"Le problème avec la réduction des impôts sur le revenu c’est que ça stimule suffisamment l’économie pour que tout le monde rentre dans la tranche supérieure" - Harold COFFIN

"Le problème avec le socialisme, c'est que, tôt ou tard vous êtes à court de l'argent des autres" - Margaret THATCHER

"Une idée fausse mais claire et précise aura toujours plus de puissance dans le monde qu'une idée vraie mais complexe" - Alexis De TOCQUEVILLE

"J'ai déjà croisé le mensonge, le fieffé mensonge. Mais avec le ministère de l'économie, je découvre le stade ultime: la statistique" - Benjamin DISRAELI

"Si vous m'avez compris c'est que je me suis mal exprimé" - Alan GREENSPAN

"Un peu d’internationalisation éloigne de la patrie, beaucoup y ramène" - Jean JAURÈS

"L'économie mondiale demeure une notion abstraite aussi longtemps que l'on ne possède pas un compte en banque" - Achille CHAVEE

"Il n'y a que deux possibilités, soit un système dirigé par la discipline impersonnelle du marché, soit un autre dirigé par la volonté de quelques individus; et ceux qui s'acharnent à détruire le 1er contribuent, sciemment ou inconsciemment, à créer le 2nd" - Friedrich HAYEK

"Les crises de demain sont souvent le refus des questions d’aujourd’hui " - Patrick LAGADEC

"Il serait un mauvais économiste celui qui ne serait qu’économiste" - Friedrich HAYEK

Citation Suivante

Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

01/04/19 L'exode de Mariel

En 1980, le régime de Fidel Castro expulse près de 125 000 cubains suspectés d’activités contrerévolutionnaires. Ils embarquent au port de Mariel en direction des côtes de Floride. Dépeint dans le film culte Scarface (1983), cet épisode est en partie célèbre parce qu’il constitue une expérience naturelle des conséquences économiques de l’immigration.

Exode de Mariel

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29/03/19 Jeux Olympiques : la route des villes ruinées

Les Jeux olympiques, c’est tellement bien que seul Paris veut les organiser. Cela rappelle notre système de santé, que le monde entier nous envie, mais que personne ne semble vouloir copier. Après avoir échoué en 1992, 2008 et 2012, Paris s’essaye de nouveau pour 2024 (article écrit juste avant l'obtention des jeux par Paris). Cette fois-ci la ville a toutes ses chances, car elle est la seule candidate, hormis Los Angeles. C’est là que nous nous rendons compte que nous autres Français, nous sommes vraiment intelligents puisque personne à part nous n’a compris que les JO sont formidables pour le développement d’une ville. Grâce à eux, ce sont des dizaines de bâtiments qui peuvent être construits, qui feront la joie des sportifs et des Parisiens, et des millions d’euros qui seront gagnés par la ville.

Cela, Boston ne l’a pas compris. La ville était candidate, mais la population s’est révoltée et a refusé d’organiser les Jeux. Du coup, le maire, Marty Walsh, a dû retirer la candidature en juillet 2015. Il a pour cela utilisé un argument curieux : « Je refuse d’engager la responsabilité de Boston pour des dépassements financiers et de signer une garantie qui utilise l’argent des contribuables pour payer les Jeux olympiques. »

Après Boston, ce sont Toronto, Hambourg, Rome et Budapest qui ont renoncé à l’organisation des JO. Les habitants ne semblaient pas goûter le socialisme festif que prône pourtant la mairie de Paris.

Chacun sait bien pourtant que les Jeux ne coûtent rien puisque c’est l’État qui paye. Cela, Paris l’a bien compris et n’a aucun scrupule à utiliser l’argent des contribuables pour financer les Jeux.

JO Paris 2024

par Jean-Baptiste Noé

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28/03/19 Quel est le prix d’une vie humaine ?

Les chercheurs du réseau de l’Institut Louis Bachelier, organisation de premier plan qui œuvre en faveur du financement, de la diffusion et de la valorisation de la recherche en économie et en finance.

