"Le capitalisme constitue par nature, un type ou une méthode de transformation économique, et non seulement il n’est jamais stationnaire, mais il ne pourrait le devenir. Ce processus de destruction créatrice constitue la donnée fondamentale du capitalisme" - Joseph SCHUMPETER

"L’économie se venge toujours" - Raymond BARRE

"Une société qui ne reconnaît pas que chaque individu à des valeurs qui lui sont propres qu'il est autorisé à suivre, ne peut pas avoir de respect pour la dignité de l'individu et ne peut réellement connaître la liberté" - Friedrich HAYEK

"Détruire la concurrence, c’est tuer l’intelligence" - Frédéric BASTIAT

"La productivité est la mesure du progrès technique" - Jean FOURASTIE

"Le socialisme est une philosophie de l'échec, le crédo de l'ignorance et l'évangile de l'envie " - Winston CHURCHILL

"Un problème politique est un problème économique sans solution" - Georges ELGOZY

"Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le socialisme, les gens ont davantage de parkings " - Winston CHURCHILL

"Les urgences ont toujours été le prétexte sur lequel les protections des libertés individuelles ont été érodé" - Friedrich HAYEK

"L'offre créée sa propre demande" - Jean-Baptiste SAY

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Le Ministre Colbert rabroué par un négociant

23 septembre 2019

L’écrivain et économiste français Boisguilbert (1646-1714) haïssait Colbert, le célèbre contrôleur général des finances de Louis XIV qui est à l’origine de la doctrine colbertiste. 

Colbert

 Il lui reprochait son mercantilisme, visant à augmenter la quantité d’or détenue par la France et négligeant dès lors l’agriculture, alors que la richesse d’un pays, soutenait Boisguilbert, réside dans sa production et ses échanges. Ainsi, c’est sur cette base théorique qu’il a beaucoup critiqué la gestion de Colbert et de ses successeurs. Il rapporte notamment dans sa Dissertation sur la nature des richesses, de l’argent et des tributs les propos d’un négociant qui, au célèbre ministre lui demandant ce qu’il fallait faire pour rétablir le commerce, a répondu qu’il fallait seulement « que lui [Colbert] et ses semblables ne s’en mêlassent point ». On ne peut que sourire en imaginant cette scène : le tout puissant contrôleur général du Roi-Soleil renvoyé à son impuissance et à la nocivité de son interventionnisme par un simple commerçant !

Boisguilbert cite cette anecdote dans le but de défendre le principe libéral du « laissez faire, laissez passer », grâce auquel on doit obtenir un état d’opulence, c’est-à-dire dans la terminologie moderne un optimum économique. « Il n’est pas question [pour le pouvoir politique] d’agir, écrit-il, il est nécessaire seulement de cesser d’agir avec une très grande violence que l’on fait à la nature, qui tend toujours à la liberté et à la perfection ». Ébranlé par la détresse économique et sociale de la France dans la deuxième partie du règne de Louis XIV, il a donc polémiqué pour persuader les contrôleurs généraux de faire les réformes qu’il estimait nécessaires (notamment un allègement de la fiscalité), en vain.

 

Citation

Romain Treffel, « Le Ministre Colbert rabroué par un négociant », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 08/04/2015. Anecdote économique extraite du recueil intitulé « 50 anecdotes économiques pour surprendre son auditoire ».