"Les hommes n'étant pas dotés des mêmes capacités, s'ils sont libres, ils ne sont pas égaux, et s'ils sont égaux, c'est qu'ils ne sont pas libres" - Alexandre SOLJENITSYNE

"Beaucoup considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu le voit comme le cheval tirant la charrue" - Winston CHURCHILL

"La machine a jusqu’ici créé, directement ou indirectement, beaucoup plus d’emplois qu’elle n’en a supprimés" - Alfred SAUVY

"N'acceptez ni les vérités d'évidence, ni les illusions dangereuses" - Maurice ALLAIS

"Le gouvernement ayant pris ainsi la place de la Providence, il est naturel que chacun l'invoque (...). Aussi rencontre-t-on un nombre immense de requêtes qui, se fondant toujours sur l'intérêt public, n'ont trait néanmoins qu'à de petits intérêts privés" - Alexis de TOCQUEVILLE

"Tout l’art du bon gouvernement consiste à plumer l’oie de façon à obtenir le maximum de plumes avec le minimum de cris" - Jean-Baptiste COLBERT

"L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté " - Alfred SAUVY

"L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare " - Maurice BLONDEL

"Les profits sont le sang vital du système économique, l’élixir magique sur lequel repose tout progrès. Mais le sang d’une personne peut être le cancer pour une autre " - Paul SAMUELSON

"Ce n’est pas l’employeur qui paie les salaires, c’est le client" - Henry FORD

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Le rêve américain est né en 1929

29 mars 2017

Si l’expression « rêve américain » a été utilisée pour la première fois par le journaliste Walter Lippmann en 1914, on attribue cependant la création du concept à James Truslow Adams (1878-1949), un écrivain et historien américain. Celui-ci revoit toute l’histoire des États-Unis à la lumière de la notion, et en 1931, en pleine dépression américaine.

Le rêve américain - James Truslow Adams

 

Il propose l’ouvrage sous le titre The American Dream à son éditeur. Mais celui-ci n’est pas emballé : qui, dans les circonstances, voudrait d’un tel rêve pour trois dollars ? Qui peut encore croire, dans cette terrible épreuve, que la prospérité est au coin de la rue, à portée de travail, de courage et de détermination ? Personne, estime-t-il. Il faut donc changer le titre du volume, qui devient The Epic of America (« L’Épopée de l’Amérique »). Mais l’auteur n’en démord pas : à part le titre, pas une ligne de son livre ne sera modifiée. Son passage par la banque d’investissement (après des études de philosophie à Yale !) lui permet de prendre ce risque, ses arrières sont assurés. Sa motivation n’est pas pécuniaire, il veut défendre son idée selon laquelle l’épopée américaine s’explique par l’existence d’un « rêve » : « ce rêve américain d’une vie meilleure, plus riche et plus heureuse pour tous nos concitoyens, quel que soit leur rang, ce qui constitue notre plus grand apport à la pensée et au bien-être du monde ».

Un rêve comme toile de fond du combat du quotidien, des privations, de la détresse éprouvée par les millions de victimes du marasme économique. Une réponse au vide moral creusé par l’avidité du milieu des affaires et le consumérisme ambiant. Un message d’espoir et de réconfort qui veut restaurer la confiance dans l’avenir, cruciale pour la reprise. Un héritage qui, James Truslow Adams en est convaincu, est la clé du sursaut. Son livre sera un succès, devenu un ouvrage de référence un an seulement après sa parution.

 

Citation

Romain Treffel, « Le rêve américain est né en 1929 », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 29/03/2016. Anecdote économique extraite du recueil intitulé « 50 anecdotes économiques pour surprendre son auditoire ».

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