"La propriété est un droit antérieur à la loi, puisque la loi n'aurait pour objet que de garantir la propriété" - Frédéric BASTIAT

"Je crains le jour où la technologie dépassera nos relations humaines. Le monde aura une génération d'idiots " - Albert EINSTEIN

"Si vous m'avez compris c'est que je me suis mal exprimé" - Alan GREENSPAN

"L'inflation est une taxation sans législation" - Milton FRIEDMAN

"On taxe les riches car ils sont riches et on taxe les pauvres car ils sont nombreux " - blague de fiscaliste

"L’inflation est comme l’alcoolisme. Lorsqu’un homme se livre à une beuverie, le soir même cela lui fait du bien. Ce n’est que le lendemain qu’il se sent mal" - Milton FRIEDMAN

"Détruire la concurrence, c’est tuer l’intelligence" - Frédéric BASTIAT

"La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir" - Paulo CUELHO

"On appelle progrès technique une capacité d’action de plus en plus efficace que l’homme acquiert par l’effort intellectuel sur les éléments matériels" - Jean FOURASTIE

"Les communistes sont ceux qui ont lu Marx. Les anti-communistes sont ceux qui l'ont compris " - Ronald REAGAN

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Keynes pamphlétaire contre le Traité de Versailles

4 mars 2019

Dans la foulée de sa participation à l’élaboration du Traité de Versailles, Keynes a rédigé Les conséquences économiques de la paix (1919), un texte d’une grande virulence à l’encontre du compromis ainsi que des acteurs des négociations : « Un règlement sans noblesse, sans moralité et sans intelligence », écrit l’économiste.

Traité de Versailles

 

Ayant assisté à la Conférence de paix de Paris en tant que représentant en chef du Trésor britannique, avec le pouvoir de s’exprimer, Keynes était tout de fois jeune (36 ans) et à peu près inconnu du Trésor, conditions qui lui barraient l’accès aux premiers cercles d’influence. C’est pourquoi il a été obligé de transmettre son opinion par des canaux officieux, grâce à un livre qui relève du pamphlet. La thèse en est simple : le Traité de Versailles affaiblira l’organisation complexe et délicate dont dépendent entièrement, pour leur travail et pour leur vie, les peuples de l’Europe. Ainsi, dans l’esprit de Keynes, l’objectif de la Conférence de Paris n’était pas simplement d’honorer les termes de l’armistice et de rendre justice, mais de rétablir la santé économique et de panser les blessures de l’Europe.

Si le livre est un grand succès commercial (60 000 exemplaires aux États-Unis et en Grande-Bretagne, 140 000 dans le monde entier), c’est en partie le fait de son style accessible et par moment satirique. Les portraits dressés par Keynes des principaux artisans de la paix lui permettent d’étaler son hostilité à l’égard des visions étriquées propres à la politique. Ainsi, l’exigence française d’une paix carthaginoise marque « la politique d’un vieillard [Clémenceau], dont les impressions les plus vives et les idées les plus actives se rattachent au passé et non à l’avenir ». Wilson, le président des États-Unis, est « un Don Quichotte aveugle et sourd », doté d’un tempérament « essentiellement théologique et non pas intellectuel ». Enfin, le premier ministre britannique, Lloyd George, est traité de « sorcière galloise », mais le passage est retiré et ne sera publié quatorze ans plus tard, en raison de l’étroitesse de leurs relations et du climat émotionnel d’après-guerre.

 

Citation

Romain Treffel, « Keynes pamphlétaire contre le Traité de Versailles », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 25/05/2016. Anecdote économique extraite du recueil intitulé « 50 anecdotes économiques pour surprendre son auditoire ».

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