"L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare " - Maurice BLONDEL

"L'impôt tue l'impôt" - Arthur LAFFER

"La seule fonction de la prévision économique, c’est de rendre l’astrologie respectable " - GALBRAITH

"Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le socialisme, les gens ont davantage de parkings " - Winston CHURCHILL

"Dans ce monde complexe où l’information n’a jamais été aussi abondante, nous devons développer l’intelligence économique " - Jean ARTHUIS

"Il ne peut y avoir de crise la semaine prochaine, mon agenda est déjà plein " - Henry KISSINGER

"Il y a lieu d’adopter la stabilité du niveau des prix comme, à la fois, but de la politique monétaire, guide et critère de réussite" - Milton FRIEDMAN

"C'est uniquement parce que nous sommes libres dans le choix de nos moyens que nous sommes aussi libres dans le choix de nos fins. La liberté économique est par conséquent une condition indispensable de toute autre liberté" - Friedrich HAYEK

"Prenons le cas de Singapour. […] On dirait un miracle économique. Mais le miracle est moins celui de l’inspiration que celui de la transpiration" - Paul KRUGMAN

"Une société qui ne reconnaît pas que chaque individu à des valeurs qui lui sont propres qu'il est autorisé à suivre, ne peut pas avoir de respect pour la dignité de l'individu et ne peut réellement connaître la liberté" - Friedrich HAYEK

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Analyses de l'économie

07/03/22 L'Etat responsable de la pauvreté

Dans cette courte vidéo traduite, l'économiste et Nobel d'économie Milton Friedman répond à une question sur la responsabilité de la pauvreté en développant un raisonnement qui change des discours politiques traditionnels.

04/03/22 L'endettement asservit les peuples

La dette est l’une des conséquences de notre État providence. Elle est un vol commis sur les générations futures et un asservissement pour les États qui la pratique à haute dose. « Pour payer la dette d’un jour, vous verrez fonder de nouveaux pouvoirs qui vont durer des siècles », prévenait déjà Alexis de Tocqueville dans L’Ancien Régime et la Révolution. La dette consiste à faire payer par les enfants non encore nés les plaisirs des pères. Dans un système démocratique qui repose sur une forme subtile d’achat de voix et de social clientélisme, elle est l’expédient efficace pour verser des subventions, bâtir des logements, satisfaire des intérêts catégoriels. C’est la fameuse théorie des choix publics démontrée notamment par James Buchanan. Les États s’endettent d’autant plus facilement que cette pratique est facile, que l’argent vienne d’Amérique ou de prêteurs privés. Quand cette pratique satisfait en plus la population qui peut ainsi jouir de la vie sans travailler, il n’y a aucune raison d’y mettre des freins. Et en plus les économistes keynésiens s’évertuent à faire croire que la dette est positive. Si même les théologiens légitiment le péché, il n’y a aucune raison d’être vertueux. Ainsi émerge l’idée que la dette est bonne puisqu’elle permet de faire fonctionner l’économie grâce aux dépenses productives et à l’investissement. Que cette dette serve essentiellement à payer des dépenses de fonctionnement ne semble pas troubler ses thuriféraires. On explique également qu’un État n’a pas besoin de rembourser sa dette. Puisque l’État est une divinité magique qui prodigue ses bienfaits et sa libéralité à ses adorateurs qui sacrifient pour lui, il n’y a aucune raison de désespérer de sa dette ni de craindre un défaut de paiement. Ainsi voguent les mythes attirés par les sirènes, avant de s’écraser sur les rochers de la réalité. Par jean-Baptiste Noé.

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03/03/22 L'effet Streisand : de l'information cachée à sa diffusion massive

En 2003, un photographe participe à un projet environnemental californien visant à observer l’érosion de la côte en prenant plus de 10 000 photos aériennes et en les déposant sur un site Internet dédié. Rien de bien extraordinaire jusque-là… Toutefois, sur l’une des photographies, apparaît, de manière fortuite, la maison de Barbra Streisand. En découvrant cela, la chanteuse engage alors une procédure judiciaire afin d’obtenir le retrait de la photo du site Internet. L'effet obtenu sera différent de celui recherché...

02/03/22 L'Atlantide des entrepreneurs

En 1957, Ayn Rand publie son roman La Grève aux États-Unis. Il rencontre très vite un succès énorme, intégrant dès le troisième jour la liste des bestsellers du New York Times, où il demeure cinq mois et demi consécutifs. Cinquante ans plus tard, il fait partie des livres les plus influents outre-Atlantique, juste derrière la Bible. En effet, sa teneur philosophique est très prononcée, car l’auteur l’a explicitement écrit dans le but de propager sa vision du monde et sa dénonciation de la société américaine de l’époque. La romancière veut ouvrir les yeux de ses lecteurs sur la progression rampante de l’étatisation de la société et sur la menace que cela représente pour la liberté individuelle. 

La grêve de Ayn Rand.jpg

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01/03/22 L'argent fait-il le bonheur ? Le Paradoxe d'Easterlin

En 1974, l'économiste Richard Easterlin a démontré de manière empirique une relation étrange entre le bien-être et le PIB par habitant : à long-terme, il ne semble pas exister de causalité entre la croissance du PIB  (ajusté de l'inflation) par habitant et le bonheur. Entre 1973 et 2004 par exemple, alors que le PIB réel par habitant a doublé aux Etats-Unis, le "bonheur" est resté constant (voir graphique ci-dessous). Cependant, lorsque l'on regarde la situation à un instant "t", il apparaît tout de même que l'argent fait un peu le bonheur : un ménage plus riche aura tendance à s'estimer plus "heureux" en moyenne qu'un ménage plus pauvre, et ceci particulièrement dans les pays en voie de développement. Comment expliquer alors ce paradoxe ? Et bien pour cela, il faut tout d'abord commencer par étudier la manière dont est mesurée le bonheur et le concept de relativité du bonheur. Par Thomas Renault.

