"On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment " - Cardinal de REITZ

"Les crises de demain sont souvent le refus des questions d’aujourd’hui " - Patrick LAGADEC

"Le budget est le squelette de l'État débarrassé de toute idéologie trompeuse" - Joseph SCHUMPETER

"On n’est jamais mieux gouverné que lorsqu’il n’y a pas de gouvernement" - Jean-Baptiste SAY

"En France quand on raisonne économiquement on est soupçonné de conspirer socialement" - Auteur indéterminé

"On taxe les riches car ils sont riches et on taxe les pauvres car ils sont nombreux " - blague de fiscaliste

"Ce n’est pas l’employeur qui paie les salaires, c’est le client" - Henry FORD

"Chaque génération se doit de payer ses propres dettes. Respecter ce principe éviterait bien des guerres à l'humanité" - Thomas JEFFERSON

"Il est aussi absurde de parler de démocratie ou d'efficacité économique dans une société communiste que d'évoquer un capitalisme sans argent" - Alexandre ZINOVIEV

"Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le socialisme, les gens ont davantage de parkings " - Winston CHURCHILL

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Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

18/10/21 Proudhon banquier

L’enfant terrible du socialisme français, Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), est connu comme l’auteur du fameux slogan anarchiste « La propriété, c’est le vol ! » lancé dans son pamphlet Qu’est-ce que la propriété ?, ainsi que pour son opposition à Marx. Il est moins connu comme partisan fondateur du mutuellisme, une théorie économique qui prône un échange basé sur la confiance et l’égalité des deux parties, chacune cherchant le juste prix pour elle-même mais aussi pour l’autre. C’est dans le cadre de cette philosophie que l’essayiste décide de se faire banquier, en entendant profiter de la situation économique difficile de la deuxième République pour initier son idée révolutionnaire. Ainsi, le journal Le représentant du Peuple publie sous son nom le projet de constitution de la Banque d’échange. 

Proudhon banquier

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15/10/21 Préfaces et Chapitre 1 de la "Théorie Générale" de John Maynard KEYNES

Les textes qui suivent sont issus d'un des traités de sciences économiques les plus célèbres, paru en 1936 et intitulé "Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie" de l'économiste britannique John Maynard Keynes. Cet ouvrage pose les jalons de ce qu'il convient d'appeler la théorie keynésienne. La pensée de cet économiste est sans nul doute celle qui a le plus marqué l'histoire économique du XXème siècle. Son influence dans la sphère économique et politique est toujours d'actualité.

Initialement, Keynes définissait largement sa pensée en fonction de la pensée économique dominante de l'époque : l'école classique. L'importance de cet auteur dans la pensée économique se juge notamment du fait que par la suite la majeure partie des théories économiques se sont définies en fonction de la pensée de Keynes, que ce soit en termes d'héritages (Post-keynésiens, néo-keynésiens...) ou d'opposition (monétaristes, Nouvelle Economie Classique (NEC), "autrichiens" -pour partie au moins-...).

Les textes ci-dessous reprennent tout d'abord (1) la préface initiale de la première édition anglaise, puis (2) la préface de la version française avec un focus particulier sur la France, et enfin (3) le Chapitre I qui est particulièrement court et qui correspond en réalité à "l'introduction de l'introduction".

KEYNES John Maynard _ www.leconomiste.eu

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14/10/21 Pourquoi le système actuel de publication scientifique/académique est absurde ?

La force de la science vient de l'exigence de son processus de vérification. A la suite de leurs recherches, les scientifiques écrivent un article qu'ils rendent public, y font des propositions réfutables que le reste de la communauté travaille à réfuter, par le débat, la contre-expérience et la recherche du consensus. Ceci assure que les connaissances scientifiques sont solides et dépassent les préjugés de chacun des membres de la communauté. La science s'est développée ainsi, avec nombre de succès remarquables, jusque dans les années 60, période à laquelle les institutions en ont indirectement mais profondément changé les règles. En effet, désireuses de mieux manager leurs chercheurs, elles se sont mises en quête de critères quantitatifs pour en estimer la qualité productive. Un critère unique, aberrant, a été inventé, et progressivement adopté par toutes : le facteur d'impactVia Captain Economics.

Système publication académique absurde

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14/10/21 Pourquoi il faut se méfier du « bon sens »

A la fin des années 1940, le sociologue Paul Lazarsfeld a écrit un article dans lequel il synthétisait les résultats d’une étude menée par le ministère de la défense américain. L’étude portait sur plus de 600.000 soldats et un résultat avait particulièrement attiré son attention. Il indiquait que les soldats qui vivaient à la campagne s’étaient beaucoup mieux adaptés à la vie militaire que les soldats qui vivaient dans des villes.

13/10/21 Populisme, un mot pour éviter de penser

Avant, quand on voulait éviter de penser et discréditer un adversaire, on lui accolait l’épithète libérale voire ultra-libérale et extrême-droite. La personne était grillée et ne pouvait plus rien dire : elle se trouvait d’un coup prise dans les filets de l’infamie. Depuis quelque temps, une nouvelle épithète disqualifiante est arrivée : populiste. Ce qui n’a pas élevé le niveau de la pensée, mais a permis d’étoffer un peu le vocabulaire consensuel en lui rajoutant un troisième adjectif infamant. Trump est un populiste, tout comme les partisans du Brexit, Salvini, Orban et maintenant Bolsonaro. Du temps de l’Union soviétique, quand Brejnev voulait enfermer un adversaire en hôpital psychiatrique il lui accolait l’étiquette titiste, trotskyste, voire maoïste. Les modes changent ; désormais c’est populiste. Et on décrit ainsi une vague populiste mondiale qui après l’Europe de l’Est, l’Angleterre et les États-Unis vient de toucher le Brésil. Ce dernier figure désormais sur la liste noire des États voyous. En revanche, pas un mot sur Cuba, le Venezuela, le Pakistan, ni bien sûr l’Arabie Saoudite. Ce consentement unanime qui consiste à mettre populiste à toutes les sauces brouille la réalité et empêche de comprendre ce qui se passe réellement. Par Jean-Baptiste Noé.

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