"La communication d’entreprise est une rare petite période heureuse entre deux communications de crise " - Thierry ORSONI

"On taxe les riches car ils sont riches et on taxe les pauvres car ils sont nombreux " - blague de fiscaliste

"Je parle de l’esprit du commerce qui s’empare tôt ou tard de chaque nation et qui est incompatible avec la guerre" - Emmanuel KANT

"Qui ne peut attaquer le raisonnement, attaque le raisonneur " - Paul VALERY

"La machine a jusqu’ici créé, directement ou indirectement, beaucoup plus d’emplois qu’elle n’en a supprimés" - Alfred SAUVY

"Chaque génération se doit de payer ses propres dettes. Respecter ce principe éviterait bien des guerres à l'humanité" - Thomas JEFFERSON

"Nous sommes des créatures qui nous affligeons des conséquences dont nous continuons à adorer les causes " - BOSSUET

"Un économiste est quelqu'un qui voit fonctionner les choses en pratique et se demande si elles pourraient fonctionner en théorie" - Stephen M. GOLDFELD

"Beaucoup considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu le voit comme le cheval tirant la charrue" - Winston CHURCHILL

"La grande industrie exige sans cesse une armée de réserve d’ouvriers sans emploi" - Karl MARX

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Le rêve américain est né en 1929

29 mars 2017

Si l’expression « rêve américain » a été utilisée pour la première fois par le journaliste Walter Lippmann en 1914, on attribue cependant la création du concept à James Truslow Adams (1878-1949), un écrivain et historien américain. Celui-ci revoit toute l’histoire des États-Unis à la lumière de la notion, et en 1931, en pleine dépression américaine.

Le rêve américain - James Truslow Adams

 

Il propose l’ouvrage sous le titre The American Dream à son éditeur. Mais celui-ci n’est pas emballé : qui, dans les circonstances, voudrait d’un tel rêve pour trois dollars ? Qui peut encore croire, dans cette terrible épreuve, que la prospérité est au coin de la rue, à portée de travail, de courage et de détermination ? Personne, estime-t-il. Il faut donc changer le titre du volume, qui devient The Epic of America (« L’Épopée de l’Amérique »). Mais l’auteur n’en démord pas : à part le titre, pas une ligne de son livre ne sera modifiée. Son passage par la banque d’investissement (après des études de philosophie à Yale !) lui permet de prendre ce risque, ses arrières sont assurés. Sa motivation n’est pas pécuniaire, il veut défendre son idée selon laquelle l’épopée américaine s’explique par l’existence d’un « rêve » : « ce rêve américain d’une vie meilleure, plus riche et plus heureuse pour tous nos concitoyens, quel que soit leur rang, ce qui constitue notre plus grand apport à la pensée et au bien-être du monde ».

Un rêve comme toile de fond du combat du quotidien, des privations, de la détresse éprouvée par les millions de victimes du marasme économique. Une réponse au vide moral creusé par l’avidité du milieu des affaires et le consumérisme ambiant. Un message d’espoir et de réconfort qui veut restaurer la confiance dans l’avenir, cruciale pour la reprise. Un héritage qui, James Truslow Adams en est convaincu, est la clé du sursaut. Son livre sera un succès, devenu un ouvrage de référence un an seulement après sa parution.

 

Citation

Romain Treffel, « Le rêve américain est né en 1929 », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 29/03/2016. Anecdote économique extraite du recueil intitulé « 50 anecdotes économiques pour surprendre son auditoire ».

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