"La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire. L’homme est une création du désir, et pas une création du besoin" - Gaston BACHELARD

"Un économiste est quelqu’un qui expose l’évidence en termes incompréhensibles" - Alfred KNOPFT

"L’économie se venge toujours" - Raymond BARRE

"Une idée fausse mais claire et précise aura toujours plus de puissance dans le monde qu'une idée vraie mais complexe" - Alexis De TOCQUEVILLE

"Les hommes ne voient la nécessité que dans la crise " - Jean MONNET

"La puissance productrice d’un pays peut s’accroître d’une façon plus que proportionnelle à l’augmentation du chiffre de sa population" - Alfred MARSHALL

"La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir" - Paulo CUELHO

"Qui ne peut attaquer le raisonnement, attaque le raisonneur " - Paul VALERY

"Quand vous êtes capable, feignez l'incapacité. Quand vous êtes proche, feignez l'éloignement. Quand vous êtes loin feignez la proximité" - Sun TZU

"La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts " - Georges CLEMENCEAU

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Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

21/11/19 Comment faire une nation ?

Les mouvements régionalistes qui touchent l’Europe posent une question de fond : comment construire une nation et qu’est-ce qui fait que l’on s’attache à tel ou tel pays, tel ou tel peuple ? Deux écoles de géopolitique se sont affrontées sur ce sujet, l’allemande et la française, dont la question alsacienne en a été le paroxysme. Pour les Allemands, le peuple est uni par le sang, la langue, le territoire. C’est l’idée de Fichte dans ses Discours à la nation allemande, reprise par tous les penseurs, avec parfois des nuances. Bismarck, Guillaume II, les officiers de la Wehrmacht et les cadres nazis ont, sur ce sujet, la même vision du monde. D’où l’Anschluss, l’annexion des Sudètes et celle de l’Alsace ; tous les Allemands devant être unis dans un même pays. Pour l’école française, la nation est une adhésion volontaire à des idées. Cette notion est née de la Révolution française. Un Italien qui adhère aux idéaux de la Révolution est Français. Un Français qui rejette ces idéaux n’appartient plus à la communauté nationale. D’où l’affrontement entre Numa Fustel de Coulanges et Théodore Mommsen, tous deux grands historiens, lors de la discussion de l’annexion de l’Alsace. Par Jean-Baptiste Noé.

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20/11/19 Universités, et si les étudiants payaient plus ?

Améliorer l'accès?

Le gouvernement a annoncé son plan pour l'entrée des étudiants à l'université. Pas de sélection, ni de prérequis strict, mais des mécanismes visant à éviter les tirages au sort dans les filières en tension et des cours supplémentaires pour les étudiants en difficulté. Le tout avec la promesse de quelques moyens supplémentaires, loin d'être suffisants pour faire face à la hausse des effectifs. Les universités françaises continueront pour l'essentiel de manquer de moyens et de fonctionner dans un état pitoyable.

On peut le déplorer mais c'est ainsi : il n'y a pas beaucoup d'appétit en France pour investir beaucoup plus d'argent public dans l'enseignement supérieur. Répéter sans arrêt qu'il faut dépenser plus pour les étudiants est vain et inutile : cela ne change rien. Les élites dirigeantes s'en sortent en mettant leurs enfants dans des filières protégées; Les étudiants qui passent par les mailles du filet s'en sortent tant bien que mal; quant à ceux qui sortent sans diplôme de l'université ou y perdent leur temps, cela fait longtemps qu'ils n'intéressent personne.

Le contribuable ne veut pas payer plus pour les universités; Les contributions des entreprises sont rares et posent rapidement des problèmes d'indépendance des chercheurs; Peut-on faire autrement? Par Alexandre Delaigue.

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18/11/19 Les troubles digestifs de Rockefeller

Le célèbre self-made-man américain, qui a compté parmi les hommes les plus riches de son temps – s’il n’a pas été en fait le plus riche – ressentait une extrême anxiété dans la conduite de ses affaires, qui se concrétisait en des affections chroniques. En particulier, le fondateur de la dynastie industrielle souffrait de maux d’estomac qui excitaient l’imagination jalouse de la presse et de l’opinion. Par Romain Treffel.

John_D._Rockefeller_1885

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15/11/19 Les deux laïcités

La laïcité « à la française » est un produit qui s’exporte mal et qu’il est difficile d’expliquer en dehors de nos frontières. J’en ai encore eu la preuve la semaine dernière où j’étais convié à un colloque à Rome, au centre Saint-Louis, à l’initiative de l’institut Acton. Il ne fut pas facile d’expliquer ce concept aux Italiens et aux Américains qui peuplaient essentiellement ce colloque. L’apéritif alla francese qui a suivi fut beaucoup plus explicite. Par Jean-Baptiste Noé.

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14/11/19 La mafia Daech

Après une enquête de plusieurs années sur Daech, Clément Fayol et Benoît Faucon livrent un reportage sur les réseaux mafieux de cette organisation. C’est un vrai travail de journalisme d’investigation qui est réalisé dans cet ouvrage, Un cartel nommé Daech (2017). C’est-à-dire une enquête fondée sur des échanges et des rencontres avec des membres de l’organisation, sur des sources recoupées et vérifiées et sur des propos qui ne sont écrits que lorsqu’ils ont été vérifiés. Ce que montre l’ouvrage, c’est que Daech n’est pas uniquement un réseau terroriste, mais aussi un réseau mafieux, avec de nombreuses connexions dans le monde arabe et musulman. L’organisation fait beaucoup d’argent, ce qui lui permet de tenir et ce qui justifie aussi son maintien. Par Jean-Baptiste Noé.

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