"Les gouvernements ont une vision très sommaire de l’économie. Si ça bouge, ajoute des taxes. Si ça bouge toujours, impose des lois. Si ça s’arrête de bouger, donne des subventions" - Ronald REAGAN

"Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème" - John Bowden CONNALLY

"Le capitalisme constitue par nature, un type ou une méthode de transformation économique, et non seulement il n’est jamais stationnaire, mais il ne pourrait le devenir. Ce processus de destruction créatrice constitue la donnée fondamentale du capitalisme" - Joseph SCHUMPETER

"Quand un économiste vous répond, on ne comprend plus ce qu’on lui avait demandé " - André GIDE

"La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir" - Paulo CUELHO

"C'est en poussant à bout le mouvement économique que le prolétariat s'affranchira et deviendra l'humanité" - Jean JAURES

"Les investissements d'aujourd'hui sont les profits de demain et les emplois d'après demain" - Helmut SCHMIDT

"Qui ne peut attaquer le raisonnement, attaque le raisonneur " - Paul VALERY

"Le bon stratège contraint l'ennemi et ne se laisse pas contraindre" - Sun TZU

"Une démocratie peut se rétablir rapidement d'un désastre matériel ou économique, mais quand ses convictions morales faiblissent, il devient facile pour les démagogues et les charlatans de prêcher. Alors tyrannie et oppression passent à l'ordre du jour" - James William FULLBRIGH

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La Pologne ne connaît pas la crise

4 janvier 2017

La Pologne est le seul pays de l'Union européenne (membre depuis 2004) à ne pas avoir connu de récession depuis 2008, même au plus fort de la crise globale.

Pologne crise

 

En effet, allant même jusqu'à enregistrer une croissance cumulée de 15,8 % entre 2008 et 2011 (contre – 0,5 % pour la France et 3,1 % pour l’Allemagne), de loin la plus forte d'Europe, son taux de chômage est passé de plus de 20 % au début des années 2000 à moins de 9 % en 2014 (contre alors près de 11 % pour la France). Déjà en 2009, en pleine crise mondiale, la septième puissance européenne était le seul Etat membre à connaître une croissance positive (1,7 %, contre – 3,1 % pour la France et – 5,1 % pour l’Allemagne), dépassant même l’ensemble des pays de l’OCDE. A cette époque, la Pologne se distinguait des autres pays de l’Est par le fait que ses entreprises et ses ménages n’étaient pas endettés en devises étrangères ; elle a ainsi profité de l’affaiblissement de sa monnaie pour améliorer sa compétitivité à l’exportation sans connaître d’explosion de l’endettement privé. De plus, il n’y avait pas de crise immobilière et le gouvernement a pris des mesures de soutien à la consommation qui ont permis de maintenir l’activité.

Plusieurs facteurs expliquent le dynamisme économique de la Pologne. Le pays connaît tout d’abord une certaine stabilité politique, illustrée par la reconduction au pouvoir de Donald Tusk en 2011 (actuel Président du Conseil Européen, en fonction depuis le 1er décembre 2014), une première dans l’histoire de la Pologne postcommuniste. Ensuite, il dispose d’un marché intérieur de 38 millions d’habitants plus important, plus solvable, plus diversifié et donc moins vulnérable que ceux des Etats voisins. Il possède aussi une main d’œuvre à la fois qualifiée, disciplinée et bon marché. Enfin, il faut souligner ce qui apparaît comme le principal facteur de développement, les aides européennes, dont la Pologne est le principal bénéficiaire au sein de l’UE. En additionnant les sommes perçues au titre du fonds de développement régional, du fonds de cohésion et de la PAC, elle a reçu près de 70 milliards d’euros entre 2007 et 2013. Ceux-ci ont été utilisés pour améliorer l’attractivité du pays auprès des investisseurs : rénovations des infrastructures, extension du réseau autoroutier, modernisation des chemins de fer et des aéroports.

L’économie polonaise n’est cependant pas dépourvue de faiblesses. Ainsi, les prix y sont moins stables que dans le reste de l’UE (montée jusqu'à plus de 4% en 2011, l'inflation est descendue jusqu'à des valeurs négatives -déflation- en 2014) et le taux de chômage des jeunes est élevé (autour de 25%, ce qui est à peu près le taux français, contre 8% en Allemagne). Enfin, la Pologne n’est pas à l’abri d’un risque de contagion venant de l’Europe, tout particulièrement l’Allemagne qui est son premier partenaire commercial.

 

Citation

Romain Treffel, « La Pologne ne connaît pas la crise », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 04/01/2017. Anecdote économique extraite du recueil intitulé « 50 anecdotes économiques pour surprendre son auditoire ».

Anecdotes économiques