"Chaque génération se doit de payer ses propres dettes. Respecter ce principe éviterait bien des guerres à l'humanité" - Thomas JEFFERSON

"Quand un économiste vous répond, on ne comprend plus ce qu’on lui avait demandé " - André GIDE

"Moins le risque est grand, plus les spéculateurs fuient" - Maurice ALLAIS

"L'économie mondiale demeure une notion abstraite aussi longtemps que l'on ne possède pas un compte en banque" - Achille CHAVEE

"Un économiste est quelqu’un qui expose l’évidence en termes incompréhensibles" - Alfred KNOPFT

"Il est aussi absurde de parler de démocratie ou d'efficacité économique dans une société communiste que d'évoquer un capitalisme sans argent" - Alexandre ZINOVIEV

"Le problème avec la réduction des impôts sur le revenu c’est que ça stimule suffisamment l’économie pour que tout le monde rentre dans la tranche supérieure" - Harold COFFIN

"Une démocratie peut se rétablir rapidement d'un désastre matériel ou économique, mais quand ses convictions morales faiblissent, il devient facile pour les démagogues et les charlatans de prêcher. Alors tyrannie et oppression passent à l'ordre du jour" - James William FULLBRIGH

"Lorsque circulent dans un pays deux monnaies dont l’une est considérée par le public comme bonne et l’autre mauvaise, la mauvaise chasse la bonne" - Sir Thomas GRESHAM

"La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire. L’homme est une création du désir, et pas une création du besoin" - Gaston BACHELARD

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Le rêve américain est né en 1929

29 mars 2017

Si l’expression « rêve américain » a été utilisée pour la première fois par le journaliste Walter Lippmann en 1914, on attribue cependant la création du concept à James Truslow Adams (1878-1949), un écrivain et historien américain. Celui-ci revoit toute l’histoire des États-Unis à la lumière de la notion, et en 1931, en pleine dépression américaine.

Le rêve américain - James Truslow Adams

 

Il propose l’ouvrage sous le titre The American Dream à son éditeur. Mais celui-ci n’est pas emballé : qui, dans les circonstances, voudrait d’un tel rêve pour trois dollars ? Qui peut encore croire, dans cette terrible épreuve, que la prospérité est au coin de la rue, à portée de travail, de courage et de détermination ? Personne, estime-t-il. Il faut donc changer le titre du volume, qui devient The Epic of America (« L’Épopée de l’Amérique »). Mais l’auteur n’en démord pas : à part le titre, pas une ligne de son livre ne sera modifiée. Son passage par la banque d’investissement (après des études de philosophie à Yale !) lui permet de prendre ce risque, ses arrières sont assurés. Sa motivation n’est pas pécuniaire, il veut défendre son idée selon laquelle l’épopée américaine s’explique par l’existence d’un « rêve » : « ce rêve américain d’une vie meilleure, plus riche et plus heureuse pour tous nos concitoyens, quel que soit leur rang, ce qui constitue notre plus grand apport à la pensée et au bien-être du monde ».

Un rêve comme toile de fond du combat du quotidien, des privations, de la détresse éprouvée par les millions de victimes du marasme économique. Une réponse au vide moral creusé par l’avidité du milieu des affaires et le consumérisme ambiant. Un message d’espoir et de réconfort qui veut restaurer la confiance dans l’avenir, cruciale pour la reprise. Un héritage qui, James Truslow Adams en est convaincu, est la clé du sursaut. Son livre sera un succès, devenu un ouvrage de référence un an seulement après sa parution.

 

Citation

Romain Treffel, « Le rêve américain est né en 1929 », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 29/03/2016. Anecdote économique extraite du recueil intitulé « 50 anecdotes économiques pour surprendre son auditoire ».

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