"L'argent public n'existe pas, il n'y a que l'argent des contribuables" - Margaret THATCHER

"La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir" - Paulo CUELHO

"On appelle progrès technique une capacité d’action de plus en plus efficace que l’homme acquiert par l’effort intellectuel sur les éléments matériels" - Jean FOURASTIE

"Je parle de l’esprit du commerce qui s’empare tôt ou tard de chaque nation et qui est incompatible avec la guerre" - Emmanuel KANT

"Il [cf. l'économiste] doit étudier le présent à la lumière du passé afin d'éclairer le futur" - John Maynard KEYNES

"L'économie mondiale demeure une notion abstraite aussi longtemps que l'on ne possède pas un compte en banque" - Achille CHAVEE

"Nous sommes des créatures qui nous affligeons des conséquences dont nous continuons à adorer les causes " - BOSSUET

"Si vous m'avez compris c'est que je me suis mal exprimé" - Alan GREENSPAN

"Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation" - Thomas JEFFERSON

"Les bonnes questions ne se satisfont pas de réponses faciles" - Paul SAMUELSON

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Le rêve américain est né en 1929

3 mai 2022

Si l’expression « rêve américain » a été utilisée pour la première fois par le journaliste Walter Lippmann en 1914, on attribue cependant la création du concept à James Truslow Adams (1878-1949), un écrivain et historien américain. Celui-ci revoit toute l’histoire des États-Unis à la lumière de la notion, et en 1931, en pleine dépression américaine.

Le rêve américain - James Truslow Adams

 

Il propose l’ouvrage sous le titre The American Dream à son éditeur. Mais celui-ci n’est pas emballé : qui, dans les circonstances, voudrait d’un tel rêve pour trois dollars ? Qui peut encore croire, dans cette terrible épreuve, que la prospérité est au coin de la rue, à portée de travail, de courage et de détermination ? Personne, estime-t-il. Il faut donc changer le titre du volume, qui devient The Epic of America (« L’Épopée de l’Amérique »). Mais l’auteur n’en démord pas : à part le titre, pas une ligne de son livre ne sera modifiée. Son passage par la banque d’investissement (après des études de philosophie à Yale !) lui permet de prendre ce risque, ses arrières sont assurés. Sa motivation n’est pas pécuniaire, il veut défendre son idée selon laquelle l’épopée américaine s’explique par l’existence d’un « rêve » : « ce rêve américain d’une vie meilleure, plus riche et plus heureuse pour tous nos concitoyens, quel que soit leur rang, ce qui constitue notre plus grand apport à la pensée et au bien-être du monde ».

Un rêve comme toile de fond du combat du quotidien, des privations, de la détresse éprouvée par les millions de victimes du marasme économique. Une réponse au vide moral creusé par l’avidité du milieu des affaires et le consumérisme ambiant. Un message d’espoir et de réconfort qui veut restaurer la confiance dans l’avenir, cruciale pour la reprise. Un héritage qui, James Truslow Adams en est convaincu, est la clé du sursaut. Son livre sera un succès, devenu un ouvrage de référence un an seulement après sa parution.

 

Citation

Romain Treffel, « Le rêve américain est né en 1929 », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 29/03/2016. Anecdote économique extraite du recueil intitulé « 50 anecdotes économiques pour surprendre son auditoire ».

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