"Les bonnes questions ne se satisfont pas de réponses faciles" - Paul SAMUELSON

"Le plein-emploi ou même une situation voisine du plein-emploi est rare autant qu’éphémère" - John Maynard KEYNES

"La vérité n’est pas l’exactitude " - Octave MIRABEAU

"Tous les hommes politiques appliquent sans le savoir les recommandations d’économistes souvent morts depuis longtemps et dont ils ignorent le nom " - John Maynard KEYNES

"Tout chômage quelconque a uniquement sa cause dans le fait que des changements dans les conditions de la demande ont lieu sans cesse, et que les résistances de frictions empêchent que l’ajustement des salaires appropriés ne s’effectue instantanément" - Arthur Cecil PIGOU

"Pour être valable toute théorie, quelle qu'elle soit, doit être confirmée, tant dans ses hypothèses que dans ses conséquences, par les données de l'observation" - Maurice ALLAIS

"Moins le risque est grand, plus les spéculateurs fuient" - Maurice ALLAIS

"Une démocratie peut se rétablir rapidement d'un désastre matériel ou économique, mais quand ses convictions morales faiblissent, il devient facile pour les démagogues et les charlatans de prêcher. Alors tyrannie et oppression passent à l'ordre du jour" - James William FULLBRIGH

"Tout l’art du bon gouvernement consiste à plumer l’oie de façon à obtenir le maximum de plumes avec le minimum de cris" - Jean-Baptiste COLBERT

"La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir" - Paulo CUELHO

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Pas de croissance dans l'antiquité

30 septembre 2019

Fonctionnant sur une économie foncière et agricole, la société antique ignorait la croissance économique. En effet, elle concevait les échanges économiques comme un jeu à somme nulle, d’où notamment sa propension à considérer les fortes inégalités dont elle était marquée comme naturelles. La pensée économique de Platon est caractéristique de cette ignorance.

Platon

La pensée économique de Platon est caractéristique de cette ignorance car une de ses idées principales est la nécessité de limiter la population (la cité idéale doit rassembler 5040 citoyens) afin de limiter la production agricole nécessaire à son alimentation – il rend ainsi la croissance (agricole) inutile, la pensant impossible. Son disciple, Aristote, est conduit par la même ignorance à condamner le prêt à intérêt, car il y voit un mécanisme qui conduit inexorablement les emprunteurs à la ruine, puis à la perte de liberté (Athènes pratiquait la servitude pour dette jusqu’à son interdiction par le législateur Solon). En prenant en compte la potentialité d’une croissance du produit, on comprend, comme plus tard Saint Thomas d’Aquin, que la croissance est la condition qui justifie et rend possible l’endettement à intérêt, le supplément de production permettant de rémunérer le risque pris par le créancier.

La croissance économique est en réalité à la fois un concept et une réalité relativement récents. Les historiens et les statisticiens ont mis en évidence qu’avant la Révolution industrielle (XVIIIe siècle) la croissance de la production résultait essentiellement de celle de la population ; autrement dit la croissance hors démographie était nulle. Les très fortes croissances de la première moitié du XIXe siècle vident l’angoisse démographique de l’Antiquité (plus tard partagée par Malthus) de son sens, dès lors que les moyens de subsistance peuvent suivre la démographie.

Citation

Romain Treffel, « Pas de croissance dans l'antiquité », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 05/05/2015. Anecdote économique extraite du recueil intitulé « 50 anecdotes économiques pour surprendre son auditoire ».