"Une société qui ne reconnaît pas que chaque individu à des valeurs qui lui sont propres qu'il est autorisé à suivre, ne peut pas avoir de respect pour la dignité de l'individu et ne peut réellement connaître la liberté" - Friedrich HAYEK

"La propriété est un droit antérieur à la loi, puisque la loi n'aurait pour objet que de garantir la propriété" - Frédéric BASTIAT

"Le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu’ils sont infaillibles " - Bill GATES

"N'acceptez ni les vérités d'évidence, ni les illusions dangereuses" - Maurice ALLAIS

"Casser l’inflation se fait toujours au détriment de l’emploi" - Nicholas KALDOR

"Détruire la concurrence, c’est tuer l’intelligence" - Frédéric BASTIAT

"La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts " - Georges CLEMENCEAU

"Notre économie change jour après jour et, en ce sens, elle est toujours nouvelle" - Alan GREENSPAN

"On taxe les riches car ils sont riches et on taxe les pauvres car ils sont nombreux " - blague de fiscaliste

"C'est en poussant à bout le mouvement économique que le prolétariat s'affranchira et deviendra l'humanité" - Jean JAURES

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L'expérience de la crèche de Haïfa en Israël

6 juin 2018

Tiré du bestseller Freakonomics (2005) coécrit par Steven Levitt et Stephen J. Dubner, l’expérience économique connue sous le nom de « la crèche de Haïfa » montre que la contrainte la plus efficace n’est pas forcément pécuniaire. 

Crèche Haïfa

 Dans la crèche israélienne en question, le personnel se plaint de ce que certains parents se présentent en retard le soir. La première réaction du maire est de publier un court texte, une invocation morale appelant les parents à respecter leur engagement de ponctualité. Par conséquent, les retards diminuent ; mais certains parents, toujours les mêmes, ne modifient aucunement leur comportement, ce qui irrite considérablement les employés de la crèche. Le maire décide alors de passer à une mesure plus sévère : il veut « taper au porte-monnaie » en instituant un système de pénalité en fonction de la durée du retard. Résultat ? Les retards deviennent plus nombreux et plus longs, les parents préférant s’acquitter de l’amende et venir vers 20h. Ainsi, la mesure prise par le maire produit l’effet contraire de celui escompté.

Comment expliquer cette conséquence contre-intuitive ? L’institution d’un barème d’amende a transformé la valeur morale de l’absence de ponctualité – par exemple concrétisée dans l’hostilité du personnel de la crèche, voire de la communauté des parents – en une valeur économique. Dès lors, les parents retardataires ont réévalué la nature profonde de leur comportement, estimant désormais payer pour un service supplémentaire. Selon la loi de l’offre et de la demande, la mesure est inefficace parce que le prix de l’amende est trop bas : il serait nécessaire de le relever jusqu’à annihiler la demande. Cependant, les parents ne comprendraient pas un niveau d’amende excessivement élevé, disproportionné par rapport au comportement reproché. La conclusion est que c’est la contrainte morale qui est en l’occurrence la plus efficace : la solution au problème réside dans la prise de conscience des parents. C’est pourquoi le maire a supprimé les pénalités, ramenant ainsi les retards à un niveau inférieur.

Citation

Romain Treffel, « L'expérience de la crèche de Haïfa en Israël », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 03/02/2016. Anecdote économique extraite du recueil intitulé « 50 anecdotes économiques pour surprendre son auditoire ».

50 Anecdotes