"Pour être valable toute théorie, quelle qu'elle soit, doit être confirmée, tant dans ses hypothèses que dans ses conséquences, par les données de l'observation" - Maurice ALLAIS

"Christophe Colomb fut le premier socialiste. Il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait, et ce aux frais du contribuable." - Winston CHURCHILL

"La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts " - Georges CLEMENCEAU

"Il y a deux manières de conquérir et d'asservir une nation, l'une est par les armes, l'autre par la dette." - John ADAMS

"Dans une crise, la seule chose prévisible, c’est l’incertitude qui suit " - Isabelle LUSCHEVICI

"Un économiste est quelqu'un qui voit fonctionner les choses en pratique et se demande si elles pourraient fonctionner en théorie" - Stephen M. GOLDFELD

"En période de mobilité économique, la souplesse est une condition vitale du plein emploi" - Alfred SAUVY

"Les hommes ne voient la nécessité que dans la crise " - Jean MONNET

"On taxe les riches car ils sont riches et on taxe les pauvres car ils sont nombreux " - blague de fiscaliste

"On n’est jamais mieux gouverné que lorsqu’il n’y a pas de gouvernement" - Jean-Baptiste SAY

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Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

20/02/20 La soif d’empire de la Chine

En moins de quatre-vingts années, la Chine a suivi une progression que nul autre pays n’avait faite. En 1940, le pays est divisé et partagé entre les puissances européennes et le Japon et sa souveraineté politique est quasiment inexistante. Quatre-vingts ans plus tard, la Chine est une superpuissance politique, économique et diplomatique. Celle qui était autrefois un conglomérat de concessions est aujourd’hui un empire qui souhaite dominer ses anciens colonisateurs. Il est définitivement loin le temps de Tintin et du Lotus bleu. Dimanche et lundi derniers, est-ce la France qui a reçu la visite de la Chine, ou est-ce le vassal qui a accueilli la visite de courtoisie de son suzerain ? Le président Macron a-t-il parlé d’égal à égal avec Xi Jinping, ou bien comme l’intendant qui reçoit la visite du maître et qui fait le tour des possessions dont il a la gestion ?

Il y a encore dix ans, certains commentateurs expliquaient que la Chine était une puissance douce, qui visait la force économique, mais qui ne cherchait pas à établir un empire. Rien n’est plus faux. Depuis Thucydide, on sait très bien que la tentation impériale guette tous les États qui ont acquis une certaine puissance économique et financière, et que quasiment aucun n’a résisté à la tentation de déployer son empire. On sait aussi, comme Athènes qui a perdu la guerre du Péloponnèse, que l’empire finit par disparaître parce que les peuples colonisés se rebellent. Par Jean-Baptiste Noé.

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19/02/20 Syrie : le grand fourvoiement


Huit ans après le début de son déclenchement, le conflit syrien est sur le point de se clore. La Syrie est désormais un pays ravagé, avec près de 350 000 morts et des millions de Syriens qui ont quitté le pays pour rejoindre l’Europe, le Liban ou la Turquie. À cela s’ajoutent les blessés, les amputés, les dégâts immenses des villes comme Alep, Mossoul, Palmyre et même Damas. Huit ans de guerre dont le peuple syrien fut le grand perdant et l’Europe, dont la France, le grand vaincu. La Syrie est le lieu du fourvoiement de l’Europe et de la politique otanienne, ayant contribué à déclencher cette guerre, à la faire durer, à s’y enliser et à finalement la perdre. L’historien et essayiste Roland Hureaux vient de publier une remarquable synthèse de cette guerre, La France et l’OTAN en Syrie. Le grand fourvoiement(éditions Bernard Giovanangeli) qui analyse l’action de l’Europe et l’aveuglement de l’OTAN dans ce conflit qui est un drame pour l’Europe. Par Jean-Baptiste Noé.

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18/02/20 Les stratégies de rente relationnelle

La notion de rente relationnelle désigne l’idée selon laquelle ce sont les relations que l’entreprise entretient avec ses différentes parties prenantes qui permettent d’expliquer une situation de surperformance. 

17/02/20 Hayek et Pinochet

Friedrich Hayek a scandalisé l’opinion progressiste en déclarant à propos du régime de Pinochet : « Personnellement je préfère un dictateur libéral plutôt qu’un gouvernement démocratique manquant de libéralisme » (Entretien avec le quotidien chilien El Mercurio, 12 avril 1981).

Hayek et Pinochet

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14/02/20 Sur la route des savons : une géopolitique du propre

Le savon est un objet apparemment anodin que l’on utilise plusieurs fois par jour. Sa route nous conduit d’Alep en Castille en passant par Marseille. Comme il y a la route de la soie et la route de l’ambre, il y a également la route du savon, tracée en Méditerranée depuis les siècles lointains de l’Antiquité jusqu’à l’époque médiévale et contemporaine. Objet apparemment anodin certes, mais dont la fabrication relève pourtant d’une haute inventivité et de beaucoup de technicité. Derrière le savon se cache le mystère technique de la saponification et le mystère culturel du propre.

Savon

Par Jean-Baptiste Noé

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