"Quand un économiste vous répond, on ne comprend plus ce qu’on lui avait demandé " - André GIDE

"L'inflation est une taxation sans législation" - Milton FRIEDMAN

"Dans ce monde complexe où l’information n’a jamais été aussi abondante, nous devons développer l’intelligence économique " - Jean ARTHUIS

"Le problème avec la réduction des impôts sur le revenu c’est que ça stimule suffisamment l’économie pour que tout le monde rentre dans la tranche supérieure" - Harold COFFIN

"Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le socialisme, les gens ont davantage de parkings " - Winston CHURCHILL

"En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal" - Nicolas MACHIAVEL

"Il ne peut y avoir de crise la semaine prochaine, mon agenda est déjà plein " - Henry KISSINGER

"L’inflation est toujours un phénomène monétaire" - Milton FRIEDMAN

"L'humanité n'est pas sortie de l'âge de pierre parce qu'il n'y avait plus de pierres" - Ahmed Zaki YAMANI

"Les hommes ne voient la nécessité que dans la crise " - Jean MONNET

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Analyses de l'économie

17/12/21 "La pétition des chandelles" de l'économiste Frédéric BASTIAT

Frédéric BASTIAT (1801-1850) est un économiste français dont l'œuvre demeure largement méconnue en France alors même que ses idées continuent à rester d'actualité. Le texte qui suit ("La pétition des fabricants de chandelles") est issu d'un article de presse signé par des producteurs et des marchands de chandelles et l'ensemble des professionnels du secteur, mais dont la paternité revient en réalité à F. Bastiat. Il a écrit cette "fable" comme une provocation pour souligner le ridicule des positions protectionnistes et de la protection des rentes de situation en prenant l'exemple du Soleil qui est un géant mondial qui ne paye pas d'impôt, qui concurrence de façon déloyale les producteurs de chandelles et qui de surcroît est étranger.

Depuis, cet article est devenu un texte de référence toujours d'actualité. En effet, de façon plus contemporaine, la multiplication des demandes protectionnistes émanant de divers acteurs politiques, économiques ou syndicaux, à l'égard de concurrents étrangers ou de nouvelles technologies, raisonne comme un anachronisme au regard de ce débat qui a déjà eu lieu il y a près de 170 ans. A ce titre, c'est comme si à l'époque la machine à écrire avait été interdite pour préserver les emplois des dactylographes, puis interdire l'informatique pour préserver les emplois dans le secteur de la machine à écrire, ou même si l'automobile avait été interdite pour préserver les cochers. Au final, cet exercice de style réalisé par F.Bastiat est probablement une des manœuvres les plus géniales de l'histoire économique pour dénoncer par l'absurdité ce que le même auteur soulignait déjà dans son célèbre "ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" et "la vitre cassée".

BASTIAT Frédéric _ leconomiste.eu

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16/12/21 "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" de l'économiste Frédéric BASTIAT

Frédéric BASTIAT (1801-1850) est un économiste français dont l'œuvre demeure largement méconnue en France alors même que ses idées continuent à rester d'actualité. Le texte qui suit est le texte introductif de ce qui est probablement son ouvrage le plus connu ("Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas"). Cette œuvre pamphlétaire n'est pas un manuel d'économie à proprement parlé mais plutôt une réflexion d'ensemble qui vise à souligner la facilité et l'erreur courante qui consistent à s'intéresser davantage aux effets visibles de court terme d'une mesure économique ("ce qu'on voit"), plutôt qu'à ses effets moins perceptibles à plus long terme alors même qu'ils sont souvent autrement plus importants ("ce qu'on ne voit pas"). 

Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas de Frédéric BASTIAT

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15/12/21 « La France est gouvernée par une théocratie » C. Gave

L'économiste est financier Charles Gave livre une analyse très synthétique sur ce qu'il considère probablement comme le fondement des maux de la France : âmes sensibles habituées aux idées politiques et médiatiques convenues s'abstenir, ça pique...!

