"L'épargne et l'accumulation de biens de capitaux qui en résulte sont au début de chaque tentative d'améliorer les conditions matérielles de l'homme; c'est le fondement de la civilisation humaine" - Ludwig Von MISES

"Mes clients sont libres de choisir la couleur de leur voiture à condition qu’ils la veuillent noire" - Henry FORD

"Les bonnes questions ne se satisfont pas de réponses faciles" - Paul SAMUELSON

"La première panacée pour une nation mal dirigée est l’inflation monétaire, la seconde est la guerre. Les deux apportent prospérité temporaire et destruction indélébile. Les deux sont le refuge des opportunistes économiques et politiques" - Ernest HEMINGWAY

"On taxe les riches car ils sont riches et on taxe les pauvres car ils sont nombreux " - blague de fiscaliste

"Le socialisme est une philosophie de l'échec, le crédo de l'ignorance et l'évangile de l'envie " - Winston CHURCHILL

"Il serait un mauvais économiste celui qui ne serait qu’économiste" - Friedrich HAYEK

"L'économie mondiale demeure une notion abstraite aussi longtemps que l'on ne possède pas un compte en banque" - Achille CHAVEE

"Détruire la concurrence, c’est tuer l’intelligence" - Frédéric BASTIAT

"La récession c'est quand votre voisin perd son emploi; la dépression c'est quand vous perdez le vôtre" - Harry S. TRUMAN

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Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

18/09/20 Socialisme urbain égal faillite des villes

Le socialisme est très prévisible : il assure la faillite de tous les systèmes où il est appliqué. Cela est valable pour un secteur économique, un pays, une ville. La ville est un objet d’étude géopolitique curieux. Elle est essentielle, puisque c’est là que se concentre la population, la richesse économique, les lieux de pouvoirs. Mais elle occupe un espace beaucoup plus restreint que les campagnes, donc moins visible au niveau de la cartographie. Un point a moins d’effet qu’un espace. Raison pour laquelle, entre autres, l’objet urbain est assez peu étudié. Paris fait de moins en moins rêver : prix du logement très élevé, insécurité, congestion des transports, risque d’attentat, etc. Longtemps, la capitale a été perçue comme un lieu de promotion humaine. Aujourd’hui, elle est vue par beaucoup comme un lieu répulsif que l’on souhaite quitter. Effet de mode ? Pas seulement. Cela est dû à la confrontation de deux réalités : l’amélioration des villes moyennes, la dégradation de Paris, sous l’effet du socialisme municipal. Par Jean-Baptiste Noé.

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10/09/20 Gagner la guerre asymétrique

Quand deux armées s’affrontent, avec une identique typologie guerrière, la compréhension du conflit est aisée : c’est la guerre symétrique. En revanche, la guerre de guérilla, l’insurrection et la guerre de propagande sont des conflits plus délicats à aborder : c’est la guerre asymétrique. L’histoire récente a vu la grande armée des États-Unis vaincue de façon systématique par la guerre d’insurrection : Afghanistan, Irak, Syrie, etc. Les stratèges et les militaires ont des difficultés à penser cette forme de guerre et à établir les moyens de la gagner. René Girard peut être lu comme un penseur de la guerre et, à travers son œuvre, se dessine des pistes pour soutenir la guerre asymétrique et la remporter.

Raphaël Baeriswyl consacre un essai à la pensée stratégique et militaire de René Girard, qui ne se limite pas aux questions stratégiques, mais qui les aborde néanmoins. Cet essai permet d’éclaire les enjeux de la guerre asymétrique en en présentant son véritable visage. (Raphaël Baeriswyl, Le pacte des Idoles. Trois essais girardiens, Ad Solem, 2019). Par Jean-Baptiste Noé.

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03/09/20 L’Égypte, don du Nil et du gaz ?

