"Casser l’inflation se fait toujours au détriment de l’emploi" - Nicholas KALDOR

"Les investissements d'aujourd'hui sont les profits de demain et les emplois d'après demain" - Helmut SCHMIDT

"Il n'y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l'on exerce à l'ombre des lois et avec les couleurs de la justice." - MONTESQUIEU

"Le plein-emploi ou même une situation voisine du plein-emploi est rare autant qu’éphémère" - John Maynard KEYNES

"On ne peut devenir entrepreneur qu’en devenant auparavant débiteur. S’endetter appartient à l’essence de l’entreprise et n’a rien d’anormal" - Joseph SCHUMPETER

"Le rituel de l’échange est le rituel majeur de la neutralisation de la violence " - Jacques ATTALI

"Qui ne peut attaquer le raisonnement, attaque le raisonneur " - Paul VALERY

"Gold is money. Everything else is credit " - J.P. MORGAN

"Mes clients sont libres de choisir la couleur de leur voiture à condition qu’ils la veuillent noire" - Henry FORD

"L’Europe se fera par la monnaie ou ne se fera pas" - Jacques RUEFF

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Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

10/06/20 Le dernier entretien de Friedrich Von Hayek

L'échange question-réponse qui suit correspond au dernier entretien de l'économiste et prix Nobel d'économie 1974, Friedrich Von Hayek. L'entretien date de 1985, c'est-à-dire sept années avant le décès de F. Hayek en 1992. Alors âgé de 86 ans, il aborde des thèmes très différents allant de la situation de la France à la politique monétaire en passant par des considérations morales et théoriques, entre autres. Au-delà de l'intérêt que revêt en soit le fait que ce soit la dernière interview d'un des plus grands penseurs du XXème siècle, l'approche philosophique plus qu'économique des réponses de Hayek est particulièrement éclairante sur le "testament" que laisse cet homme à l'humanité. Il achève d'ailleurs cette interview sur la phrase suivante : " Si je peux laisser derrière moi une meilleure compréhension des choses, je pense que c’est la meilleure chose que je puisse faire ". Reprise depuis l'Institut Coppet.

FA Hayek

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09/06/20 La société est bien un marché

« La main invisible du marché » est le reproche constant adressé aux libéraux pour dénigrer cette philosophie du droit. Ce qui amène à s’interroger sur ce qu’est véritablement un marché, dont les incidences économiques comme géopolitique sont fortes. Attaquons d’abord une idée reçue : Adam Smith n’a jamais utilisé l’expression « main invisible du marché ». Il parle, dans son œuvre, de la main invisible de Dieu, qui ordonne les sociétés, mais sans faire de lien avec le marché. L’expression a été créée a posterioriet fait florès depuis. Par Jean-Baptiste Noé.

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08/06/20 La baisse des prix de la prostitution

De 2006 à 2014, le prix de la prostitution (féminine) a baissé de presque un quart. Après avoir analysé 190 000 profils de professionnelles (84 villes dans 12 pays riches) sur les sites internet où les clients laissent des avis, le magazine britannique The Economist conclut que le prix moyen de l’heure de sexe est passé de 280 à 210 euros.

Baisse prix prostitution

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05/06/20 Diplomatie et relations internationales : quels atouts pour la France ?

La France, grande puissance mondiale, dispose de plusieurs atouts pour continuer à jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale. Des atouts qui sont bridés par un aveuglement idéaliste et une technostructure administrative, empêchant chacun le plein développement de ces potentialités.

Drapeau France

Par Jean-Baptiste Noé, IdL

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04/06/20 La rivière souterraine du cannabis

Le cannabis a envahi les cours d’école et les halls d’universités, et pas seulement. Au-delà de la dangerosité sanitaire du produit et des effets néfastes sur les consommateurs, il dessine une géopolitique de la criminalité et irrigue de nombreux quartiers dont il soutient l’économie. Notons d’emblée deux incongruités sémantiques. Premièrement, le terme de « quartier » utilisé pour désigner des espaces urbains tenus par les mafias et le banditisme. Dans le langage journalistique, quartier est un euphémisme et une litote pour désigner une zone dangereuse, à forte criminalité. Il y a ainsi les quartiers sensibles, désignant des espaces que l’on évite. Deuxièmement, le terme « zone défavorisée », qui désigne des zones urbaines sensées être pauvres, où les taux de chômage sont importants et, souvent, la criminalité forte. Ces zones seraient défavorisées, ce qui expliquerait, voire légitimerait, la violence qui s’y déclare et les dégradations. Ainsi de la Seine-Saint-Denis, du Mirail à Toulouse, des Minguettes, des quartiers nord de Marseille. Or rien n’est plus faux. Ces quartiers sont les plus favorisés de France : c’est eux qui reçoivent le plus d’argent public et le plus d’aides sociales. Très souvent, ils sont bien reliés en transports en communs, notamment en RER et en métros, comme Saint-Denis et le Mirail. À cela s’ajoutent de très nombreux équipements publics : écoles, collèges et lycées, bibliothèques, centres culturels et sportifs, etc. Si, lors des émeutes, ces bâtiments sont détruits et incendiés, c’est bien qu’ils existent. La Seine-Saint-Denis est à la fois l’un des départements les plus riches de France et en même temps l’un des plus pauvres, du moins du fait de sa population.

D’où une autre erreur d’analyse : présenter les habitants de ces quartiers comme pauvres. Sous le simple regard statistique peut-être, et encore. Il est vrai que les taux de chômage sont importants et les revenus faibles. Mais les populations y bénéficient de logements sociaux à bas prix, payé par d’autres, plus les nombreuses aides sociales. Enfin, se développe toute une économie parallèle, qui rapporte beaucoup et qui fournit un véritable travail. Et c’est là que l’on retrouve le cannabis. Par Jean-Baptiste Noé.

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