"Si vous m'avez compris c'est que je me suis mal exprimé" - Alan GREENSPAN

"Pour être valable toute théorie, quelle qu'elle soit, doit être confirmée, tant dans ses hypothèses que dans ses conséquences, par les données de l'observation" - Maurice ALLAIS

"Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le socialisme, les gens ont davantage de parkings " - Winston CHURCHILL

"Quand vous êtes capable, feignez l'incapacité. Quand vous êtes proche, feignez l'éloignement. Quand vous êtes loin feignez la proximité" - Sun TZU

"On n’est jamais mieux gouverné que lorsqu’il n’y a pas de gouvernement" - Jean-Baptiste SAY

"Tous les hommes politiques appliquent sans le savoir les recommandations d’économistes souvent morts depuis longtemps et dont ils ignorent le nom " - John Maynard KEYNES

"Les crises de demain sont souvent le refus des questions d’aujourd’hui " - Patrick LAGADEC

"Un Economiste peut commettre deux erreurs, la première consiste à ne pas calculer et la seconde à croire en ce qu’il a calculé" - Michal KALECKI

"La confiance est une institution invisible qui régit le développement économique" - Kenneth ARROW

"Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France " - Maximilien DE BETHUNES, Duc de Sully

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Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

22/05/20 Qu’est-ce que le choc des civilisations ?

Le livre de Samuel Huntington Le choc des civilisations (1996) est paru depuis vingt ans et il continue d’alimenter la réflexion. Généralement, le titre est cité pour être aussitôt démenti : « Il n’y a pas de choc de civilisation » s’exclame-t-on alors. Choc des civilisations, tonner contre, aurait pu dire Flaubert dans son Dictionnaire des idées reçues. Or la pensée de Samuel Huntington (1927-2008) est autrement plus complexe que ce titre slogan. Avant de réfuter l’ouvrage, comme le font certains, il convient d’abord de le lire et d’analyser la réflexion d’Huntington.

Choc des civilisations

Par Jean-Baptiste Noé, IdL

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21/05/20 Face aux commerces, la ville se modifie

Logement, commerce, déplacement : c’est la triade urbaine, à laquelle il faut ajouter le lieu de travail, qui conditionne l’organisation spatiale des villes. Si nous nous en tenons ici aux commerces, nous constatons une transformation en cours qui reconfigure les espaces urbains. À partir des années 1960 sont apparus les centres commerciaux, rebaptisés hyper ou supermarché selon leur surface. Le 15 juin 1963 ouvre le premier supermarché Carrefour à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne). Un magasin de 2 500 m² avec 450 places de parking, installé au milieu des champs, loin de la ville. Les prix sont 15 à 20% inférieurs aux épiceries classiques et l’on trouve tout sous le même toit. Pour les ménagères soucieuses de leur budget et de leur temps c’est une aubaine, qui a donné naissance à de très nombreux autres hyper à travers la France.

L’espace urbain s’est reconfiguré autour de ces centres commerciaux. Cela donne des zones d’activités à l’extérieur des villes, auxquelles on accède par des voies autoroutières. En 1969 ouvre Cap 3000 à Nice puis Parly 2 au Chesnay. 150 boutiques situées à proximité d’une sortie d’autoroute auxquelles on accède grâce à la voiture, vue comme un élément de libération. Des prix bas, de l’abondance, de la variété, des gains de temps et de coûts : l’hyper révolutionne la ville et la vie.

Les choses changent, les hypers aussi. Ceux d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec les hangars tristes et monotones des années 1960. Ils sont désormais conçus comme des lieux de vie et des reproductions de petites villes. On y trouve des cinémas, des centres de sport et de loisirs, des services publics ; l’architecture se veut davantage intégrée et imite les rues piétonnes des villes. Le beau et l’esthétique essayent de se conjuguer dans des décors qui font parfois un peu carton-pâte. Par Jean-Baptiste Noé.

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20/05/20 En mer de Chine, des tensions multiples

Tournons nos regards vers l’Asie, qui est un peu l’angle mort de la diplomatie française, et vers la mer, pas encore assez considérée dans les réflexions géopolitiques. Cela permet de s’interroger sur les tourments en mer de Chine méridionale, où transite 30% du commerce maritime international. Là se joue l’influence future de la Chine, qui aspire à être une puissance maritime et une puissance régionale, les craintes du Japon, qui ne veut pas voir son voisin rival se déplacer dans une zone d’influence qui fut la sienne, et la présence des États-Unis, bien décidés à encercler la Chine pour éviter que celle-ci ne prenne trop de poids dans cette zone stratégique. Par Jean-Baptiste Noé, IdL.

Tensions mer de Chine

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19/05/20 Economies d'échelle et stratégies de volume : les pièges cachés

Quels sont les pièges cachés liés à une stratégie de volume liée au concept d'économies d'échelles ? Vous avez certainement déjà entendu cette blague d’entrepreneur : « Ce n’est pas grave de vendre à perte, on se rattrapera sur le volume ! ». Non ! Si vous vendez à perte, vous perdrez encore plus en faisant du volume. En fait, derrière cette boutade, on devine les limites d’un concept majeur en stratégie d’entreprise : les économies d’échelle

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18/05/20 Une prophétie de Pompidou

Le deuxième président de la Ve République est resté dans les mémoires comme le chantre de l’expansion, celui qui a mis la France sur la voie d’une révolution industrielle, par la constitution de groupes puissants (Lagardère, Dassault, Bouygues, Mulliez), de filières industrielles (Concorde, Ariane, Airbus, TGV, etc.) et de grandes infrastructures de transport (réseau autoroutier multiplié par dix). Il portait cependant aussi une grande attention à la politique d’aménagement du territoire et à la protection de l’environnement, alors que la vague écologiste venait seulement de naître aux États-Unis et commençait tout juste de toucher la France. Cet équilibre auquel il tenait est également révélateur d’une compréhension extrêmement fine et perspicace des évolutions emportées par l’urbanisation et la modernisation des milieux de vie. 

Georges Pompidou

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