« L’Égypte est un don du Nil » selon la belle formule du géographe Hérodote, qui décrit les paysages et l’histoire de ce pays dans ses enquêtes. Quiconque s’y est rendu se rend compte que ce pays est une île enlacée autour d’une bande fluviale qui lui apporte son eau et ses fertilisants indispensables au développement du pays. Ce n’est que depuis peu que le tourisme, archéologique et balnéaire, est devenu une autre source de richesse, auquel s’ajoutent les frais de péage du canal de Suez. La mort brutale de l’ancien président Morsi le 17 juin durant son procès au Caire clôture la courte parenthèse des Frères musulmans au pouvoir dans le pays. Le maréchal Al-Sissi a pris la suite, revenant au pouvoir militaire, comme Moubarak, Sadate et Nasser avant lui. L’armée continue de structurer la vie politique et économique de ce pays.

La nouveauté provient de la Méditerranée et des champs gaziers qui y sont découverts et qui révèlent des potentiels très importants. La partie est de la Méditerranée est en train de devenir un hub gazier majeur, contrebalançant les pays du Golfe. Israël, l’Égypte, Chypre et la Syrie pourraient ainsi devenir des acteurs de premier plan, ce qui ne va pas sans défi : exporter ses ressources (et donc construire des routes) et éviter les tensions militaires autour de ces champs d’hydrocarbures. Par Jean-Baptiste Noé.

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24/08/20 Patriotisme, peut-on encore aimer son pays ?

La galaxie libérale a perdu l’un de ses membres la semaine dernière avec le décès d’Ivan Blot après plusieurs mois de lutte contre un cancer. Libéral un peu atypique, car il avait une grande admiration pour la Russie, alors que la plupart des libéraux français regardent plutôt vers les États-Unis. Il était membre du club de Valdaï, ancien député national puis député européen dans les années 1980-1990. Il avait notamment contribué à la diffusion de l’œuvre de Friedrich Hayek en France. Membre du cabinet de Jacques Chirac lorsque celui-ci était maire de Paris, il avait organisé une rencontre entre les deux hommes en 1985 durant laquelle Hayek c’était vu remettre la médaille d’or de la ville de Paris. Nous avions le même éditeur, Bernard Giovanangeli, et c’est grâce à ce dernier que j’ai pu le rencontrer à plusieurs occasions. Auteur de plusieurs livres de philosophie politique, il défendait notamment la démocratie directe. En mars dernier, il publiait un livre consacré au patriotisme : Patriotisme et résistance nationale, qui posait une question simple : peut-on aimer sa patrie ? Dans moins d’un mois, nous allons commémorer le centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, et le moins que l’on puisse dire c’est que cet événement marquant ne semble pas passionner les foules. J’ai toujours été surpris de la différence d’approche sur ce sujet entre l’Angleterre et la France. En Angleterre, hommes politiques et journalistes portent les poppiesen public, qui est en vente dans de nombreux kiosques. En France, nous avons le bleuet de France, quasiment introuvable et pratiquement inconnu. Pourtant, le coquelicot pour les Anglais, le bleuet pour les Français sont les fleurs symboles de la lutte des soldats pour la défense de leur pays et donc de leur liberté. Aimer son pays, sa patrie semble en quelque sorte interdit, ce qui amène à s’interroger sur le vrai sens du patriotisme. Par Jean-Baptiste Noé.

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21/08/20 Europe centrale, le nouveau compromis danubien

Il y a un siècle déjà disparaissait la double monarchie d’Autriche-Hongrie. Disparition en plusieurs temps, comme les valses du bord du Danube : d’abord la dissolution de l’État à la suite de la défaite de 1918, puis la ratification de cette séparation avec les traités de Saint-Germain-en-Laye (1919) et de Trianon (1920). Un empire vieux de mille ans ne disparaît pas sans conséquence et sans secousse. La mémoire des peuples et le temps long de l’histoire le font ressurgir aujourd’hui, sous une autre forme, mais en replaçant le pôle danubien au centre de l’Europe. Par Jean-Baptiste Noé.

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