"Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le socialisme, les gens ont davantage de parkings " - Winston CHURCHILL

"Gold is money. Everything else is credit " - J.P. MORGAN

"L’Europe se fera par la monnaie ou ne se fera pas" - Jacques RUEFF

"Il y a lieu d’adopter la stabilité du niveau des prix comme, à la fois, but de la politique monétaire, guide et critère de réussite" - Milton FRIEDMAN

"L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté " - Alfred SAUVY

"Hélas! Qu'y a-t-il de certain dans ce monde, hormis la mort et l'impôt ?" - Benjamin FRANKLIN

"La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts " - Georges CLEMENCEAU

"En politique, ce qui est cru est plus important que ce qui est vrai " - TALLEYRAND

"Dans ce monde complexe où l’information n’a jamais été aussi abondante, nous devons développer l’intelligence économique " - Jean ARTHUIS

"Bien entendu, tout pays est sous-développé en ce sens que, n’étant pas encore parvenu à épuiser ses possibilités virtuelles, il est capable de continuer à avancer dans la voie du progrès technique" - Paul SAMUELSON

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Qui a lu la richesse des nations ?

9 décembre 2019

Les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776) constituent l’ouvrage le plus célèbre d’Adam Smith. Considéré comme le premier livre moderne d’économie, celui-ci est étudié dans tout manuel d’économie qui se respecte et il est régulièrement cité dans les dissertations. Pourtant, il est une plaisanterie chère aux économistes : l’homme qui a lu (entièrement) La richesse des nations, disent-ils, n’est pas encore né ! Par Romain Treffel.

Richesse des nations

 En effet, l’ouvrage très épais (deux tomes de 600 pages, en français) pêche par verbosité, à quoi il faut ajouter une absence de séduction dans la forme. On peut consulter sur ce point, l’avis exprimé dans la notice biographique rédigée par l’économiste français Adolphe Blanqui : « […] il manque de méthode, d’ordre et de composition. La lecture en est difficile et fatigante au premier abord ; […] Smith se répète quelquefois ; plus souvent il s’oublie et paraît s’égarer ; […] Quiconque est assez curieux pour le suivre, ne fût-ce qu’un moment, se sent entraîné dans sa course opiniâtre et sévère, comme elle des cylindres de nos industries, où tout le corps doit passer pour peu qu’on y engage le petit doigt ».

Ces défauts évidents de l’ouvrage célèbre ne se retrouvent néanmoins pas immédiatement dans les chapitres I et II : quoi qu’affligés de redondances et lourds d’exemples profus, ceux-ci ont le mérite de la clarté. Ainsi sont-ils les plus lus et les plus connus de la Recherche (serait-ce parce qu’ils sont les deux premiers ?). Pour sa part, Keynes n’a pas semblé ennuyé par les innombrables digressions du père écossais de l’économie politique : ayant lu l’oeuvre monumentale dans sa cabine pendant une croisière, il l’aurait trouvée admirable. Doit-on le croire ?