14/12/21 « Est-ce que vous prenez au moins conscience de ce que vous avez fait ? » Poutine à l'ONU

Ci-dessous : la vidéo et le verbatim du discours prononcé par Vladimir Poutine lors de l'Assemblée Générale des nations Unies, à New York, le 28 septembre 2015. Dans le contexte du conflit syrien, ce discours est un modèle du genre en matière de politique internationale, avec en outre une attaque en règle des Etats-Unis et du monde occidental.

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13/12/21 Y a-t-il une limite à la croissance économique ?

Sans apporter une réponse tranchée quant à la limite de la croissance économique, cette courte vidéo présente néanmoins des éléments de compréhension et de réflexion via la combinaison de brèves interventions éclairées d'économistes.

10/12/21 Winners et Losers à la UNE de la presse économique

Tom Arnold, John Earl et David North ont analysé toutes les couvertures des magazines Business Week, Forbes et Fortune sur une période de vingt ans. Parmi ces 2.080 couvertures, 593 mettaient une entreprise à la « une ». Les chercheurs ont alors évalué la « tonalité » de ces couvertures en utilisant une échelle de 1 à 5 (très négative, négative, neutre, positive et très positive).

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09/12/21 William Nordhaus & Paul Romer, Nobel d'économie 2018

Le Nobel d'économie 2018 a été décerné à William Nordhaus et Paul Romer pour avoir intégré, respectivement, le changement climatique et le changement technologique dans l'analyse macroéconomique de long terme". Qu'est-ce que cela veut dire? Par Alexandre Delaigue.

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08/12/21 Voltaire spéculateur

Contrairement à Rousseau et Diderot, Voltaire était riche. Ne pouvant vivre de sa plume, le plus célèbre des philosophes des lumières n’a pas renoncé pour autant à gagner l’argent de sa liberté. Voulant s’enrichir de toutes ses forces, il emploie des méthodes et il fréquente des personnages qu’il hait pour bâtir sa fortune. Ainsi, il multiplie les opérations légales mais douteuses, s’associe avec des affairistes qui, grâce à leurs connexions politiques, font de très gros profits sur le dos de l’Etat. Par Romain Treffel.

Voltaire

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07/12/21 Villes et ségrégation économique et sociale

En France, nous observons une tendance des groupes sociaux à se démarquer spatialement, notamment en fonction de leur richesse. Ce phénomène n’est pas récent mais il s’est accentué depuis la fin des Trente Glorieuses. En effet, ces dernières ne sont pas seulement caractérisées uniquement par une réduction des inégalités économiques, mais aussi par une propension des groupes sociaux à se rapprocher. Ainsi, le sociologue Jacques Donzelot écrit  « il y eut un moment entre la fin des années cinquante et le début des années soixante-dix, où la partie semblait si bien gagnée, que l’on put, en France particulièrement, concevoir et concrétiser une forme d’urbanisme propre à rassembler toute les classes dans un espace urbain unificateur parce qu’homogène. »

La situation s’est aujourd’hui inversée et la carte ci-dessous (source INSEE) illustre cette division de l’espace entre riches et pauvres. Elle montre l’Ile-de-France divisé entre l’Ouest plutôt aisé et l’Est moins favorisé. Description qui peut être encore affinée si l’on considère la banlieue proche du nord, nord-est, pauvre et la zone fortunée de l’ouest parisien.

Ségrégation villes I

Source : Insee-DGFIP, revenus fiscaux localisés des ménages 2010

Comment expliquer cette situation ? Le marché immobilier joue évidemment un rôle : une personne modeste ne peut généralement pas s’offrir un logement dans les quartiers les plus riches. Mais quels sont précisément les mécanismes à l’œuvre ? Par ailleurs, la dimension économique est-elle le seul facteur de ségrégation ? Une ségrégation ethnique ou culturelle peut-elle résulter des interactions entre individus ? Et comment mesurer ces aspects ?

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07/12/21 Vision de l'économiste Roger Guesnerie sur la notion d'anticipation et de coordination

Roger Guesnerie répond en trois points autour des notions d'anticipation et de coordination.

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