L'argent fait-il le bonheur - Paradoxe d'Easterlin

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28/02/22 Keynes rate une épreuve d'économie, puis de mathématiques

En 1906, John Maynard Keynes, étudiant alors âgé de 23 ans, passe les examens de l’Administration anglaise.

keynes rate épreuve

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25/02/22 Keynes pamphlétaire contre le Traité de Versailles

Dans la foulée de sa participation à l’élaboration du Traité de Versailles, Keynes a rédigé Les conséquences économiques de la paix (1919), un texte d’une grande virulence à l’encontre du compromis ainsi que des acteurs des négociations : « Un règlement sans noblesse, sans moralité et sans intelligence », écrit l’économiste.

Traité de Versailles

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24/02/22 Kenneth J. ARROW, Nobel d'économie est décédé

Kenneth J. ARROW, le plus jeune lauréat du Nobel d'économie à l'âge de 51 ans est décédé. Né en 1921 aux Etats-Unis. Il fera la plus grande partie de sa carrière académique à l'université américaine de Standford. L'ensemble de ses travaux lui ont valu le prix Nobel d'économie en 1972. Les travaux d'ARROW s'inscrivent dans une période où la théorie de la décision individuelle en environnement incertain était en plein essor. Il est à l'origine d'une nouvelle discipline économique intitulée "Théorie du choix social" qui étudie la formalisation des fondements des choix affectant les collectivités.

ARROW Kenneth J

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23/02/22 Karl MARX, capitalisme et crise globale

Le documentaire qui suit est très facile d'accès et permet de mieux comprendre la vision du philosophe et historien Karl Marx, et ainsi d'appréhender la portée de sa pensée sur le capitalisme à l'aune de la mondialisation et de la crise globale actuelle.

Avant de visualiser ce documentaire, un petit rappel s'impose quant à la notion de "Capitalisme" qui de façon simplifiée est un système économique caractérisé par (1) le droit de propriété et la détention des biens de production par des personnes physiques, (2) une régulation du système qui passe par le marché grâce au mécanisme des prix, et enfin (3) la recherche du profit.

Malgré quelques réserves de ma part sur certains points du documentaire, elles restent mineures et ne sauraient constituer une remise en cause fondamentale d'un documentaire d'une grande qualité sur le fond. En effet, il permet de lutter contre certaines idées fausses, contre des a priori positifs ou négatifs, et de faire fi des visions sectaires. Au final, ce documentaire est pondéré, relativement factuel et surtout il regorge d'analyses faites par des  personnalités du monde économique, politique, journalistique et financier de tous bords qui permettent une mise en perspective.

Le documentaire réussit le tour de force d'éviter l'écueil traditionnel sur ce type de sujets clivant et passioné, à savoir le manichéisme et sombrer dans l'admiration béate issue de principes moraux déconnectée de la réalité pratique, ou inversement tomber dans l'anathème ou sonner l'hallali dans un réflexe pavlovien sans réellement savoir pourquoi.

Le documentaire dure 46 minutes de votre vie, mais vous en fera probablement gagner beaucoup plus par la suite en matière de compréhension du monde.

PS: il convient cependant de préciser que venant d'une chaîne de télévision, il y a un petit encart publicitaire au milieu du documentaire : c'est le capitalisme...

 

22/02/22 Karl MARX : Marchandise, prix et profit

Karl Marx (1818-1883) est une personnalité dont la pensée a fortement influencé l'Histoire du XIXème et du XXème siècle. En effet, il est un économiste de référence pour la pensée communiste : il est le fondateur du "socialisme scientifique". Toutefois, plus qu'un économiste, il est aussi, voire avant tout, un penseur, un philosophe et un historien. De plus, et contrairement à l'idée communément reçue et véhiculée, ses écrits ne portent en réalité pas sur le Communisme en tant que tel, mais sur le Capitalisme, comme en atteste d'ailleurs l'intitulé de son œuvre majeure : "Le Capital". Le texte qui suit reprend d'ailleurs le premier chapitre de cet ouvrage. Comme son titre l'indique, ce chapitre traite des notions de marchandise, de prix et de profit dans la pensée marxiste.

Le texte qui suit est relativement court (1'633 mots) et surtout relativement simple à comprendre, ce qui est suffisamment rare dans les écrits de Marx pour être souligné. En effet, l'œuvre de Marx est certes intellectuellement intéressante et historiquement majeure, mais son style et son raisonnement sont particulièrement difficiles à appréhender. Notons enfin que la lecture de ce chapitre ne saurait permettre de saisir la totalité de la pensée de cet auteur tant les différentes parties de son œuvre sont étroitement liées les unes aux autres. Malgré tous ces éléments, il convient de souligner que la lecture de ce chapitre a le mérite d'introduire de façon directe et claire à la pensée marxiste, sans la déformation idéologique d'hommes politiques ou d'idéologues se revendiquant du socialisme ou du communisme mais qui n'ont probablement pour la plupart jamais lu ce chapitre, et encore moins cet ouvrage. En effet, force est de constater que la pensée de Marx est rarement comprise et souvent travestie.

MARX Karl _ www.leconomiste.eu

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