"Nous sommes des créatures qui nous affligeons des conséquences dont nous continuons à adorer les causes " - BOSSUET

"Lorsque circulent dans un pays deux monnaies dont l’une est considérée par le public comme bonne et l’autre mauvaise, la mauvaise chasse la bonne" - Sir Thomas GRESHAM

"Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire. Car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. " - Henry FORD

"Le plein-emploi ou même une situation voisine du plein-emploi est rare autant qu’éphémère" - John Maynard KEYNES

"Qui parle sème ; qui écoute récolte " - PYTHAGORE

"Il ne peut y avoir de crise la semaine prochaine, mon agenda est déjà plein " - Henry KISSINGER

"La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir" - Paulo CUELHO

"La productivité est la mesure du progrès technique" - Jean FOURASTIE

"La seule fonction de la prévision économique, c’est de rendre l’astrologie respectable " - GALBRAITH

"Dans une crise, la seule chose prévisible, c’est l’incertitude qui suit " - Isabelle LUSCHEVICI

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Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

02/07/18 Ukraine : une guerre en Europe qui ne cesse de durer et dont on oublie de parler

Certes, on ne parle plus de l’Ukraine, mais la guerre continue d’y sévir. D’après des estimations fournies par l’ONU nous sommes presque à 10 000 morts dans le Donbass depuis le début des affrontements (2014). Certes, on ne parle plus guère des heurts en Ukraine et dans le Donbass, pourtant les bombardements sont quotidiens et les civils sont les premiers touchés. Cette guerre se déroule depuis trois ans aux portes de l’Europe. L’Ukraine est frontalière de la Pologne et elle est à quelques heures de vol de Paris. Outre les silences médiatiques, ce qui est affligeant ce sont les silences de l’Union européenne, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne et de la France. Nous sommes incapables de régler un conflit de forte intensité qui se déroule pourtant sur le sol de l’Europe. Contrairement au discours répété, l’Europe n’est pas en paix. En Ukraine, à bien des égards, ce sont les démons de la Yougoslavie qui ressurgissent, et les Européens sont atones et immobiles, comptant les mots et les coups échangés entre les États-Unis et la Russie.

À quoi sert alors le rêve européen s’il n’est pas capable de faire la paix en Ukraine ? C’est en Ukraine que s’est déroulé l’euro de foot 2012. Certains matchs se sont joués à Donestk, la capitale de la République populaire de Donetsk. Cinq ans plus tard, la région est plongée dans une guerre civile dont personne n’est capable de percevoir la fin.

Par Jean-Baptiste Noé

drapeau Ukraine

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29/06/18 Les cochons dans la ferme : le modèle économique du gratuit

Peut-être avez-vous déjà vu ce dessin humoristique : dans une ferme, deux cochons discutent. « Elle est super confortable cette ferme » dit le premier cochon. « Oui, et même la nourriture est gratuite ! » ajoute le second. En fait, ce dessin est une excellente métaphore du modèle économique du gratuit, celui qu’utilisent Google, Facebook, Twitter, Snap, Instagram ou encore WhatsApp.

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28/06/18 Proudhon banquier

L’enfant terrible du socialisme français, Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), est connu comme l’auteur du fameux slogan anarchiste « La propriété, c’est le vol ! » lancé dans son pamphlet Qu’est-ce que la propriété ?, ainsi que pour son opposition à Marx. Il est moins connu comme partisan fondateur du mutuellisme, une théorie économique qui prône un échange basé sur la confiance et l’égalité des deux parties, chacune cherchant le juste prix pour elle-même mais aussi pour l’autre. C’est dans le cadre de cette philosophie que l’essayiste décide de se faire banquier, en entendant profiter de la situation économique difficile de la deuxième République pour initier son idée révolutionnaire. Ainsi, le journal Le représentant du Peuple publie sous son nom le projet de constitution de la Banque d’échange. 

Proudhon banquier

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27/06/18 L'homme qui murmurait à la fois aux oreilles du monde capitaliste et du monde socialiste

Armand Hammer se vantait d’être le seul Américain à être un ami à la fois de Lénine et de Reagan. Il était aussi un intime de Brejnev et de Gorbatchev, comme de Nixon. 

Armand Hammer

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25/06/18 Anthropologie de la mondialisation

La mondialisation est un concept que l’on emploie régulièrement, comme une nouveauté, alors même qu’elle est aussi ancienne que le monde. Certes, depuis les années 1980 nous avons connu un accroissement des échanges, une rapidité des flux d’information, une ouverture de plus en plus grande des frontières et des échanges élargis avec l’ensemble des pays du monde. Ce sont là des phénomènes nouveaux, mais qui ne caractérisent pas la mondialisation, phénomène beaucoup plus ancien. L’Empire romain a connu une forme de mondialisation, au sein de son empire et avec l’extérieur : minerais venus d’Espagne, vin de Gaule, verrerie d’Égypte, esclave de Nubie… l’Empire romain est un vaste marché. Au XVIsiècle, c’est une autre mondialisation qui se développe, bien étudiée par Fernand Braudel et sa célèbre thèse sur la Méditerranée au temps de Philippe II. Ensuite, c’est le XVIIIe, avec l’ouverture à l’Inde et aux Amériques, puis le XIXe siècle et la découverte de l’Afrique. Ces ouvertures et ces découvertes sont les conséquences de la mondialisation, mais elles n’en sont pas les ressorts fondamentaux. La mondialisation est marquée par trois caractéristiques : l’échange, la curiosité, le mimétisme. Et elle a trois conséquences : l’ouverture au monde, l’accroissement des richesses, le renforcement des cultures fortes. Nous aborderons cette semaine ses caractéristiques et la semaine prochaine, ses conséquences.

Par Jean-Baptiste Noé

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