"Qui ne peut attaquer le raisonnement, attaque le raisonneur " - Paul VALERY

"La démocratie est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres" - Winston CHURCHILL

"Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation" - Thomas JEFFERSON

"La seule fonction de la prévision économique, c’est de rendre l’astrologie respectable " - GALBRAITH

"Le capitalisme constitue par nature, un type ou une méthode de transformation économique, et non seulement il n’est jamais stationnaire, mais il ne pourrait le devenir. Ce processus de destruction créatrice constitue la donnée fondamentale du capitalisme" - Joseph SCHUMPETER

"La puissance productrice d’un pays peut s’accroître d’une façon plus que proportionnelle à l’augmentation du chiffre de sa population" - Alfred MARSHALL

"Une idée fausse mais claire et précise aura toujours plus de puissance dans le monde qu'une idée vraie mais complexe" - Alexis De TOCQUEVILLE

"Si la méchanceté des hommes est un argument contre la liberté, elle en est un plus fort encore contre la puissance. Car le despotisme n'est autre chose que la liberté d'un seul ou de quelques-uns contre tous" - Benjamin CONSTANT

"La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir" - Paulo CUELHO

"Je crains le jour où la technologie dépassera nos relations humaines. Le monde aura une génération d'idiots " - Albert EINSTEIN

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Pas de croissance dans l'antiquité

30 septembre 2019

Fonctionnant sur une économie foncière et agricole, la société antique ignorait la croissance économique. En effet, elle concevait les échanges économiques comme un jeu à somme nulle, d’où notamment sa propension à considérer les fortes inégalités dont elle était marquée comme naturelles. La pensée économique de Platon est caractéristique de cette ignorance.

Platon

La pensée économique de Platon est caractéristique de cette ignorance car une de ses idées principales est la nécessité de limiter la population (la cité idéale doit rassembler 5040 citoyens) afin de limiter la production agricole nécessaire à son alimentation – il rend ainsi la croissance (agricole) inutile, la pensant impossible. Son disciple, Aristote, est conduit par la même ignorance à condamner le prêt à intérêt, car il y voit un mécanisme qui conduit inexorablement les emprunteurs à la ruine, puis à la perte de liberté (Athènes pratiquait la servitude pour dette jusqu’à son interdiction par le législateur Solon). En prenant en compte la potentialité d’une croissance du produit, on comprend, comme plus tard Saint Thomas d’Aquin, que la croissance est la condition qui justifie et rend possible l’endettement à intérêt, le supplément de production permettant de rémunérer le risque pris par le créancier.

La croissance économique est en réalité à la fois un concept et une réalité relativement récents. Les historiens et les statisticiens ont mis en évidence qu’avant la Révolution industrielle (XVIIIe siècle) la croissance de la production résultait essentiellement de celle de la population ; autrement dit la croissance hors démographie était nulle. Les très fortes croissances de la première moitié du XIXe siècle vident l’angoisse démographique de l’Antiquité (plus tard partagée par Malthus) de son sens, dès lors que les moyens de subsistance peuvent suivre la démographie.

Citation

Romain Treffel, « Pas de croissance dans l'antiquité », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 05/05/2015. Anecdote économique extraite du recueil intitulé « 50 anecdotes économiques pour surprendre son auditoire ».