27/03/19 "La pétition des chandelles" de l'économiste Frédéric BASTIAT

Frédéric BASTIAT (1801-1850) est un économiste français dont l'œuvre demeure largement méconnue en France alors même que ses idées continuent à rester d'actualité. Le texte qui suit ("La pétition des fabricants de chandelles") est issu d'un article de presse signé par des producteurs et des marchands de chandelles et l'ensemble des professionnels du secteur, mais dont la paternité revient en réalité à F. Bastiat. Il a écrit cette "fable" comme une provocation pour souligner le ridicule des positions protectionnistes et de la protection des rentes de situation en prenant l'exemple du Soleil qui est un géant mondial qui ne paye pas d'impôt, qui concurrence de façon déloyale les producteurs de chandelles et qui de surcroît est étranger.

Depuis, cet article est devenu un texte de référence toujours d'actualité. En effet, de façon plus contemporaine, la multiplication des demandes protectionnistes émanant de divers acteurs politiques, économiques ou syndicaux, à l'égard de concurrents étrangers ou de nouvelles technologies, raisonne comme un anachronisme au regard de ce débat qui a déjà eu lieu il y a près de 170 ans. A ce titre, c'est comme si à l'époque la machine à écrire avait été interdite pour préserver les emplois des dactylographes, puis interdire l'informatique pour préserver les emplois dans le secteur de la machine à écrire, ou même si l'automobile avait été interdite pour préserver les cochers. Au final, cet exercice de style réalisé par F.Bastiat est probablement une des manœuvres les plus géniales de l'histoire économique pour dénoncer par l'absurdité ce que le même auteur soulignait déjà dans son célèbre "ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" et "la vitre cassée".

BASTIAT Frédéric _ leconomiste.eu

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26/03/19 La crise financière des assignats et la Révolution française

Voici deux courtes vidéos (7 et 11 minutes) portant sur un épisode économique et financier très largement méconnu, voire totalement ignoré d'une grande partie de la population, alors même qu'il constitue un élément explicatif majeur d'un moment clef de l'Histoire de la France : la Révolution française et la crise des assignats. En effet, le roman national sciemment diffusé notamment par l'éducation nationale présente la Révolution française comme un évènement purement politique de révolte d'une classe opprimée et exploitée contre une monarchie dominante, en passant soigneusement sous silence l'ensemble des raisons économiques qui y ont amené, ainsi que leurs conséquences.

La première vidéo se focalise davantage sur la "bulle du Mississipi" au début du XVIIIème siècle et la seconde sur la crise des assignats à proprement parlé, avant, pendant et après la révolution de 1789, et jusqu'à l'avènement de Napoléon Bonaparte qui mit fin au système des assignats.

Malgré certains poncifs et raccourcis historiques et économiques, ces vidéos sont particulièrement intéressantes et pleines d'enseignements à l'aune des évènements économiques et financiers actuels que traversent la France, mais également le monde. Sans pouvoir faire un parallèle parfait entre la situation qui prévalait avec les assignats et la situation globale actuelle, tant les contextes sont différents, il n'en demeure pas moins que la propension des politiques à vouloir faire fi des réalités économiques et des comportements humains naturels, et à privilégier les solutions de facilité de court terme, n'a pas changé.

Enfin, il convient de souligner un petit élément de compréhension quant aux termes utilisés dans ces vidéos concernant l'expression "monnaie fiat". En effet, cette expression est utilisée à de nombreuses reprises par opposition à une "monnaie métal". Contrairement à la monnaie métal, dont la valeur est gagée sur le métal composant les supports monétaires (ici les pièces en or ou en argent *); une monnaie fiat est une monnaie fiduciaire, c'est-à-dire une monnaie qu'il est possible de détenir physiquement mais dont la valeur effective renvoie à la confiance que les détenteurs ont dans cette monnaie car sa valeur intrinsèque est nulle ou quasi nulle (ici des bouts de papier). In fine, la valeur de la monnaie fiat, au travers des assignats, renvoie à la croyance qui est accordée ou non à la promesse des autorités monétaires selon laquelle la détention de cette monnaie permet d'obtenir des biens en échange.

* Il aurait été possible de citer également le "Monneron" qui est une monnaie privée à base de cuivre lancée indépendamment des autorités monétaires publiques.

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