"La confiance est une institution invisible qui régit le développement économique" - Kenneth ARROW

"L’économie est fille de la sagesse et d’une raison éclairée : elle sait se refuser le superflu, pour se ménager le nécessaire " - Jean-Baptiste SAY

"On attire l'ennemi par la perspective d'un avantage ; on l'écarte par la crainte d'un dommage. " - SUN TZU

"Bien entendu, tout pays est sous-développé en ce sens que, n’étant pas encore parvenu à épuiser ses possibilités virtuelles, il est capable de continuer à avancer dans la voie du progrès technique" - Paul SAMUELSON

"La seule cause de la dépression est la prospérité" - Clément JUGLAR

"Les communistes sont ceux qui ont lu Marx. Les anti-communistes sont ceux qui l'ont compris " - Ronald REAGAN

"Les hommes ne voient la nécessité que dans la crise " - Jean MONNET

"On a voulu, à tort, faire de la bourgeoisie une classe. La bourgeoisie est tout simplement la portion contentée du peuple" - Victor HUGO

"L'étonnante tâche des sciences économiques est de démontrer aux hommes combien en réalité ils en savent peu sur ce qu'ils s'imaginent pouvoir modeler" - Friedrich HAYEK

"Le changement du monde n’est pas seulement création, progrès, il est d’abord et toujours décomposition, crise " - Alain TOURAINE

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Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

03/10/19 Chrétiens d’Orient : deux mille ans d’histoire

« Chrétiens d’Orient. Deux mille ans d’histoire » est l’une des heureuses expositions de cet automne à Paris. L’Institut du monde arabe qui l’organise et l’abrite a réalisé un accrochage d’excellente facture. Plus de 300 pièces sont exposées : des mosaïques, des vêtements, des objets liturgiques, le tout servi par des cartes, des frises chronologiques et des textes bien travaillés. Cette exposition est importante à plusieurs titres. D’une part parce que l’on parle beaucoup des chrétiens d’Orients depuis 2011, sans véritablement les connaître. Ensuite parce que nous commémorons le centième anniversaire des accords Sykes-Picot (1916) puis de la déclaration Balfour (1917) qui ont eu tous deux de grandes conséquences sur la région. Enfin parce qu’en dépit de sa proximité géographique, l’Orient nous est très éloigné sur le plan culturel. C’est certes un cliché de dire qu’il est compliqué et que nous avons des idées simples sur lui, mais c’est aussi une réalité.

Dans ce genre d’exposition, on pouvait craindre les poncifs larmoyants et les expressions de bien-pensance, il n’en est rien. Elle n’occulte pas les difficultés, les nombreux massacres commis et l’apport du christianisme à l’islam. C’est une exposition tout à fait fiable sur le plan historique.

Chrétiens d'orient

Par Jean-Baptiste Noé, IdL

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02/10/19 Edward H. CHAMBERLIN : Théorie de la concurrence monopolistique

Né en 1899, Edward Hastings CHAMBERLIN est un économiste américain. Il obtint sa thèse en 1927 à l'université de Harvard aux Etats-Unis qu'il ne quittera plus jusqu'à sa retraite. Sa contribution principale aux sciences économiques a été publiée en 1933 sous le titre "The Theory of Monopolistic Competition" ("Théorie de la concurrence monopolistique"). Sa théorie a deux ambitions : expliquer le comportement individuel d'entreprises concurrentes quand des éléments de différenciation existent, et souligner la façon selon laquelle un équilibre de marché s'établit entre elles. 

Edward Hastings CHAMBERLIN

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01/10/19 Y a-t-il une limite à la croissance économique ?

Sans apporter une réponse tranchée quant à la limite de la croissance économique, cette courte vidéo présente néanmoins des éléments de compréhension et de réflexion via la combinaison de brèves interventions éclairées d'économistes.

30/09/19 Pas de croissance dans l'antiquité

Fonctionnant sur une économie foncière et agricole, la société antique ignorait la croissance économique. En effet, elle concevait les échanges économiques comme un jeu à somme nulle, d’où notamment sa propension à considérer les fortes inégalités dont elle était marquée comme naturelles. La pensée économique de Platon est caractéristique de cette ignorance.

Platon

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27/09/19 Les deux cités, Rome et Paris

C’est dans le terminal 2 de Roissy, juste avant de prendre un avion pour Rome, que j’ai appris la nouvelle du bombardement des dépôts chimiques en Syrie. Ce qui semble être, pour l’instant, un coup bien inutile qui dénote néanmoins l’impuissance occidentale dans la région a occulté la vraie information moyen-orientale, celle du sort du général Haftar. L’homme fort de l’Est libyen serait mort à Paris le 13 avril. On ne peut ici qu’employer le conditionnel, car les sources divergent : certaines le donnent mort, d’autres souffrant. Quoi qu’il en soit, cela nous apprend que le général Haftar est soigné à Paris, ce qui démontre les liens entre la France et ce gouvernement instable qui tente de recoller les pièces libyennes. Haftar est soutenu par la Russie, qui veut profiter de la faiblesse des Occidentaux pour revenir dans le jeu nord-africain. Ils sont deux hommes à pouvoir reprendre le pouvoir en Libye, Saïf al-Islam Khadafi, le fils du colonel, et le général Haftar. Le premier tenant l’ouest et le second l’est. La mort, ou la maladie grave du général, offre un boulevard à Khadafi, même si les pays d’Europe auront du mal à accepter que le fils succède au père. Trop tournés que nous sommes vers la Syrie et vers ce bombardement d’entrepôts, nous risquons de négliger la Libye où des choses essentielles se passent, ainsi que le Mali, où une attaque sans précédent s’est déroulée samedi contre les forces de l’ONU et la présence française. Le bilan est lourd : un mort côté ONU et une dizaine de soldats blessés. La France s’enlise au Mali et n’arrive pas à trouver de solution à la crise. Par Jean-Baptiste Noé.

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