime allait provoquer. La révolution d’octobre était dans la continuité de celle de février, qui avait renversé un tsar affaibli que personne ne semblait vraiment regretter.

La lecture des chroniques diplomatiques de Jacques Bainville publiées au cours de cette année montre que cet historien, très au fait de la Russie, analyse l’événement d’octobre dans sa continuité. Ce n’est que plus tard que cet événement a été perçu comme une rupture, quand il est apparu aux yeux de tous que ce n’était pas seulement un nouveau régime qui avait pris le pouvoir, mais aussi une nouvelle idéologie.

Les conséquences géopolitiques de l’arrivée du communisme furent multiples. En Europe, il contribua à l’arrivée au pouvoir du nazisme et du fascisme. Ces idéologies s’inscrivent dans l’histoire particulière de l’Allemagne et de l’Italie, mais elles se sont aussi développées à cause de la peur du communisme propagée dans certaines couches de la population. Populations qui n’ont pas vu, d’ailleurs, que le fond de ces idéologies était le même, à savoir le socialisme. C’est cette « guerre civile européenne » qu’a analysée l’historien allemand Ernst Nolte, dans un ouvrage qui fit beaucoup de bruits dans le monde intellectuel allemand. L’irruption du bolchévisme a donc fracturé l’Europe dès les années 1920.

C’est une Europe coupée en deux qui a surgi de la Seconde Guerre mondiale, la partie ouest se rattachant irrémédiablement aux États-Unis pour éviter d’être mangé par Moscou. Là aussi, la peur de l’invasion communiste, réelle quoiqu’amplifiée, a eu des répercussions géopolitiques : la construction européenne d’une part, l’inféodation aux États-Unis d’autre part. De l’autre côté du mur, c’est la peur agitée de l’invasion américaine qui a servi de justification à Moscou pour contrôler les territoires occupés. Le communisme provoqua une rupture artificielle et nouvelle entre Europe de l’Est et Europe de l’Ouest, qui demeure encore aujourd’hui dans les esprits. C’est aussi une des conséquences de la fin de l’empire autrichien, qui a laissé l’Europe centrale avec un ventre mou.

Communisme

Par Jean-Baptiste Noé, IdL

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