"La vérité n’est pas l’exactitude " - Octave MIRABEAU

"Le problème avec la réduction des impôts sur le revenu c’est que ça stimule suffisamment l’économie pour que tout le monde rentre dans la tranche supérieure" - Harold COFFIN

"Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème" - John Bowden CONNALLY

"Quand un économiste vous répond, on ne comprend plus ce qu’on lui avait demandé " - André GIDE

"Prenons le cas de Singapour. […] On dirait un miracle économique. Mais le miracle est moins celui de l’inspiration que celui de la transpiration" - Paul KRUGMAN

"L'économie mondiale demeure une notion abstraite aussi longtemps que l'on ne possède pas un compte en banque" - Achille CHAVEE

"Un économiste est quelqu’un qui expose l’évidence en termes incompréhensibles" - Alfred KNOPFT

"Si la méchanceté des hommes est un argument contre la liberté, elle en est un plus fort encore contre la puissance. Car le despotisme n'est autre chose que la liberté d'un seul ou de quelques-uns contre tous" - Benjamin CONSTANT

"Une idée fausse mais claire et précise aura toujours plus de puissance dans le monde qu'une idée vraie mais complexe" - Alexis De TOCQUEVILLE

"La communication d’entreprise est une rare petite période heureuse entre deux communications de crise " - Thierry ORSONI

Citation Suivante

Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

29/08/19 Le front d'Orient, l'autre guerre mondiale

C’est probablement le Proche-Orient qui a été le plus transformé par la Première Guerre mondiale et une grande partie des dossiers d’aujourd’hui se comprennent par les combats des années 1915-1922. Car il n’y a pas qu’à Verdun ou au chemin des Dames que les Français ont combattu durant la Première Guerre mondiale, mais aussi en Orient. C’est de là qu’est partie la mèche qui a déclenché les hostilités. Les Balkans ont connu plusieurs guerres au cours des années 1900-1913 qui avaient pour finalités de permettre l’indépendance des peuples contre l’empire austro-hongrois et l’Empire ottoman. Les années 1912-1913 voient ainsi les Bulgares, les Serbes et les Grecs se révolter contre les grandes puissances. C’est dans ce contexte de guerres balkaniques que s’inscrit l’attentat contre l’héritier de la couronne d’Autriche, François-Ferdinand. Le conflit est donc à l’origine localisé. Lorsque Vienne réagit puis lance un ultimatum à Belgrade, elle ne pense pas à une guerre continentale, mais à une guerre régionale, comme cela se déroule depuis près de vingt ans. Mais par le jeu des alliances et des rancœurs, ce conflit local entraîne tout le continent européen. Par Jean-Baptiste Noé.

Lire la suite >

28/08/19 Populisme, un mot pour éviter de penser

Avant, quand on voulait éviter de penser et discréditer un adversaire, on lui accolait l’épithète libérale voire ultra-libérale et extrême-droite. La personne était grillée et ne pouvait plus rien dire : elle se trouvait d’un coup prise dans les filets de l’infamie. Depuis quelque temps, une nouvelle épithète disqualifiante est arrivée : populiste. Ce qui n’a pas élevé le niveau de la pensée, mais a permis d’étoffer un peu le vocabulaire consensuel en lui rajoutant un troisième adjectif infamant. Trump est un populiste, tout comme les partisans du Brexit, Salvini, Orban et maintenant Bolsonaro. Du temps de l’Union soviétique, quand Brejnev voulait enfermer un adversaire en hôpital psychiatrique il lui accolait l’étiquette titiste, trotskyste, voire maoïste. Les modes changent ; désormais c’est populiste. Et on décrit ainsi une vague populiste mondiale qui après l’Europe de l’Est, l’Angleterre et les États-Unis vient de toucher le Brésil. Ce dernier figure désormais sur la liste noire des États voyous. En revanche, pas un mot sur Cuba, le Venezuela, le Pakistan, ni bien sûr l’Arabie Saoudite. Ce consentement unanime qui consiste à mettre populiste à toutes les sauces brouille la réalité et empêche de comprendre ce qui se passe réellement. Par Jean-Baptiste Noé.

Lire la suite >

27/08/19 Tuer la circulation c'est tuer les villes

La géopolitique étudie toutes les échelles, son analyse porte donc aussi bien sur le global (les relations internationales), que le local (les villes et les territoires locaux). C’est cette gestion urbaine qui semble partie depuis quelque temps dans un délire constructiviste sans fin. Le mot d’ordre est connu : taxons, taxons, et quand ça ne bouge plus, subventionnons. L’exemple de Paris est éloquent, malheureusement suivi par de nombreuses villes de province. Par Jean-Baptiste Noé.

Lire la suite >

26/08/19 Patriotisme, peut-on encore aimer son pays ?

La galaxie libérale a perdu l’un de ses membres la semaine dernière avec le décès d’Ivan Blot après plusieurs mois de lutte contre un cancer. Libéral un peu atypique, car il avait une grande admiration pour la Russie, alors que la plupart des libéraux français regardent plutôt vers les États-Unis. Il était membre du club de Valdaï, ancien député national puis député européen dans les années 1980-1990. Il avait notamment contribué à la diffusion de l’œuvre de Friedrich Hayek en France. Membre du cabinet de Jacques Chirac lorsque celui-ci était maire de Paris, il avait organisé une rencontre entre les deux hommes en 1985 durant laquelle Hayek c’était vu remettre la médaille d’or de la ville de Paris. Nous avions le même éditeur, Bernard Giovanangeli, et c’est grâce à ce dernier que j’ai pu le rencontrer à plusieurs occasions. Auteur de plusieurs livres de philosophie politique, il défendait notamment la démocratie directe. En mars dernier, il publiait un livre consacré au patriotisme : Patriotisme et résistance nationale, qui posait une question simple : peut-on aimer sa patrie ? Dans moins d’un mois, nous allons commémorer le centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, et le moins que l’on puisse dire c’est que cet événement marquant ne semble pas passionner les foules. J’ai toujours été surpris de la différence d’approche sur ce sujet entre l’Angleterre et la France. En Angleterre, hommes politiques et journalistes portent les poppiesen public, qui est en vente dans de nombreux kiosques. En France, nous avons le bleuet de France, quasiment introuvable et pratiquement inconnu. Pourtant, le coquelicot pour les Anglais, le bleuet pour les Français sont les fleurs symboles de la lutte des soldats pour la défense de leur pays et donc de leur liberté. Aimer son pays, sa patrie semble en quelque sorte interdit, ce qui amène à s’interroger sur le vrai sens du patriotisme. Par Jean-Baptiste Noé.

Lire la suite >

23/08/19 Europe centrale, le nouveau compromis danubien

Il y a un siècle déjà disparaissait la double monarchie d’Autriche-Hongrie. Disparition en plusieurs temps, comme les valses du bord du Danube : d’abord la dissolution de l’État à la suite de la défaite de 1918, puis la ratification de cette séparation avec les traités de Saint-Germain-en-Laye (1919) et de Trianon (1920). Un empire vieux de mille ans ne disparaît pas sans conséquence et sans secousse. La mémoire des peuples et le temps long de l’histoire le font ressurgir aujourd’hui, sous une autre forme, mais en replaçant le pôle danubien au centre de l’Europe. Par Jean-Baptiste Noé.

Lire la suite >