"J'ai déjà croisé le mensonge, le fieffé mensonge. Mais avec le ministère de l'économie, je découvre le stade ultime: la statistique" - Benjamin DISRAELI

"La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts " - Georges CLEMENCEAU

"L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare " - Maurice BLONDEL

"Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation" - Thomas JEFFERSON

"Le socialisme est une philosophie de l'échec, le crédo de l'ignorance et l'évangile de l'envie " - Winston CHURCHILL

"Il est aussi absurde de parler de démocratie ou d'efficacité économique dans une société communiste que d'évoquer un capitalisme sans argent" - Alexandre ZINOVIEV

"Les profits sont le sang vital du système économique, l’élixir magique sur lequel repose tout progrès. Mais le sang d’une personne peut être le cancer pour une autre " - Paul SAMUELSON

"La machine a jusqu’ici créé, directement ou indirectement, beaucoup plus d’emplois qu’elle n’en a supprimés" - Alfred SAUVY

"On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment " - Cardinal de REITZ

"Beaucoup considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu le voit comme le cheval tirant la charrue" - Winston CHURCHILL

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Qu'est-ce que l'économie ?

La science économique se définit comme l’étude des mécanismes de production, de répartition, d’échange et de consommation des richesses.

Ce faisant, la science économique cherche à répondre à une question simple : comment satisfaire des besoins humains infinis dans un monde où les ressources sont par nature finies ?

Dans ce cadre, il est donc possible de dire que l’économie est la gestion de la rareté.

Pourquoi comprendre l'économie ?

Afin de savoir en quoi la compréhension de l’économie est importante il suffit d’avoir en tête le syllogisme suivant :

  • J’ai envie de comprendre le monde.
  • Qu’est-ce qui gouverne le monde ?
  • C’est l’argent.
  • L’argent c’est quoi ?
  • C’est l’économie.
  • Donc pour comprendre le monde il faut comprendre l’économie.

13/05/14 Le retour du fantôme hollandais : la gestion des ressources ou comment tirer leçon des erreurs du passé

La « Malédiction des ressources naturelles », le « syndrome hollandais » ou encore « the paradox of plenty » sont autant de surnoms donnés à cette situation où un pays fortement doté en ressources naturelles tend à s’appauvrir. L’appellation la plus couramment utilisée reste néanmoins celle de la Dutch Disease ou maladie hollandaise en référence à l’expérience batave des années soixante-dix qui vit pour la première fois un pays enregistrant un soudain enrichissement en matières premières constater une contraction brutale de son activité économique.

Cependant, il serait faux de croire qu’une économie relativement bien dotée en ressources naturelles est indubitablement vouée à s’affaiblir. En effet, pour chaque exemple de pays s’étant appauvri à cause de sa surabondance en matières premières (République Démocratique du Congo, Venezuela, Algérie, Nigeria, etc.) il existe un contre-exemple ayant réussi, grâce à ces dernières, à s’enrichir de façon remarquable (Norvège, Qatar, Australie, Etats-Unis). Il convient donc de reformuler les axes de réflexion autour de ce phénomène en ne contraignant plus l’analyse à la seule question de  « Pourquoi les pays fortement dotés en ressources naturelles s’appauvrissent-ils ? », mais plutôt en l’étendant à « Pourquoi certains pays plutôt que d’autres réussissent à tirer profit de ces richesses ? ». Après un bref rappel historique et théorique sur la matérialisation de ce mécanisme, nous tenterons d’exposer les différents déterminants qui influencent le caractère bénéfique de l’abondance de ressources naturelles sur le développement économique. Enfin, nous verrons que bien qu’étant relativement ancienne et souvent caractérisée « d’old fashion », la « menace  Dutch Disease » revient régulièrement sur le devant de la scène et reste plus que jamais d’actualité dans certains pays émergents (Brésil).

Retour du fantôme hollandais 1

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06/05/14 Biais cognitifs et effet momentum

Quel investisseur n’a pas rêvé de battre le marché sur la base de ses propres analyses des cours boursiers ? Il est certes loin d’être impossible de réaliser des plus-values de manière continue.  Mais au-delà des aspects techniques de la finance moderne, pour que se produise un tel évènement un investisseur doit être également capable d’anticiper sur la base d’informations publiques certains mouvements de marché, d’identifier les entreprises qui vont réaliser des performances et de prendre des positions pour se couvrir sans que cela ne réduise son gain potentiel.

La tâche n’est pas aisée et mieux vaut ne pas succomber à l’excès de confiance ou à tout autre comportement hasardeux. De l’auto-attribution, aux effets momentum, en passant par les biais individualistes, nombreuses sont les raisons pour démontrer que battre le marché continuellement repose sur une douce illusion.

Biais cognitifs et effet momentum

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30/04/14 La faillite de la ville de Détroit aux Etats-Unis : du triomphe au déclin

En 2013, la ville de Détroit s'est déclarée en état de faillite. La situation actuelle s'explique par un long déclin enclenché dans les années 60. Au final, d'un problème de finances locales, la situation pourrait se transformer en problème financier national.

Localisation de Détroit

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23/04/14 Pérennité de la finance britannique face à l'émergence de plusieurs contraintes

Le quartier de la City, à Londres, est la première place financière mondiale. L'industrie de la finance est un élément incontournable de l'économie anglaise, notamment depuis les années 1980 et le passage de Margareth Thatcher à la tête du pays. En effet, le secteur bancaire représente environ 450% du PIB au Royaume-Uni, contre 300% en France ou encore 100% aux Etats-Unis à titre d'exemple. Dès lors, il apparaît que le poids du secteur bancaire dans l'économie britannique est prégnant, comparable à celui d'un pays tel que la Suisse.

Toutefois, ce fleuron de l'économie britannique est en proie à un certain nombre de doutes quant à sa pérennité dans un contexte qui a fortement évolué depuis le déclenchement de la crise globale. En effet, la crise économique qui s'éternise en Europe et la raréfaction du crédit entrainent un ralentissement de la place financière londonienne. De plus, la crise financière de 2008-2009 a fait émerger une demande accrue de régulation qui pèse sur les activités financières. Enfin, la montée en puissance de l'Asie et le basculement du monde économique vers cette partie du globe, peuvent également faire craindre un déplacement de la finance internationale.

Quartier de la City à Londres

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22/04/14 L'impact de la hausse du prix du pétrole sur la croissance française

Le prix du baril de pétrole connaît, depuis les années 1970, un certain nombre de fluctuations et de chocs, porteurs de conséquences économiques importantes. Ainsi, à l’occasion des chocs pétroliers de 1973 et 1979, les hausses importantes du baril de brut sont allées de pair avec une baisse généralisée des taux de croissance dans la plupart des pays développés importateurs de pétrole, et notamment en France.

Si le débat sur le prix du pétrole et son potentiel impact sur la croissance n’était plus au centre des préoccupations au cours des années 1990, les hausses récentes du cours du baril entre 2004 et 2008, et depuis 2009, ont ravivé la problématique sur le lien entre le prix de cette matière première, dont l’usage est central dans le fonctionnement des économies industrielles contemporaines, et le taux de croissance économique.

Oil France

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