"Une démocratie peut se rétablir rapidement d'un désastre matériel ou économique, mais quand ses convictions morales faiblissent, il devient facile pour les démagogues et les charlatans de prêcher. Alors tyrannie et oppression passent à l'ordre du jour" - James William FULLBRIGH

"Le capitalisme constitue par nature, un type ou une méthode de transformation économique, et non seulement il n’est jamais stationnaire, mais il ne pourrait le devenir. Ce processus de destruction créatrice constitue la donnée fondamentale du capitalisme" - Joseph SCHUMPETER

"On appelle progrès technique une capacité d’action de plus en plus efficace que l’homme acquiert par l’effort intellectuel sur les éléments matériels" - Jean FOURASTIE

"Les crises de demain sont souvent le refus des questions d’aujourd’hui " - Patrick LAGADEC

"Le bon stratège contraint l'ennemi et ne se laisse pas contraindre" - Sun TZU

"On ne peut devenir entrepreneur qu’en devenant auparavant débiteur. S’endetter appartient à l’essence de l’entreprise et n’a rien d’anormal" - Joseph SCHUMPETER

"Vous ne pouvez pas taxer les gens quand ils gagnent de l'argent, quand ils en dépensent, et quand ils épargnent" - Maurice ALLAIS

"La guerre n'est que la simple continuation de la politique par d'autres moyens" - Carl VON CLAUSEWITZ

"Une société qui ne reconnaît pas que chaque individu à des valeurs qui lui sont propres qu'il est autorisé à suivre, ne peut pas avoir de respect pour la dignité de l'individu et ne peut réellement connaître la liberté" - Friedrich HAYEK

"Les investissements d'aujourd'hui sont les profits de demain et les emplois d'après demain" - Helmut SCHMIDT

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Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

19/12/19 Afrique du Sud, clap de fin

L’Afrique du Sud illustre jusqu’à l’absurde les conséquences néfastes d’un mauvais gouvernement. Jadis pays le plus prospère d’Afrique, inséré dans le monde occidental, rattaché aux BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), le pays ne cesse de connaître des déboires depuis la fin de l’apartheid. Le rêve annoncé de concorde et de prospérité n’a pas eu lieu. Le gouvernement de l’ANC a davantage joué sur les tensions raciales et les haines sociales et ethniques que sur la réconciliation nationale. En vingt-cinq ans, la pauvreté, le chômage et la violence n’ont cessé d’augmenter, faisant de ce pays un lieu de guerre civile permanente. Les cités jadis prospères du Cap et de Johannesburg sont figées dans la violence quotidienne et ordinaire qui empêche d’y circuler librement.

Le clap de fin a sonné pour ce pays, et ce ne sera pas un happy end. En annonçant le 27 février dernier que le gouvernement allait exproprier sans compensation les fermiers blancs pour donner leurs terres aux populations noires, le Parlement aux mains de l’ANC a signé l’arrêt de mort de l’Afrique du Sud. Les conséquences vont être douloureuses pour le pays, mais aussi pour l’ensemble régional de l’Afrique australe. Cela va aussi poser de nombreux problèmes au monde occidental. Par Jean-Baptiste Noé.

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18/12/19 William Nordhaus & Paul Romer, Nobel d'économie 2018

Le Nobel d'économie 2018 a été décerné à William Nordhaus et Paul Romer pour avoir intégré, respectivement, le changement climatique et le changement technologique dans l'analyse macroéconomique de long terme". Qu'est-ce que cela veut dire? Par Alexandre Delaigue.

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17/12/19 Comprendre la matrice McKinsey

Comment l’entreprise doit optimiser l’allocation de ses ressources entre ses différents domaines d’activités stratégiques ? Quelles activités sont à renforcer ? Dans lesquelles investir ? Ou au contraire, quelles sont les unités qu’il vaut mieux revendre ? Finalement, l’objectif de la Matrice Mc Kinsey, c’est de définir un portefeuille d’activités cohérent dans un groupe très diversifié.

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16/12/19 La main invisible (presque) introuvable d'Adam Smith

L’expression si célèbre, maintes et maintes fois reprises, de « main invisible » occupe en réalité une place très modeste dans l’oeuvre d’Adam Smith. En effet, elle n’y apparaît qu’à trois reprises : une seule fois dans son Histoire de l’astronomie, une seule fois dans sa Théorie des sentiments moraux, et enfin une seule fois dans l’ouvrage le plus connu, La richesse des nations, au livre IV, dans un passage traitant des qualités du chef d’entreprise : celui-ci, écrit Smith, « est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ; et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus mal pour la société, que cette fin n'entre pour rien dans ses intentions ». Dès lors surgissent deux problèmes : 1° la « main invisible » a-t-elle le même sens dans les trois ouvrages ? 2° comment expliquer la disproportion entre son occurrence réelle et sa postérité ? Par Romain Treffel.

La main invisible

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13/12/19 Le défi migratoire, l'Europe ébranlée

À l’automne 2015, je publiais cet ouvrage Le défi migratoire : l’Europe ébranlée, avec un camarade professeur à Saint-Cyr, Olivier Hanne, et le criminologue Xavier Raufer. C’était alors l’un des premiers livres à paraître sur ce sujet qui avait ébranlé l’Europe tout au long de l’été 2015 avec l’arrivée de Syriens fuyant la guerre et l’État islamique. Nous avions essayé de faire un bilan de la situation et de présenter le plus factuellement possible une crise dont on sentait bien qu’elle allait ébranler l’Europe.

Quelques années plus tard, qu’en reste-t-il ? Je me souviens des moqueries de ce journaliste d’un grand hebdomadaire à qui je disais que Daesh utilise les flux migratoires pour infiltrer des terroristes en Europe. Je ne faisais que reprendre des rapports officiels des renseignements, rapports accessibles en ligne. Pour lui, pour eux, c’était impossible. Nous étions en octobre 2015, quelques semaines avant les attentats de novembre au Bataclan et au Stade de France, dont l’enquête a démontré que deux des terroristes étaient des agents de Daesh infiltrés en Europe par la route des Balkans. J’ai revu ce journaliste au mois de juin 2016, lors d’un colloque sur les migrations, qui m’a alors assuré que bien sûr, en octobre, « tout le monde » savait que Daesh infiltrait des terroristes.

Depuis cette époque, pourtant récente, le dossier migratoire a changé. Daesh n’est plus, bien que l’État islamique ait fait trembler le Moyen-Orient. Si Daesh n’existe plus sous forme d’État ou de mouvement structuré, son danger demeure. Il n’y a quasiment plus de migrants venant de Syrie et d’Irak. Ces flux se sont arrêtés au cours de l’année 2016. Le défi, aujourd’hui, est de permettre le retour des réfugiés dans leur pays. Leur terre a absolument besoin de leurs compétences, de leur énergie et de leur courage pour rebâtir leurs villes et leurs régions. Comme nous l’expliquions alors dans l’ouvrage, et cela a été confirmé par la suite par de nombreuses sources, la fuite des réfugiés n’était pas due au hasard. L’État islamique a cherché à faire fuir les chrétiens d’Orient pour organiser une purification ethnique de la région et faire disparaître les populations non musulmanes. Bien que l’EI ait disparu, la très forte diminution du nombre de chrétiens en Syrie et en Irak est pour lui une victoire. Par Jean-Baptiste Noé.

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